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Cinéma : films préférés... et les autres
(Sujet créé par Caramon Bornhald l 03/11/03 à 18:22)
non favori


Topic déjà ancien, au nom légèrement modifié pour permettre un meilleur repérage (et qui de toute façon convient mieux ).
On parle ici de films (et donc aussi d'animation), mais pas de séries télé. Le but est de regrouper des avis personnels sur des films, de préférences sous forme de critiques construites, mais les annonces de sortie sont également acceptées.



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Isaeda
29/04/2006 14:43
Pourvoyeuse-de-Vent
Nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert

J'ai vu Veer Zaara hier soir... du pur Bollywood! Quand on en a jamais vu ça fait un choc, j'ai eu l'impression de me retrouver dans un téléfilm américain à l'eau de rose, transposé version indienne, avec les chants doublés, les danses et la musique pile au bon moment, les ralentis sur les acteurs choqués, vraiment surprenant! Je dois quand même dire qu'on s'y laisse prendre en 3h15 de film, même si c'est assez inattendu. L'actrice qui joue l'avocate, Rani Mukherjee, est tout simplement sublime! A rendre toutes les femmes jalouses, en plus elle joue vraiment bien son rôle d'avocate pakistanaise très humaine et qui se bat aussi pour les droits des femmes. Sous couvert d'un Roméo et Juliette à l'indienne, ce film est assez explicitement engagé, ce qui le rend plus important que ne peuvent le sembler les apparences de miévrerie et d'exagération. Mais encore une fois j'ai trouvé qu'on finissait par se complaire dans ces artifices, malgré un début en fanfare qui m'a laissée sur le c***. La fin est plutôt inattendue, même si on a droit à un happy end elle laisse un goût de temps perdu (impossible à décrire sans l'avoir vu). Un bon film donc malgré les apparences et l'ambiance purement bollywoodienne qui peut donner envie de quitter tout de suite la salle ou de se marrer devant l'écran. A voir!
Gablebo
29/04/2006 17:27
There's something rotten in the kingdom of Blizzard...
Chevalier du Haut Verbe
ex Responsable des CL / Membre du Conseil RP / Modérateur / Newser

Dans un film caricatural, il me semble de bon ton de l'accentuer, justement .
Guerverine
29/04/2006 18:12
Entre Ici et Là-Bas...

Ahhh Veer Zaara... ahh Bollywood !
Les chants, les danses, les costumes, Shah Rukh Khan, Rani...
Les histoires d'amour complètement tordues, les déclarations qui se passent jamais comme ca, le coup de ventilo dans les cheveux...
De grands moments de bonheur et de dépaysement !
Mais je comprends que ca puisse déplaire à certains le côté fleur bleue

Un autre Bollywood engagé est Swades, We the people où Shah Rukh Khan, encore et toujours lui, installé aux Etats-Unis et travaillant à la NASA, retourne en Inde dans un pt village paumé où il est confronté à la misère et à la pauvreté. Bon, y'a une histoire d'amour là dessous évidemment mais pas que
Isaeda
29/04/2006 18:22
Pourvoyeuse-de-Vent
Nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert

Perso le côté fleur bleue a fini par me prendre, au bout d'un moment on s'y accroche (je dois être un peu romantique aussi ) Sinon c'est vrai que les danses sont magnifiques, de même que les paysages indiens. Rien que pour ça ça vaut le coup! J'aime bien Sah Ruh Khan en tant qu'acteur mais les airs beau gosse et comme tu dis le ventilo ça m'a un peu saoulé , heureusement que les femmes sont la pour rattraper, toujours très belles les femmes indiennes (oui je le répète mais ça m'a surprise, comparé aux actrices pin-up hollywoodiennes, rien à voir!)
Manro
29/04/2006 18:46
I come back from nowhere

Je reviens sur OSS 117. Cà m'étonne qu'il paraisse si bien... J'ai failli gerber devant Brice de Nie et j'ai une grosse appréhension...
Gablebo
29/04/2006 21:15
There's something rotten in the kingdom of Blizzard...
Chevalier du Haut Verbe
ex Responsable des CL / Membre du Conseil RP / Modérateur / Newser

