La Pierre de Tear fait peau neuve ! L'aventure continue sur www.pierredetear.fr !
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J'observe attentivement la jeune fille pendant qu'elle fait son récit.
Inconsciemment, je m'identifie à elle et j'effleure la douleur qu'elle peut ressentir.
Les hommes sont des monstres.
A la fin de son récit, je lui adresse un regard encourageant.
Sarah... réfléchis-bien aux deux questions que je vais te poser.
Confirmes-tu que ces... monstres portaient le même uniforme que les hommes de Noal ?
Et... seras-tu capable de reconnaître leurs visages ?
Sarah lève la tête et à nouveau croise le regard de celui que les autres appelle l'aubergiste sans qu'elle sache bien pourquoi, car vraiment il ne ressemble pas à un aubergiste.
Il l'a croît. Elle le sent. Tant mieux, voila au moins une chose de faîte.
Elle ouvre la bouche pour répondre aux questions de l'aubergiste, mais aucun son ne sort.
Les reconnaître ? Si elle peut les reconnaître ? La logique voudrait que oui, vu ce qui s'est passé, elle n'a eu que trop d'occasions de voir leur visage. Ils n'avaient aucune raison d'être masqués, elle doit donc répondre oui...
Sauf qu'elle ne les a jamais vu.
La phrase de code... Elle doit se raccrocher à cette phrase. Grace à elle, eux sauront la reconnaître.
Elle se tourne vers le chevalier. Elle n'est pas dupe de son visage fermé. Ses yeux étincelles de rage contenue. Il l'a cru lui aussi et il va se battre pour elle. Un instant, elle ressent un pincement au coeur à l'idée qu'il pourrait être blessé. Il hoche la tête pour l'assurer de son soutient. La foi du chevalier lui donne du courage.
Elle prend une profonde inspiration.
"Oui, il portait les même uniformes que les autres chevaliers là-bas." Elle désigne les premiers rangs des suivants de Noal.
"Et oui..." Sa voix se brise... Son coeur bat la chamade. Elle manque de souffle... Elle finit dans un murmure "S'il le faut, je crois que je pourrais les reconnaître".
L'ange de Lumière veille sur vous ! Multi lui aussi !
Le visage grave, je regarde cette jeune fille, les marques de coups sur son visage ne sont pas inventées , la pauvre. Mais cela ne peut pas être mes hommes, il y a quatres jours, nous étions à la frontière et tous mes hommes présent.
seras-tu capable de reconnaître leurs visages ?
j'attend sa réponse sans parler, Aelghir à l'air tendu comme un piège à loup. Et je ne veux pas le déclencher! Il a toujours le chic pour se trouver dans les histoires les plus tragiques celui là! il doit avoir un destin bien spécial, il faudra que nous discutions un de ces jours. La jeune fille nous regarde avec deux yeux pleins de larmes et les joues en feu, pauvre petite.
Voulez vous vous avancez pour les passer en revue? Aucun ne bougera!
Sarah est maintenant véritablement terrorisée. Les passer en revue ?
Ils se ressemblent tous pour elle : on dirait des centaines de jumeaux.
Si les agents du maître sont correctement infiltrés, ils seront semblables aux autres.
Elle lutte contre la panique. Aux yeux de tous les gens qui la regarde maintenant, cela doit sûrement passer pour de la peur, oui, la peur d’être confrontée à ses agresseurs. Du moins elle l’espère.
Il faut qu’elle trouve une idée. Elle se retourne encore une fois vers le chevalier puis se maudit. Pourquoi donc chercher toujours du soutient de ce côté là, tu ne le connais même pas ? Que t’arrive t-il ?
Je n’ai pas le choix il faut que je trouve un moyen de répéter inlassablement la phrase de code sans éveiller l’attention.
Elle s’aperçoit alors que le chevalier s’est doucement rapproché d’elle. Il semble avoir l’intention de l’accompagner dans son passage en revue. Sur qu’il va sauter à la gorge de ceux qu’elle va désigner et alors, elle aura rempli sa mission : le carnage aura lieu.
La mort dans l’âme, elle fait un signe affirmatif au Capitaine. Qu’il advienne donc ce qu’il doit, elle ne peut en porter d’avantage sur ces épaules pour le moment.
« Si vous le permettez Capitaine, pour me donner du courage, je réciterais en même temps une prière de chez nous. Elle est dédiée au créateur. »
Une longue hésitation, le regard fuyant, terrorisé... non... elle ne doit pas craquer maintenant... son regard se tourne vers Aelghir... est-ce de la confiance dans ses yeux embués de larmes ?
