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Cinéma : films préférés... et les autres
(Sujet créé par Caramon Bornhald l 03/11/03 à 18:22)
non favori


Topic déjà ancien, au nom légèrement modifié pour permettre un meilleur repérage (et qui de toute façon convient mieux ).
On parle ici de films (et donc aussi d'animation), mais pas de séries télé. Le but est de regrouper des avis personnels sur des films, de préférences sous forme de critiques construites, mais les annonces de sortie sont également acceptées.



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Adelis
04/01/2006 20:17
Puella Historicus Ceskà svist

J'avais moi aussi été déçue par Troie, l'histoire n'est pas du tout conforme à l'illiade, et puis le siège, il dure 10 ans, et les dieux, ils sont où? Bref, j'y étais allée avec ma meilleure amie, et le truc le plus fun du film était bien...la cuisse de Brad Pitt! Je n'ai pas vu l'autre film dont tu parle... Tu n'as jamais vu de vieux péplums? Ceux de Cecil B de Mille sont à voir...
al'Callaendor
04/01/2006 20:19


de vieux nom, maintenant il y a plein de remake, comme spartacus 2004 avec Goran Visnjic ( ça se prononce Vizhinik..^^) je ne l'ai pas vu mais il a l'air intéressant et je voudrais le voir...
Shinje
04/01/2006 20:44
Si je pouvais découvrir un moyen d'échapper à ma destinée,est-ce que je le mérite?
Apprenti Lige

moi j'ai aimé Gladiator de Ridley Scott


Arg quelle horreur cinématographique!!!!!!!!!!!!!!!Vieux film pro-américain avec des sals vieux clichés:genre SPQR...qui a vu que c'était la marque de la légion??? à part un vieux jeu de pc de réfléction, c'est rien d'autre)ou: moi je suis le meilleur qui meurt jamais malgrè être attaqué par 3000 hommes parce que je suis le héros et que le rêve américain veut que le héros ne meure pas.
Puis y'a plein d'autres erreurs grossières que je n'ai plus en tête^^
Caldazar
04/01/2006 20:50
Le Blob attaque !

à part un vieux jeu de pc de réfléction, c'est rien d'autre)

c'est juste la devise de la République avant tout... Pas grand chose en effet

(Le Sénat et le Peuple Romain... je crois, faudra demander a nos latinistes)
Elora
04/01/2006 20:50


Aaaaaaaah Shinje merci!!

A chaque que ej dis que j'ai pas trop Gladiateur, on me regarde avec des gros yeux du genre "Mais qu'est ce qu'elle dit celle là"

J'ai pas adhéré à l'histoire de Maximus!!
Et faut dire que j'aime pas Russel Crowe. Il fait la meme tête du début jusqu'à la fin.

al'Callaendor
04/01/2006 20:51


Caldazar, c'est bien ça, Senatus Populus Que Romanus
Shinje
04/01/2006 20:53
Si je pouvais découvrir un moyen d'échapper à ma destinée,est-ce que je le mérite?
Apprenti Lige

A chaque que ej dis que j'ai pas trop Gladiateur


Dure journée???
A chaque fois que je dis que j'ai pas trop aimé GladiaOr

C'est clair que c'est pas son meilleur rôle, il est capable de bien mieux

Aaaaaaaah Shinje merci!!


Qu'est-ce-que tu ferais pas sans moi?
Eltharion
04/01/2006 21:06
Lige originaire des Marches
Avant j'avais 17 000 posts, mais ça c'était avant !

[vert2]Sujet sur les films, pas sur l'orthographe![/vert2]



COLLEGUE : pareil, et juste pour savoir si tu avais eu mon MP al'Callaendor .
Shinje
04/01/2006 21:14
Si je pouvais découvrir un moyen d'échapper à ma destinée,est-ce que je le mérite?
Apprenti Lige

C'est clair que c'est pas son meilleur rôle, il est capable de bien mieux


Je proteste énergiquement môssieur Eltharion!!!Dans ce post il n'y avait pas que de la critique sur l'orthographe, ce n'était qu'une petite parenthèse!!!