Si ça peut éventuellement te rassurer, voici le copier-coller d'un avis qui au départ était peut-être proche du tien :
ne nous y meprenons pas, je suis le premier à avoir d'enormes prejugés sur la comedie française qui 99% du temps me gonfle au plus haut point, pour plusieurs raisons evidentes:
- elle represente 95% des films français diffusés en multiplex, bouffant evidement la part des films dits d'"auteur" mais aussi de tous les autres genres dont le devellopement s'en trouve evidement plus que reduit...on pensera nottament à la faiblesse de nos films d'action, n'est-ce pas?(pour les productions Besson, s'en referer aux critiques de Nanarland)
- la mise en scene des comedies françaises repose sur l'accumulation de gags là où celle americaine a au moins le merite d'incorporer l'humour à la mis en scene.
- le jeu d'acteur comique à la française incarné par le splendid me file des boutons comme tout le reste, les comiques TV parfois geniaux sur petits ecrans se foirent litteralement sur le grand: Eric et Ramzy se foirent une fois sur deux, les Robins des bois 2 fois sur 3, et la provoc' sur TV se mue le plus souvent en politesse comique gentillette sur grand ecran(il vaut mieux ne meme pas parler du desastreux "Michael Kael contre la world compagny" des pourtants geniaux createurs de Groland)

PS: je deteste Louis de Funes.



Raisons de plus pour vous inciter, si vous devez ne voir qu'une comedie cette année, à choisir cet OSS 117 absolument fabuleux, pour d'autres raisons:
- parodie reussie des vieux James Bond et des films d'enquete et espionage kitschs des années 50
- un Jean Dujardin au sommet, et meme si on l'aime pas, on ne peut que saluer la performance: james bond sauce colonial/Algerie françaiiise, vrai con dans tous les sens du terme: bête à souhait, grosse couche de mysoginie, d'homophobie, de patriotisme bêta, de racisme, narcissique, imbus, seducteur et bourrin, mais toujours sympathique. Un jeu de faciec' halucinant, grande maitrise en particulier du mouvement des sourcils, constant, sans jamais en faire trop, comme dirait Seb, "il est parfait".
Les autres ne sont pas en reste, tous incarnant des clichés que l'on connait bien mais qu'on a plaisir à retrouver, parce que personne n'en fait jamais trop: pas de surenchere debile comme le font generalement les acteurs français comme pour dire "regardez, là je vais faire un gag il va falloir rire". Meme le belge n'a pas besoin de rajouter un "une foé" pour se faire comprendre! Pas besoin donc d'un casting enooorme avec multiples cameos-KadeO parce que attends, si ya pas au moins 15 tetes connues le spectateur va se faire chier, eh!

- ici les gags se multiplient aussi, mais c'est pour mieux suivre le principe de parodie.
En plus de jouer sur divers registres d'humour, le fond n'est pas en reste, et dans l'actualité tumultueuse qui agite le moyen orient, ce petit film est un petit bijou parce que toutes les oppostions culturelles sont traitées sous la forme d'incomprehensions qui menent à des gags et situations memorables, grace à toute la betise d'OSS 117.



Bon il est tard donc je vais pas multiplier les arguments, mais franchement à voir! (parole d'un mec qui n'aime pas la comedie française c'est dire!)


Réaction d'un pote avant de voir le film :
De Funès me gonfle aussi... Jean Dujardin avec les Nous c Nous. Bordel nan. Jean Dujardin et le phénomène Brice de Nice. Bordel je l'ai pas vu mais nan quand même. Et je suis pas non plus fan des comédies françaises...

Mais. J'ai vu la bande-annonce du film. Et les attitudes de Jean Dujardin, la gueule de l'image, m'ont fait marrer et m'ont rappelé les vieux James Bond... Ensuite on me balance des bons arguments... Donc j'irais le voir. Ok.


Le même après :
Ce film était chanmé ! Mortel ! Whou-hou. Marrant.
Bien marrant.
Bérénice. Miam, et Jean Dujardin fait des mimiques et des attitudes d'enfoirés.
Je l'aimais bof, ce mec, maintenant, bon, ça va mieux.

Je le conseille si vous voulez vous marrer.

Et comme dirait Gaël : "Michel Hazanavicius" Voilà. Pas déçu.
Callaendor
01/05/2006 03:50
Winter is Coming

Je viens de voir Sword in the Moon, une belle histoire, les scènes de combat bien filmé...sauf la fin un peu décevante et baclée...