Oui, il portait les même uniformes que les autres chevaliers là-bas
S'il le faut, je crois que je pourrais les reconnaître
Oui, il le faut. Tu ne dois pas reculer. Tu tiens ta vengeance, ne la laisse pas s'échapper.
Voulez vous vous avancez pour les passer en revue? Aucun ne bougera!
Merci Capitaine !
Je croise rapidement le regard d'Aelghir... reste calme, mon ami, ne va pas tout gâcher maintenant...
L'ange de Lumière veille sur vous ! Multi lui aussi !
Mais faite donc demoiselle, je vous prie de me suivre si vous le voulez bien .
Je me retourne et avance vers mes rangs, j'amène la jeune femme près de la première rangée et avance tout doucement, pendant qu' elle les regarde en récitant sa prière; le chevalier Aelghir sur ses talons et l'aubergiste pas loin.
Peut être ses agresseurs étaient-ils des Enfants qui auraient perdu le chemin de la Lumière, mais ils ne font certainement pas partie de mes hommes, peut être d'un autre bataillon!? Enfin, quand elle les aura tous vu, ils verrons bien que mes hommes ne sont pas en tord! et cette affaire sera rêglée, pauvre petite.
le chevalier Aelghir sur ses talons et l'aubergiste pas loin.
Hop, hop, hop ! Je me rapproche tout de suite pour rester à la hauteur du Chevalier
J'observe attentivement le visage de Sarah tandis qu'on progresse lentement face aux rangs impeccablements alignés des soldats de Noal. Si les mots auront du mal à franchir la barrière de ses lèvres, son regard saura la trahir face à ceux qui l'ont maltraitée.
"Tisse les ages, tisse le monde,
Nous te saluons nous t’honorons,
Toi le créateur universel,
Nous te saluons, nous t’honorons,
Toi le maître absolue,
Du plus profond des ténèbres, Tu nous tireras,
Et de la lumière l’espoir renaîtra."
L'ange de Lumière veille sur vous ! Multi lui aussi !
J'inspecte aussi moi même mes hommes et sur les derniers rangs, Mériac et ses compagnons ont l'air d'avoir du mal à rester au garde à vous.
Mériac!!!! ils nous ont rejoint il y a deux jours! non, ce n'est pas possible!! Pourvu que ce ne soit pas eux! Sinon l'autre va finir par sortir de ses gonds!
Je me maitrise et ne laisse rien paraitre de ma tension, ne pas l'alarmer. Alors mademoiselle? les voyez vous?
Le capitaine s'approche. Il est accompagné de trois étranges personnes. Mériac devient nerveux. Auraient-ils été trahis ? Les auraient-on dénoncé ?
" ...
Toi le créateur universel,
Nous te saluons, nous t’honorons,
Toi le maître absolue,
Du plus profond des ténèbres,
Tu nous tireras,
..."
Mériac n'en croît pas ses oreilles. La jeune fille en larmes au visage d'ange vient de prononcer la phrase code qu'il attendait. Depuis des jours, il surveille les enfants de la lumière, attendant que l'un d'entre eux l'aborde avec les mots de passe convenus ... Et voila que c'est presqu'une enfant qui se présente à lui. Elle ne lui prête aucune attention. Elle ne peut le reconnaître, comme il ne l'aurait reconnu.
Elle passe devant lui et ses comparses ... Elle arrive à la fin du dernier rang et semble totalement désorientée.
Quoi ? Elle attendait qu'il se manifeste, c'est ça ? Au milieu de 200 blancs manteaux ?????
"Vous ne les avez donc pas reconnu ?" demande l'aubergiste.
Mériac est sceptique. Si c'est un piège, il est vraiment, vraiment trop gros. Faire s'aligner en rang tout le monde et passer devant eux en attendant que les traitres se manifestent spontanément ! Non, il doit s'agir d'autre chose.
Elle se met alors à parler... Assez fort pour qu'il l'entende ...
"Je ne sais plus ... Je suis perdue. J'ai si peur. "
Quoi ? Elle allait vraiment trahir ???
"Ils m'ont fait si mal et j'ai eu si peur que dans ma mémoire leurs visages en deviennent flous"
Mais qu'est ce qu'elle raconte ?
"Oh ! Vient à mon secours ! Toi le créateur universel,
Nous te saluons, nous t’honorons,
Toi le maître absolue,
Du plus profond des ténèbres,
Tu nous tireras.
Envoi moi un signe pour me donner du courage..."
Il vient de comprendre. Cela lui semble si mal amené, si évident qu'il a peur que l'ensemble des 200 blancs manteaux aient compris aussi.
Non, il doit avoir confiance. C'est parce qu'il est stressé, qu'il a peur que la supercherie soit évidente. Il doit lui envoyer un signe. Mais s'il est trop évident, il leur donnera à tous la puce à l'oreille.