[vert2]C'est pour ça que celui là est resté et que les 10 qui suivaient on été supprimés.[/vert2]
al'Callaendor
04/01/2006 21:41


Retournons pour les films...J'ai aussi vu Kingdom of Heaven, il y a trop de scènes coupées...reste juste à voir le director's cut quand il sortira.
Klian
04/01/2006 22:11
Frère Loup, d'une maison d'Andor, webmaster

J'ai bien aimé Kingdom of Heaven, mais c'est vrai que c'est frustrant parfois. Ca m'a pas transcendé comme Gladiator. Ridley Scott a pas réussi à y mettre autant d'émotions.

C'est bien réalisé, mais à côté de ça...Le personnage principal est trop cucul. Un peut trop droit et aseptisé.
sylesis
04/01/2006 22:15
2 bras 2 jambes 2 roues

Je me quote moi même pour un commentaire sur Johnny Mnemonic : je ne pense que ca intéresse grand monde car le film est franchement pas récent, toutefois ...


Tant que je suis dans le genre, si vous voulez voir un film de cyberpunk, il y a "Johnny Mnemonic", avec Keanu Reeves. Je ne l'ai pas encore regardé ( je l'ai piqué à mon frère ce WE ), mais le film a été réalisé d'après William Gibson, à l'origine du cyberpunk. Maintenant il faut le voir pour savoir si c'est du cyberpunk à la "Lumière Virtuelle" ou à la "Neuromancien" ( plus sombre et pessimiste ).


Il semblerait que l'on soit définitivement dans la lignée de Neuromancien : d'aprés le dvd, le film est l'adaptation d'une nouvelle de William Gibson, non inspiré de son univers. Je vais reconsulter la bibliographie de Gibson, mais il semble que ce soit une nouvelle écrite avant la trilogie constituée par "Lumière Virtuelle", "Idoru", et "All Tomorrow's Parties" ( cette trilogie ayant une note beaucoups plus "Japon, Matrice et ultra mondialisation" que "drogues, implants et ICEs* " des débuts de Gibson ).
Pour en revenir au film, nous sommes en 2021, dans une société ou les multinationales sont reines ( je me demande si José Bové vit encore ) où vous pouvez trouver les implants de vos rêves simplement en cherchant bien. L'Internet a explosé et est devenu une sorte d'univers virtuel constitué de données : la matrice ( et contrairement à The Matrix, elle n'a pas graphiquement similaire à notre monde mais représenté par des symbôles ). Dans ce futur, le nombre et les talents des pirates font que les communications téléphoniques et internet ne sont plus fiables pour le transfert de données; on utilise pour cela des coursiers : des gens qui louent une part de leur cerveaux pour transporter des informations. Johnny ( Keanu Reeves ) est l'un d'eux, et suite à un chargement dépassant sa capacité de stockage, il doit décharger son paquet en un temps limité s'il ne veut pas subir un rupture d'anévrisme. Hélas pour lui, les données sont d'une importance telle que certaines personnes voudraient également récuperer sa tête ... et rien que la tête.
Scénaristiquement, l'histoire est excellente pour qui aime le cyberpunk ( pas étonnant, car le film est tiré d'une nouvelle du fondateur du genre ) : on y retrouve les principes que Gibson a énoncé dans Neuromancien => technologies à outrance ayant rongé l'homme jusqu'à l'âme ( deux illustrations frappantes dans le film : le SAN ou Syndrôme d'Affaiblissement Nerveux, maladie causée par l'hyper abondance de l'information, et Karl, un prêtre qui a déraillé et fait de la technologie sa religion au points de n'être devenue qu'une machine à forme humaine) et course effrainée. Un regret toutefois : je ne connais pas l'oeuvre d'origine, mais certains aspects auraient pû être plus poussés : j'aurais aimé voir Karl, le tueur, prendre conscience de sa condition et se retrouver face à un dilemme, plutôt que de simplement en faire un Terminator cyberpunk.

La réalisation toutefois pêche beaucoups : si les passages ou l'on voit Johnny sont dans la matrice sont -à mon avis- magnifiques, un certains nombre de passages ( la mort de Karl ou celle de l'employeur de Johnny ) ont un aspect étrange, limite kitch, ce qui est dommage et ne dessert pas le film. Johnny Mnemonic aurait pu être un grand film, mais à cause de cela, il ne sera jamais qu'un bon film, le genre que l'on regardera une fois, deux fois, et appréciera, mais que l'on ne citera jamais comment une référence : too bad car l'histoire avait du potentiel.