Maintenant j'attend avec impatience "Shadowless Sword" du même réalisateur que Bichunmoo. C'est un film a gros budget, et distribuer dans une soixantaine de pays par New Line Cinema, du jamais vu dans l'histoire du cinéma Sud Coréen.
ysandell
01/05/2006 15:04
Lisez Khimaira
Ménestrelle [/link]
I like being a mess. It's who I am.

EDIT : pfiou, fini

Alors, je les ai vus dans cet ordre-là :

V pour Vendetta- critique dédiée à dame Elora

RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAATTENTION FILM CULTE !

Dans un futur qui pourrait n'être pas si lointain, portrait d'une Grande-Bretagne assujettie à un joug totalitaire, pays régi par une dictature fasciste suite à un conflit nucléaire, les étrangers, les opposants politiques et les homosexuels sont exterminés dans des camps de concentration. C'est sans compter sur le 5 novembre... Remember remember, the fifth of november... Et la figure de Guy Fawkes, un des premiers anarchistes, qui tenta de faire sauter le Parlement pour rappeler au peuple que c'est le gouvernement qui doit le craindre et non le contraire.

C'est sans compter sur lui... V... Ce vivifiant, valeureux et virtuose vengeur d'une verve vertigineuse, voulant vacciner la ville contre sa vie végétative et contre tous les vautours vaniteux et ventripotents, ces vicaires vecteurs d'un verbe aussi vide que vicieux... Que vive la vendetta, pour virer ce virus vociférateur voilant les voix de la verité, de la vertu, de la volupté et de la volonté. Mais je vois que dans ma volubilité mes vers me viennent sans vergogne en vrilles veloutées (et vertes, vraisemblablement) et je ne voudrais pas que vous vitupériez vigoureusement contre ma vivacité et que ça vire au vinaigre... car alors je serais bien vernie. Je veillerai donc à ne pas vocaliser en vain.

Bref : il s'agit pour le mystérieux vengeur masqué top trop classe de suivre les traces de Fawkes et d'inciter le peuple à se rebeller, à retrouver son âme, trop vite vendue (désolée ) au tyran Sutler : de rappeler à chaque individu son droit et son devoir à conserver son autonomie et sa liberté, de s'opposer au conformisme ambiant. Le peuple... cela peut-être Evey (E-V ;p), son unique disciple, sa seule amie et le seul amour d'une vie sans amour...

Ou comment parler du terrorisme et de ses justifications éventuelles... Comment faire naître une liberté collective d'une vengeance personnelle... Voir naître une histoire et l'Histoire... Comment faire passer un message radicalement humaniste à travers un blockbuster subversif et intelligent, réussissant le pari d'allier réflexion et grand spectacle (et c'est si rare ! on devrait montrer ça à tous les collégiens et lycéens !). Un thriller de SF politiquement incorrect, d'une actualité brûlante (rien que pour la réflexion sur les médias...), visionnaire, vrai, juste, fort, touchant suffisamment ambigu pour être dérangeant et vivifiant, radical, exigent... Un scénario très très intelligent mené avec force, intensité, un véritable sens du pathos jusqu'aux derniers plans, d'une intertextualité d'une richesse aussi vertigineuse qu'ingénieuse (qui va de Shakespeare à Dumas...), des dialogues ciselés à la pointe de l'épée, des personnages presque trop prenants tant ils sont humains, et portés par des acteurs formidables... Alors oui, j'avoue, je suis sortie de la salle amoureuse d'Hugo Weaving (le baiser impossible ),et alors... il en faut de la grandeur pour faire passer tant d'émotions et de subtilités à travers un (superbe) masque et une gestuelle et des inflexions (très shakespeariennes, of course) fluides et élégantes ! Et Nathalie Portman est bien la grande actrice que j'ai découvert dans Garden State, entre fragilité et force (ah ce regard !) ! Tous, tous ils sont formidables dans cette épopée de la modernité ! Ils font passer du rire au frisson, du frisson aux larmes, des larmes à la révolte, de la révolte à l'admiration et la nostalgie (quand on doit quitter la salle ) et portent à merveille l'univers riche et subtil de ce film aux multiples nuances et chatoiements - V est-il un héros, un vengeur, un justicier, un terroriste, un révolutionnaire...? Autant d'ombres et de lumières à explorer par soi-même...Car en refusant de définir la barrière entre le bien et le mal, le film nous replace dans un questionnement essentiel/existentiel... et ça... c'est précieux.