Il fait alors un tout petit pas en arrière, comme s'il cherchait discrêtement à se cacher. Comme s'il était un lache, qui fuit quelque chose. Elle ne le remarquera pas, mais les enfants de la lumière autour de lui si.
Rompre ainsi le rang, même de quelques centimètres lui attirera leur regards furieux de désaprobation. Ainsi, comme des dominos, il attirera alors les regards en cascade jusqu'au petit groupe d'inspection.
Chevalier un jour, Chevalier toujours ! Montjoie Saint Denis et Tutti Quanti !
J'ai la sensation d'être la corde d'un arc tendue à l'extrême . La moindre provocation déclenchera la flèche de ma fureur et pourtant il ne faut pas . Je ne dois pas mettre en péril la vie de mes compagnons, mais comment ne pas céder à la folie qui m'enivre, douce comme le miel et amère comme la ciguë ? Je comprends pourquoi le Barbare s'attache à mes pas .
Sarah marmonne une prière au Créateur afin de soutenir son courage défaillant devant tous ces hommes qui la dévisagent sans aménité . Parmi eux, se cachent ses agresseurs mais elle semble ne pas pouvoir les reconnaître . Je n'entends même pas ce que lui dit Just Bob tant je suis à l'affût de la moindre réaction dans les rangs des Blancs Manteaux .
Là ... un mouvement parmi les soldats ! Un reflux, comme si on s'écartait de quelques pestiférés . Si elle ne les a pas reconnus, eux savent qui elle est !
Je me dirige vers l'épicentre de ce séisme . Sarah est en sécurité avec le Barbare et même, je dois l'avouer avec Tharne .
ça a marché. Un éclair de lucidité et Mériac se dit même que cela a peut-être trop bien marché. Après tout, il ne sait pas quel plan a ensuite été prévu pour lui par le maître.
Nul doute que celui-ci aura trouvé un moyen pour les sauver...
Oui, nul doute ...
Voila, ne pas douter ...
Il se souvient que le maître lui a demandé s'il était près à mourir pour lui. Il a répondu oui sans hésiter. Il n'a jamais eu peur de la mort. Mais de la mort avec les armes en main, de la mort dans le feu de l'action, surement pas de celle lente et humiliante du gibier de potence...
Je vois le Chevalier se diriger vers l'homme qui a attiré sur lui les regards de ses frères d'armes.
Et merde ! Vite !
Dans un souffle à Sarah...
Oubliez tout ce que vous avez subi.
Oubliez que vous cherchez ceux qui vous ont violée.
Vous êtes dans un champ, rien ne vous menace.
Vous êtes paisible, en sécurité.
Trois hommes montés sur de beaux chevaux et portant des uniformes immaculés s'arrêtent.
C'est la première fois que vous voyez de tels hommes.
Ils mettent pied à terre.
C'est la première fois qu'on s'intéresse à vous.
Qui sont-ils ?
Vous les observez, vous les contemplez de haut en bas, vous voyez leurs visages... leurs visages ! Vous savez qui ils sont !
Dépêchez-vous ! Un homme va se faire tuer pour vous !
Chevalier un jour, Chevalier toujours ! Montjoie Saint Denis et Tutti Quanti !
Je m'arrête face à un homme au visage fermé, aux yeux sournois, qui semble chercher par où fuir et échapper à la justice . C'est un sergent, je crois et l'un des coupables, j'en suis certain . Je ne peux m'empêcher de sourire alors que le désir de mort m'envahit . D'un geste j'ordonne à ses camarades de s'écarter, ceux-ci ne demandent pas mieux, à l'exception de deux d'entre . Fort bien, nous tenons les trois ordures . Je l'apostrophe et ma voix est froide et tranchante comme l'acier :
- Toi dont l'attitude est déjà un aveu, quelle défense oseras-tu plaider ? Sache toutefois qu'elle sera inutile, car moi, chevalier d'Amadicia, je t'ai déjà jugé et condamné comme méprisable violeur et comme Blanc Manteau !
L'ange de Lumière veille sur vous ! Multi lui aussi !
Le chevalier Aelghir s'enfonce dans les rangs et à sa vue les hommes s'écartent pour le laisser passer. Il fonce droit sur Mériac, non, comment saurait-il? il s'arrête devant Mériac et ses compagnons et commencer à élever le ton, parle de jugement!