* ICE : Intrusion Countermeasure Electronics : terme que l'on doit à William Gibson et représentant les protections mises en place par un usager pour prévenir d'éventuels piratages de données/réseau. Dans le cyberpunk, on distingue deux types de ICEs ( ou GLACEs, en francais ) : les glaces blanches qui cherchent simplement à bloquer et éjecter le pirate , et les glaces noires plus méchantes qui ont pour but de lui griller le matériel et les neurones.
al'Callaendor
04/01/2006 22:56


J'ai bien aimé Kingdom of Heaven, mais c'est vrai que c'est frustrant parfois. Ca m'a pas transcendé comme Gladiator. Ridley Scott a pas réussi à y mettre autant d'émotions.

C'est bien réalisé, mais à côté de ça...Le personnage principal est trop cucul. Un peut trop droit et aseptisé.


la version longue durera 3h10, et oui, 45 minutes de scènes rajoutées!
Gablebo
04/01/2006 23:49
There's something rotten in the kingdom of Blizzard...
Chevalier du Haut Verbe
ex Responsable des CL / Membre du Conseil RP / Modérateur / Newser

Booooooon, je viens de regarder Le Triomphe de Bali Balo ou La Splendeur de la Honte ou L'Invasion des Pervers Polymorphes.

Kézako ?

Il s'agit là d'un titre. D'un titre de quoi ? D'un titre d'un autre flim de la même fine équipe du Grand Détournement de Canal + qui a sévi au début des années 1990, et dont certains ici connaissent déjà sur le bout des ongles Derrick contre Superman et La Classe Américaine.
Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette remettent donc le couvert. Ou plutôt l'ont mis entre Derrick (courant 1992) et Abitbol (réveillon 1993).

38 minutes de film dans le même genre. 38 minutes de doublage ? Eeeeeh non ! Car dans celui-ci, deux acteurs réels interviennent dans l'histoire au milieu des extraits de films, et même d'extraits de dessins animés de la Warner, avec Bugs Bunny et Daffy Duck notamment. Et c'est ptête ça qu'est dommage...
Parce que dans l'ensemble, je trouve que c'est moins bon. En fait faudrait enlever tous les passages avec les acteurs (Valérie Payet et Philippe Dana pour les nommer) et les dessins animés... ça casse le rythme à chaque fois. Parce que le reste, c'est du même niveau, avec des scènes excellentes et des répliques qui pètent !
Avec notamment le journal télévisé extrait du Batman de Tim Burton : à crever ! Et y'a même le Capitaine Flirt, qui ressemble trop à Klian sur pas mal de points !
al'Callaendor
05/01/2006 16:24


J'avais moi aussi été déçue par Troie , l'histoire n'est pas du tout conforme à l'illiade, et puis le siège, il dure 10 ans, et les dieux, ils sont où? Bref, j'y étais allée avec ma meilleure amie, et le truc le plus fun du film était bien...la cuisse de Brad Pitt! Je n'ai pas vu l'autre film dont tu parle...



Deux films pour le prix de Troie...

Hélène de Troie.
Le désir est la guerre
(John Kent Harrison, 2003)




Produit pour la TV, mais disponible chez nous en DVD, voici un curieux remake de l'Hélène de Troie de Robert Wise, comme son original axé sur le couple Pâris-Hélène, mais avec... le mari trompé - Ménélas - pour narrateur ! Refermez la porte du confessionnal derrière vous, mon bien cher fils, et dites-moi tout... ! Plein de détails «omis» par la version de W. Petersen (axée, elle, sur Brad Pitt-Achille) sont dans ce DVD Universal réf. 820_952_0. Avec Rufus Sewell (Chevalier, Dark City) dans le rôle d'Agamemnon, Sienna Guillory (La machine à explorer le temps) dans celui d'Hélène et Matthew Marsden (La chute du Faucon Noir) dans celui de Pâris, ce téléfilm en deux épisodes a sans doute tenté de doubler la superprode Warner.