La richesse du fond est transcendée par la splendeur de la forme : réalisation (c'est son premier long-métrage...) soignée, combats griffés Wachovsky Brothers (raaaah les couteauuuux), décor (j'ai cru reconnaître l'appartement de mes rêves dans plusieurs scènes ), costumes, musique (des frissons partout à chaque accord, que ce soit Cry me a river de Julie London ou le 1812 de Tchaikovski)... les différentes teintes de rouges, les plans larges sur les masques... ou les petits détails comme les dominos -le truc qui fondamentalement sert à rien et qui est trop trop classe

Pour moi... c'est V pour Victoire.

Juste une ombre : pourquoi Alan Moore n'a-t-il pas voulu être crédité au générique ? Pour une fois que le cinéma lui fait honneur

Pour le bonheur des yeux :




Separate Lies
Un avocat et sa femme mènent une existence idyllique : Londres pendant la semaine, la campagne pendant le WE. Tout n'est que douceur, calme et luxe, un train train quotidien que rien ne semble pouvoir bouleverser. Jusqu'au jour où le mari de leur femme de ménage est renversé par un mystérieux chauffard... De cet accident et de l'enquête qui l'entoure va naître une succession de révélations : de mensonges en mensonges, James et Anne verront éclater les apparences trop lisses d'une vie bien rangée.

Bon, j'y suis avant tout allée pour le casting (Emily Watson, Rupert Everett et Tom Wilkinson, par ordre décroissant de préférence)... et j'ai découvert un film d'atmosphère tout à fait prenant et intéressant, cherchant à saisir l'être humain dans toute la complexité de ses émotions et tout particulièrement la culpabilité, à laquelle est réservée un traitement hésitant entre Hitchcock et Dostoievski. Le monde des apparences et des artifices éclate pour explorer toutes les nuances et les subtilités de personnages presque trop humains, sur fond d'amour et de mort... Un film à la fois élégant, cynique et cruel, au ton "so british", servi par un excellent casting (mention spéciale à dame Watson, délicate et magnifique : elle me surprend toujours !). Conclusion ? Ce premier film du scénariste de Gosford Park est une réussite.



Silent Hill
Je suis étonnée de n'avoir pas lu de critiques de ce film, encore. Profitant de l'absence critique de plusieurs de mes profs, j'ai donc pris le chemin de la salle obscure la plus proche...Le Pacte des Loups m'avait brouillée avec Christopher Gans, Silent Hill allait-il me réconcilier avec lui ?

Perdu.

Enfin non, pas tout à fait tout de même.
Bref.
Commençons par le commencement : n'ayant pas joué au jeu, il y a certainement des éléments du scénario qui m'ont échappé... Je ne pourrai donc pas vous dire si Christophe Gans, réalisateur habité par le jeu vidéo (c'est sympa) et le cinéma (c'est mieux), est le premier à avoir véritablement réussi à rendre hommage au jeu vidéo, quand le jeu vidéo sait si bien rendre hommage au cinéma.

Les rêves et sorties somnambules de la petite Sharon (plus communément connue sous le nom de "SHAAROOOOOOOOOOOOOOOON !" ; notez bien que cela ressemble beaucoup à "charogne", doit-on en déduire que le nom de la pauvre pitchoune était programmatique de son destin ? désolée, je commence déjà à m'égarer...) sont hantés par les ténèbres et les cris de Silent Hill. Une seule solution pour la guérir (selon ses parents adoptifs peu inspirés et un peu neuneus sur les bords) : la confronter à son cauchemar, la conduire dans cette ville fantôme où pleuvent les cendres et les atrocités...