De ma voix la plus forte: Chevalier Aelghir, vous êtes parmis mes hommes! et moi seul est responsable d'eux!
s'il faut juger, je jugerais, s'il faut punir je punirais! mais en aucun cas je ne vous laisserais tire la lame parmis mes hommes!
d'un signe de tête au Sergent Tabbart, il donne le signal aux Enfant de changer la formation. Celle ci s'ouvre et laisse le chevalier sans personne derrière lui, et l'entoure sur les côtés. Mademoiselle, est ce que vous reconnaissez ces hommes que le chevalier Aelghir interpelle?
Les graines de la discorde sont semées... La tension est à son comble. Il lui appartient maintenant de l'hatiser ou de la calmer.
Sarah s'approche en frissonant.
Elle apperçoit un homme de taille moyenne, qui pourrait être beau garçon si ces traits n'étaient pas si durs. Un brun aux yeux noirs accompagnés comme semble l'indiquer leur attitude de deux acolytes très grands. Voila qui correspondt à la description donnée par le maître. Il a donc fini par répondre à son appel. Mais savait-il seulement ce qui l'attendait. Sans doute que non.
Le chevalier qui depuis le début a pris sa défense semble près à accomplir l'irréparable. Elle devrait maintenant ressentir la satisfaction d'avoir accompli sa mission. Mais son esprit est rempli de doutes.
Elle regarde en face l'homme du même camp qu'elle, qu'elle va condamner à mort. Elle a maintenant la certitude que personne ne gagne à servir le ténébreux. Ils ne sont que des pièces mineures sacrifiées sans état d'âmes sur l'échiquier des intrigues. Nul gloire, ni richesse, ni pouvoir pour eux ... Seulement l'affreuse sensation de s'être laissé prendre au piège.
L'homme a compris. Elle le sent.
Elle murmure : "oui, je les reconnais maintenant, oui, ce sont eux..." Elle ne pleure pas, un calme immense s'est emparé d'elle. Elle sait que la pièce n'est pas finie. Elle a encore une tirade à dire et attend le moment opportun.
Les comparses de Mériac s'agitent. Ils ne comprenent rien à la scène qui se jouent devant eux et dont, bien malgré eux, ils se retrouvent acteurs principaux. Ils ne cessent de jetter des coups d'oeil d'abord perplexes, puis franchement attérés à Mériac.
Ce sont des durs, ils en ont vu d'autres, ils ne craqueront pas tout de suite. De toute façon Mériac n'a aucun moyen de les mettre au parfum sans éveiller les soupçons. Et puis il est trop occupé à analyser la situation.
Le chevalier a parlé de viol. La gamine qui les dénonce a le visage tuméfié, elle joue le rôle de la victime. Il a autour de lui 200 blancs manteaux sur les nerfs et un groupe d'une vingtaine de personnes prêt à le hacher menu. Noal a pris la parole. Le petit capitaine ne les laissera pas tuer come cela. Il va donc y avoir combat. Elle n'a pas de preuves de ce qu'elle avance, tout va se jouer sur des convictions et des émotions... De biens mauvais conseillers en somme. Il faut donc qu'il nie. C'est ce qu'aurait voulu le maître.
Il aurait tout de même pu lui en dire plus. Lui laisser le temps de se préparer. De se ménager une issue, un argumentaire, n'importe quoi, mais quelque chose... Car il doit bien s'en sortir non ? Le maître ne les a tout de même pas envoyé à la mort.
Le regard de la gamine est éteind. Comme mort. Il y lie ses propres pensées... Si ! Il les a envoyé à la mort !
"De quoi nous accuse-t-on ? Qui est cette souillon ? Que lui est-il arrivé ? Enfin, expliquez vous ! Vous ne pouvez ainsi nous détailler de pied en cap, puis revenir sur vos pas et me décrêter coupable ! C'est pure folie !".
Chevalier un jour, Chevalier toujours ! Montjoie Saint Denis et Tutti Quanti !
En aucun cas je ne vous laisserai tirer votre lame parmi mes hommes .
Tharne, Tharne, Tharne ...
Crois-tu vraiment qu'une fois, une seule fois, je vais obéir à un Blanc Manteau ? Crois-tu que je vais m'aplatir devant ceux qui arborent le même uniforme que les assassins de ma famille ?
Je ferme brièvement les yeux et m'assaillent brutalement des images vieilles de dix-huit ans mais si présentes, si actuelles ...Lorsque je les rouvre, je suis cerné, isolé de mes compagnons par les soldats de Tharne qui s'adresse à Sarah :
Mademoiselle, est-ce que vous reconnaissez ces hommes que le chevalier Aelghir interpelle ?
Elle les reconnait mais le brun aux yeux noirs se défend comme il peut . Tharne l'écoutera-t-il ? Que m'importe ! La main du sergent se porte à son épée . Je dégaine la mienne .