(C'était la Warner qui, en 1955, avait produit le film de Robert «West Side Story» Wise, sont J.K. Harrison signe ici le remake épicé au goût du jour («Mais dévoilez-donc, Madame, ce sein que je suis avide de voir !»). Mais Troy (Warner, 2004) est, lui, un film bien différent.)

helene de troie

1. Les «mémoires» de Ménélas
Un bon film, c'est d'abord un bon scénario. Il ne faut donc pas espérer retrouver ici - pas plus que dans les autres versions filmiques - une restitution fidèle du poème d'Homère, avec ses nombreux duels dans la venteuse plaine d'Ilion, qui n'avaient de sens que pour les descendants des princes achéens, lesquels aimaient à entendre, par la bouche du rhapsode, le récit des glorieuses prouesses de tel ou tel de leurs ancêtres. Ainsi les exploits d'Ajax, défendant le camp des Achéens investi par Hector et Enée. Bien que nommé par la fiche artistique, on serait bien en peine de distinguer Ajax des autres officiers d'Agamemnon. De même Nestor, Diomède et Idoménée pour les Achéens, Enée et Sarpédon chez les Troyens sont passés à la trappe. Et Patrocle, dont la mort est au centre même de l'Iliade, poème dont le sujet n'était rien d'autre que le récit de la colère d'Achille et de la vengeance qu'il tira de la mort de son compagnon. Seul Marino Girolami (L'Ira di Achille) avait su nous restituer l'essentiel de l'Iliade.

Comme son titre l'indique, la version de John Kent Harrison est recentrée sur le personnage d'Hélène, ou plus exactement sur le couple d'amants formé par Hélène et Pâris.
Mais Ménélas en est le narrateur. Voilà, de la part du cinéaste, un parti-pris intéressant...

«Un bon film, c'est d'abord un bon scénario», disions-nous. Pour le (télé-)spectateur qui n'a pas lu Homère et ne connaît la Guerre de Troie qu'à travers les succincts résumés d'encyclopédies, le détricotage du scénario de Ronnie Kern n'apparaîtra pas. Ceux des duels qui ont été conservés ont une incidence directe dans l'intrigue où ils ont été insérés, mais on ne retrouve guère le panache des héros qui se rencontraient dans la plaine venteuse et s'invectivaient noblement avant d'en venir aux mains. Les duels ont lieu dans quelque dépendance du Fort Ricasoli, qui semble être un quartier détruit de la ville - le quartier portuaire ravagé au début du siège ? Le familier des auteurs grecs aura du mal à reconnaître en cette brute chauve supposée être Achille, le délicat héros qui se cachait dans le gynécée des filles de Lycomède. Difficile de faire la liaison entre le Joe Montana de la version 2003 et Brad Pitt dans la version 2004. Quant à Agamemnon, il reste le méchant absolu qui a sacrifié sa fille Iphigénie à ses ambitions politiques (on absoudra Priam d'avoir, sur foi d'un oracle, voulu faire disparaître un fils nouveau-né, mais pas à Agamemnon d'avoir sacrifié sa fille à son ambition guerrière : à quand le film démontrant qu'un chef de guerre ne fait pas ce qu'il veut, qu'il a des comptes à rendre à ses troupes, à ses alliés ?).

Un tantinet canaille - pour un «epic» américain, voué au public le plus large, s'entend ! - le film nous montre Hélène bizarrement exhibée nue devant les alliés-rivaux de son mari, ce qui relève de la provocation; se baignant avec Pâris ou violée par son beau-frère Agamemnon. Troie est magnifiée hors de proportions, avec ses portes monumentales aux colonnes rouges cannelée. Comme d'habitude, si les décors renvoient largement au passé mycénien-minoen, les costumes feront d'une manière générale référence à la Grèce classique : les cuirasses de cuir noir (déjà vues dans Masada), les boucliers ronds et les casques à nasal des achéens font référence à la Grèce classique, dans la gamme des noirs et bleus. Ceux brun-jaune-rouge des Troyens lorgnent vaguement vers le look hittite - les casques de bronze, en défenses de sanglier factices, ornés d'une maigre «queue de cheval» - tandis que les boucliers oblongs et les motifs qui les décorent sont d'inspiration celtique.