Je vais commencer par critiquer ce que je n'ai pas aimé.
LE SCENARIOOOOOOOOO ! Trop léger, trop fluide, trop plat, manquant de rythme et de richesse. Rien que l'introduction : c'est bien trop rapide ! Dix premières minutes bâclées et assez frustrantes... heureusement, on sombre assez vite dans un cauchemar éveillé et à l'atmosphère aussi oppressante qu'envoûtante... Cauchemar qui finit hélas par manquer de rythme. Si Christopher Gans maîtrise les grands codes des classiques des films d'horreurs, il peine à renouveler l'attention de son spectateur et c'est... dommage. L'alternance quête/apparition des monstres finit par manquer de densité et de punch (à mon goût, il y a quelque chose de trop régulier dans la progression, une certaine lassitude aurait pu facilement me gagner si... vous verrez au deuxième paragraphe)... malgré sa simplicité à l'efficacité redoutable : une sirène, les lumières qui se tamisent jusqu'à ce que l'écran se fasse noir... et que l'on passe dans la dimension des ténèbres. Je trouve que la progression aurait pu être beaucoup plus glauque, intense, forte, ambitieuse... Heureusement, question intensité, il y a les vingt dernières minutes, tout simplement superbes Pour ce qui est des personnages, à part Sharon/Alessa, ils n'ont pas su me convaincre (trop typés/ creux), malgré la tentative d'introduire une touche de profondeur avec l'intrigue secondaire menée par Sean Bean (enfin en même temps, approfondir avec lui... hum. )

MAIS. Car il y a un grand mais. L'esthétique du film est absolument sublime (dans le genre macabre) et rattrape absolument tout à mes yeux. Tout me séduit : la bande-son démentielle, la texture visuelle ultra-soignée, la réalisation parfaite, impeccable, maîtrisée, où chaque plan, même le plus anodin (une voiture qui accélère, par exemple) est d'une beauté et d'une richesse à en chialer d'admiration et sait planter une atmosphère prenante et entêtante... jusqu'au très très beau générique de fin.

Et surtout, surtout, je suis hurlifloumée par l'imaginaire lugubre et crépusculaire inhérent à ce film : j'adooooore le monsieur qui a un triangle bizarre à la place de la tête et un tranchoir à la Berserk, j'adooooooooore les infirmières-poupées zombies désarticulées, j'adoooooooore les monstres crachant des cendres, j'adooooooooore la pluie, j'adoooooooore le décor entre brumes et chaos, j'adooooore les costumes, j'adoooooooooooore les gerbes de sang, j'adooooooooooore l'esthétique de la grande scène finale, j'adooooooooore le côté très organique de tout cet univers subtilement malsain, j'adooooooore les effets spéciaux, j'adooooore le violet.
Bref, émerveillée par la beauté lugubre et glauque du film (de toute façon, rien que l'affiche...) et aussi par la prestation de la pupuce maléfique, je n'ai pas trop eu le temps de m'embêter, les yeux ravis par un dédale varié de gris, de rouges et de noirs, gorgés d'une réalisation-splendeur à la limite de l'insoutenable. Car oui, je l'affirme haut et clair : il y a une beauté du sombre ! après tout, comme le disait si bien Rilke, le Beau n'est-il pas le commencement du Terrible ?

J'en ai même oublié de sursauter.

Conclusion: un enthousiasme viscéral pour la forme... une déception pour le fond... qui fera que ça ne sera pas un film "culte" à mes yeux. Mais peut-être est-ce lié à ma méconnaissance du jeu.

Pour le plaisir des yeux :


Elles sont superbes.

[jaune]Horribilis[/jaune]
Un film que j'attendais en trépignant ! Pour la seule et bonne raison qu'il a été réalisé par James Gunn, scénariste du récent Dawn of the dead que j'avais trouvé mignon comme tout (le film, je ne connais pas la boubouille du monsieur). Messire Gunn adore le cinéma ketchup, en maîtrise parfaitement tous les clichés pour mieux les tordre avec une jubilation contagieuse. En plus, il sort des écuries Troma qui ont bercé par leurs atrocités enthousiasmantes nombre de repas de mon adolescence (où le grand jeu était de manger des spaghettis bolognaises en... bon, bref .) ! Je me suis donc dirigée vers la mythique salle 7 de l'UGC Orient-Express (ça devrait être interdit, ce genre de salle ) toute emplie d'une féroce tendresse pour la griffe de cet amoureux du cinéma horrifique/bis.

Bienvenue dans la paisible bourgade de Wheelsy ! La chasse au daim est sur le point d'être lancée, le maire est aussi vulgaire qu'en quête de voix, la prof de physique (et quel physique, dirais-je sans doute si j'étais un homme), Starla, fait baver tous les ados, le shérif et son mari, Grant Grant, qui ne parvient pas à la reconquérir et à lui communiquer son amûûr adorateur...

Tout cela jusqu'à ce qu'un météore porteur de larvounettes gélatineuses et baveuses se crashe dans la forêt... et inocule un curieux germe à ce cher Grant Grant, en quête de réconfort et d'aventures extraconjugales et forestières avec une jeune mère célibataire répondant au doux nom de Brenda ( pour Brenda)... le transformant en "virus conscient" poulpinesque et foutrement dégueu'.

Ce remake de La Belle et la Bête, ponctué d'un véritable cantique de "Holly shit" ou "what the fuck is that" (j'avoue, j'adooooore la sonorité de ces deux phrases qui m'arrachent à chaque fois de grosses larmes de rire), est un véritable bonheur ketchupesque, un hommage frappadingue et suprêmement jouissif aux films d'horreur des années 80 dont il reprend avec une bonne humeur contagieuse l'esthétisme et les grands codes. Un peu dans la lignée de Shaun of the dead, en somme. C'est trash, c'est crade, c'est crétin, c'est vulgaire, c'est bourrin, c'est archi-dégueu, c'est truffé de clins d'oeil (Critters, Gremlins, Le retour des morts vivants, La mouche, Creepshow, The thing, The blob...). Zombies, ETs, mutants et parasites s'accouplent à travers des répliques aussi cultes qu'incisives et des effets spéciaux gorissimement réussis. Les personnages, très second voire troisième degré, sont tous terribles et très bien campés (Michael Rooker, Gregg Henry )..

Pour résumer : ça suinte, ça grouille, ça bave, ça s'éviscère, c'est énorme. Trop con, trop bon ! A l'image de la traduction du titre original, parce que passer de Slither à Horribilis, je trouve ça très fort .

Petite cerise sur le gâteau : y'a Rob Zombie, que vous retrouverez le 19 juillet dans Devil's Reject

Juste pour le plaisir des yeux ():



C'est Brenda

Les filles du botaniste

Après le sublime western gay, Le secret de Brokeback mountain, voici un eastern lesbien qui ne plaira pourtant pas à DS (désolée, je peux pas m'en empêcher )... ou en tout cas n'a pas su vraiment me séduire.

Nous sommes en Chine, dans les années 80. Min, jeune orpheline d'origine européenne (une idée qui est creusée sans être creusée...), part faire un stage chez un botaniste de renom, perdu dans un jardin luxurieux, magnifique, envoûtant, situé sur une petite île égarée au beau milieu d'une ville grise et sale comme il y en a tant. Le paradis perdu, voilà, vous avez compris le symbole. C'est un intellectuel aussi solitaire qu'autoritaire, père d'une jeune femme aussi délicate que douce, la très belle Ann dont Min va rapidement tomber amoureuse (et réciproquement). Comment faire pour ne pas être séparées dans ce pays qui ne saurait tolérer une telle liberté de penser et d'aimer ?

Le sujet aurait pu donner lieu à un film magnifique et touchant, explorant les dangers et les envies d'une sensualité libérée dans une société totalitaire, mené avec la finesse et l'harmonie lente et contemplative par laquelle le cinéma asiatique sait transformer n'importe quelle bluette hollywoodienne en délicate perle d'émotion et de pudeur (comme dans le récent April Snow)... si les personnages n'avaient pas été aussi caricaturaux. D'un côté, les jeunes femmes, fragiles colombes en harmonie totale avec une nature sensuelle et mystique (et que je te lis le ginseng dans le texte, et que je dialogue avec la vapeur et les diamants de pluie et que je prends contact avec le passé avec des plantes hallucinogènes, et que je redécouvre les joies du hamam... mal dirigés, les symboles deviennent un peu trop ostentatoires, je trouve : c'est joli... mais ça ne laisse aucune empreinte sensible dans l'esprit du spectateur). De l'autre, des hommes brutaux, intellectuellement et physiquement (et que je me fais servir, et que je t'engueule, et que je te tabasse parce que tu n'es plus vierge... il y aurait pu y avoir une véritable horreur dans cette scène... mais je trouve que l'approche manque de subtilité -si, c'est possible d'être subtil même avec ce genre de sujet).