Scénario

(Ménélas, roi de Sparte, nous narre la «vraie histoire» de la guerre de Troie.)
Hécube, reine de Troie, met au monde un fils, Alexandre. Mais sa sœur Cassandre, une prophétesse de huit ans, proclame qu'il faut tuer ce nouveau-né qui causera la ruine de la cité aux murs d'or. Le roi Priam confie le bébé à un pâtre chargé de le précipiter dans un gouffre du mont Ida. Mais un autre berger, qui passait par là, recueille le nourrisson et l'élève comme son fils sous le nom de Pâris. Un jour, en rêve, Pâris voit paraître devant lui les déesses Héra, Athéna et Aphrodite, qui lui promettent la fortune, la gloire ou l'amour selon la manière dont il les départagera. Pâris choisit l'amour, et dans le miroir poli de la pomme d'or qu'il tend à la déesse, il entrevoit le visage d'Hélène de Sparte.
Lorsque les soldats du roi viennent leur enlever un taureau destiné à récompenser le vainqueur des jeux, Pâris se met en tête d'aller à Troie et de combattre pour récupérer son bien. Il vainc tous les champions troyens dans le combat au bâton, et même Hector fils de Priam, jusqu'alors invaincu. Mais Cassandre a détecté la vraie personnalité de Pâris et tente de persuader Hector d'assassiner le berger dans le duel au poignard. Hector refuse d'écouter cette prophétesse de malheur - que peu de gens prennent au sérieux, du reste. Pâris est donc reconnu comme prince troyen : les vêtements qu'il portait dans son berceau, rapportés par son père adoptif, faisant foi.

A Sparte, le roi Tyndare marie sa fille aînée Clytemnestre à Agamemnon, fils d'Atrée, le roi de Mycènes. Mais ce jour-là, Agamemnon pose aussi le regard sur la jeune sœur de Clytemnestre, Hélène, une demi-sauvageonne qui n'est pas encore en âge de prendre époux. Sur ces entrefaites, Hélène est enlevée par Thésée et Pirithoüs. Les deux comparses se la jouent aux osselets; ayant perdu, Pirithoüs déclare qu'il va tenter sa chance avec Perséphone, l'épouse du roi des Enfers... Quant à Thésée, il annonce tranquillement à Hélène qu'il l'épousera lorsqu'elle sera nubile, mais pour l'heure il l'emmène à Athènes où il cherche à gagner son amitié. Il révèle à Hélène sa véritable origine : alors que Tyndare voyageait en Egypte, Léda fut aimée par Zeus, le roi des dieux. Ayant mis Hélène au monde, elle se suicida en se jetant du haut des murs de Sparte.
Mais Pollux, le frère d'Hélène, retrouve la trace de sa sœur et accourt avec quelques amis pour la délivrer. Pollux et Thésée s'entre-tuent. Retour à Sparte, Hélène est déclarée maudite par son père Tyndare, désormais sans héritier. Tyndare décide de donner la couronne de Sparte à qui voudra bien épouser cette Hélène, dont la beauté affole tous les hommes. Les princes égéens (1), sont perplexes, étant conscients que celui qui sera choisi s'attirera l'inimité de tous les autres. Déjà mariés, le subtil Ulysse et l'ambitieux Agamemnon se déclarent hors concours mais proposent que les prétendants se lient d'abord entre eux par un serment d'alliance militaire avec l'heureux époux qui sera choisi. Le sort tombe sur Ménélas, frère d'Agamemnon, le Roi des Rois. Le roi de Mycènes rêvait de conquérir Troie, porte sur le trafic avec Byzance et le lointain royaume des Hittites. Le voici donc, maintenant, en mesure de fédérer les princes égéens contre un ennemi commun. Reste à provoquer un incident diplomatique dont son frère serait victime...