Le décor/la société ? Esquissé(e) plus qu'exploré().

Le scénario ? De graves failles et beaucoup trop linéaire. On reste à la surface des émotions et du problème... jusqu'à manquer de sensualité, de sens du pathos.

Reste l'esthétisme de ces images poétiques d'une nature aussi magnifique qu'exotique, qui vibre doucement sous la caresse d'une très belle bande-son, et la beauté quasi-surnaturelle des deux actrices. C'est très beau, très léché (je parle de la réalisation, hein, ne me faites pas dire ce que je... rhoooo !), on n'a pas vraiment le temps de s'ennuyer, emporté par la poésie et le charme du dépaysement... mais l'on repart avec la sensation d'être passé à côté de ce qui aurait pu être une oeuvre sensuelle et inquiétante.

Un film vaporeux...



Un joli geste.
Pug l'apprentie
01/05/2006 15:22
Cas désespérant

L'Age de glace 2 vu ce week end...

Bon, j'ai passé un très bon moment. Mais...(car, oui, il y a un "mais") j'avoue que je suis un peu restée sur ma faim.
Même si les pitreries de Scrat pour récupérer sa fameuse noisette sont tordantes (à tel point que le reste du film parait quasiment accessoire tellement on se demande ce qui va lui arriver à sa prochaine apparition...), je trouve que dans l'ensemble ce film était un peu moins bien que le premier.
J'ai trouvé l'histoire beaucoup moins originale et convaincante que la première (ouais bon, Many rencontre l'amûûûr... et la fin est cousue de fil blanc.)La petite larme de la fin du premier manquait dans celui-là...
Et dans l'ensemble, hormis les interventions de Scrat, il m'a paru moins drôle que le premier...
Sinon, mention spéciale à Vincent Cassel qui double Diego... j'adoooore sa voix (je sais, c'est pas constructif... mais tant pis !)


Pug, en manque de Dodos et de pastèques ! lol
ysandell
01/05/2006 19:10
Lisez Khimaira
Ménestrelle [/link]
I like being a mess. It's who I am.

Ni plus drôle, ni moins drôle que le dernier, pour moi.
Nayla
01/05/2006 19:41
Jadis, Aes Sedai de l'Ajah Verte.
Gniéhéhé

Diiiites


Ce soir, j'ai le choix entre OSS machin truc, et les Brigades du Tigre.


Je choisis quoiiii ?


J'emmène ma mère normalement... (et la voiture)

Gablebo
01/05/2006 21:36
There's something rotten in the kingdom of Blizzard...
Chevalier du Haut Verbe
ex Responsable des CL / Membre du Conseil RP / Modérateur / Newser

Ça dépend de ce que tu attends et des goûts de ta génitrice aussi.

Les critiques plus haut ne t'aident pas à choisir ?
Nayla
02/05/2006 00:10
Jadis, Aes Sedai de l'Ajah Verte.
Gniéhéhé

Si. J'ai fait égoïsme (ma mère est une eternelle indécise en matière cinématographique) et préféré la curiosité, je suis allé voir OSS 117.


Mouais.


Bah je vais déjà me coucher, je vous dirais après.
Shimrod
02/05/2006 01:26


Pug, en manque de Dodos et de pastèques ! lol
c'est exactement ce que j'ai dit a Galain en sortant du cinéma mais pour moi c'est a peine un point négatif, le film est tout de même génial mais c'est vrai que dans le 1 la scène des pastèques même en la voyant plusieurs fois de suite j'était écroulé, rien que d'y penser ça me fais me marrer^^
Shaevar
02/05/2006 01:49
Appelez moi <a href=http://www.lepetitprince.com/fr/>Prince</a>

Ha, très belle critique Ysandell!

J'ai cru que c'était le véritable discour de V, tellement c'était bien écrit (rha, son discour d'apparition. Je le veut!)
Stered
02/05/2006 10:23
Qui vais-je?

Chère Ys, pour ce qui est du scénario de Silent Hill, le film, je ne peux qu'asquiescer vigoureusement.
Mais je conseille à tous ceux qui sont restés sur leur faim et qui ne connaissent pas le jeu de damnder quelques éclaircissement à Maneero. Je n'irai pas jusqu'à dire que je vais filer ventre à terre acheter le pack des trois volets (ou quatre, peu me chaut ) de la série, mais presque. Nan, parce qu'en fait, Dahlia, c'est la méchante et c'est elle qui sacrifie sa fille, et ce n'est donc pas un transfuge de sorcière en guenille, et... Il y a donc vraiment des vrais méchants avec une certaine psychologie et...
Maneero, à toi
Jehane
03/05/2006 12:51
Les rêves n'ont pas d'air-bag

Ha, très belle critique Ysandell!

J'ai cru que c'était le véritable discour de V, tellement c'était bien écrit (rha, son discour d'apparition. Je le veut!)



Je ne peux que plussoyer à ce que dit Shaevar. je Veux le texte de ce discours, je le Veux
Nayla
03/05/2006 14:39
Jadis, Aes Sedai de l'Ajah Verte.
Gniéhéhé

OSS 117 donc.


Ca commence, en noir et blanc, on croirait un film sorti de l'ina. Et là on voit Dujardin et son sourire crétin du feu de zeus, et là, on comprend
Bon donc, avec ce qu'en a dit le Gab, j'étais curieuse et presque sure que ça serait bien. Trop, peut être, parceque je m'attendais à rire beaucoup plus. Du n'importe quoi, des répliques géniales, des persos caricaturés comme il faut, je ris (j'étais la seule dans la salle ^^) au début, tout bas, de pas mal de trucs... Dujardin, excellent, l'ambiance, l'histoire, le "...et enfin, sécuriser le moyen orient. - D'accord", Dujardin qui "laisse" les femmes leur faire l'amour ^^, les poules réactives à la lumières bon... les souvenirs à la plage... Pas mal de gags sont très bons ! Non c'est un bon film dans l'ensemble, mais j'ai trouver des longueurs, des mous, au milieu. Ce qui fait que j'ai pas tout à fait accroché. J'ai pas ris autant que je l'aurais voulu, mais j'étais peut être pas dans l'ambiance, tout simplement. Donc un peu déçue, ce film est bien (selon moi éh, on s'affole pas), mais pas non plus transcendant, ni culte.


J'attend la sortie de V pour Vendetta à Arles avec impatience !

Edit : En fait je crois qu'il pasera pas, ou que je l'ai raté...

Noemy
03/05/2006 23:15
Responsable de l'Encyclo

Memoires d'un Geisha

Tout d'abord, l'histoire est tiré d'un Best Seller du meme nom écrit pr Arthur Golden (que je recommande !). Etant une fan du roman, j'ai lu plusieurs critiques déconseillant d'aller voir le film de peur d'etre decue...mais la tentation a été trop grande et je ne regrette pas.

L'histoire est à mon gout de cinéo-phile inculte tres bien retranscite et très emouvante. Mais mon grand coup de coeur est pour les décors et l'ambiance mystique de cette époque là du Japon, qui est pour moi la plus merveilleuse... l'ambiance des quatiers de Geisha où regne arts et traditions !! J'adore.

Et je défends quiconque de dire que les Geisha étaient des protistuées, c'est archi faux. Elles étaient payées pour distraire les hommes sans forcement les emmener dans leur lit. Ce sont des artistes vivantes et leur enseignement est pationnant.

Pour finir : je veux partir au Japon Au moins 5 ans pou avoir le temps de voir et de faire tout ce que je souhaite !!
sylesis
03/05/2006 23:56
2 bras 2 jambes 2 roues

Pour ce qui est de la critique de Silent Hill, je ne suis pas vraiment étonné : d'après ce que j'ai vu, quelque soit la qualité d'un jeu, l'adaptation en film ne sera pas extraordinaire. Adapter Deus Ex en film par contre, ca pourrait être bien ( à moins d'un gros poutrage), car on retrouve déjà pas mal d'éléments qui plairaient aux spectateurs : conspiration, secrets qui cachent d'autres secrets, rebondissements, personnages sympathiques ( dans le cas du premier, pas du blasphème qu'est le second).

L'inverse est valable aussi, remarquez : je connais peu de films bien adaptés en jeux.
Toujours dans le même ton, vous savez qu'il va y avoir un film sur Doom ? Au vu du scénario des jeux ( l'un des premiers pandanlagueule ), ca ne va pas être triste ( après faut voir dans quel sense )
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