A Troie, le roi Priam a appris que son vieil ennemi Agamemnon a augmenté son pouvoir en plaçant son frère sur le trône de Sparte. Il décide d'envoyer un ambassadeur, porteur d'un traité d'alliance avec Sparte, dans l'espoir de détacher Ménélas de l'influence de son belliqueux aîné. C'est le prince Pâris qui est choisi, mais il est fort mal accueilli par les rustres Spartiates. Sous l'influence d'Agamemnon, Ménélas a la malencontreuse idée d'humilier Hélène en la contraignant à s'exhiber nue devant les princes égéens. Et devant Pâris.
Ayant pris connaissance du message de Priam, Agamemnon le jette au feu avec mépris, sous les yeux mêmes de l'ambassadeur Troyen.
Plus tard dans la nuit, Pâris empêche Hélène morte de honte, de se suicider en se précipitant d'une terrasse du palais. Et ce qui devait arriver... arrive. Les deux jeunes gens se reconnaissent mutuellement pour l'image qui hante leurs rêves respectifs. Aidé par Hélène, qui déjoue les traquenards tendus par Agamemnon, Pâris rembarque pour Troie - et la jeune femme se joint à lui.

La flotte des princes égéens prend la mer pour aller à Troie réclamer la reine enlevée à son mari. Parmi eux est Achille, le roi des Myrmidons, un colosse au crâne rasé qui combat sans armure (il est invulnérable). Tout comme Agamemnon, il se moque bien des déboires matrimoniaux de Ménélas : il a choisi une vie brève mais glorieuse, et ne respire que le massacre.
Malgré les récriminations de Cassandre, Priam décide de faire bon accueil à l'adultère Hélène, eu égard aux circonstances. Le vieux roi rejette l'ambassade d'Ulysse et Ménélas. L'armée des Egéens s'avance dans la plaine pour faire diversion, tandis qu'un audacieux commando conduit par Agamemnon en personne, Achille et Ménélas tente un débarquement par le quartier du port. Les Grecs font un grand massacre de Troyens auquel Hector et Pâris échappent de justesse, se sauvant mutuellement la vie. Hector commence à estimer ce frère par qui le malheur est arrivé sur Troie. Peut-il croire les vaticinations de cette sœur qui lui a répondu : «Pas de questions, si tu ne veux pas de réponses !»

Cassandre a prédit une guerre de dix ans, au cours de laquelle Troie et ses alliés subiront les pires tourments, et qui ne s'achèvera qu'avec l'objet de la malédiction. «... Plus d'eau, plus de nourriture, plus d'air. Pourquoi refusez-vous de me croire ? - Parce qu'on ne doit pas te croire», s'obstine Priam avant de faire enfermer dans un cachot cette fille qu'il croit folle.

Finalement, les deux partis conviennent d'en finir en réglant tout par un duel opposant les premiers intéressés : Pâris et Ménélas. Agamemnon a remis à son frère les javelots de leur père Atrée, dont le fer est enduit d'une drogue thrace («... au moyen de laquelle les Thraces chassent les singes») qui déconcentre celui qui en est blessé. A la première estafilade reçue de son adversaire, Pâris se met à tituber, son regard se voile. Ménélas en triomphe aisément. Mais une brume envoyée par Aphrodite soustrait les deux combattants aux regards des armées grecque et troyenne. Les deux antagonistes se retrouvent assis l'un à côté de l'autre, épuisés. Stupéfait, Ménélas a la révélation de sa tricherie, ou plutôt de celle que son frère lui a fait endosser. Alors Pâris lui ouvre les yeux : Hélène n'est qu'un prétexte à la guerre.
Hector propose de remettre au lendemain ce duel sans vainqueur, mais le brutal Achille veut une solution immédiate et lui lance un défi. Avec arrogance, il tourne son dos nu, invitant son ennemi à y planter son arme. «Ce n'est pas ainsi que je me bats», déclare Hector, déconcerté. «Moi si !», rétorque Achille en se retournant brusquement et, dans le même mouvement, il lui plante sa javeline dans le ventre.
Le soir, pendant qu'Achille s'acharne sur le cadavre d'Hector qu'il a, par les pieds, attaché à son char, Hélène se faufile dans le camp grec, espérant se rendre à Ménélas pour faire cesser la guerre. Craignant de voir ses plans ruinés, Agamemnon l'en chasse. Pâris, qui l'y avait discrètement suivie, tue Achille en lui décochant une flèche dans le talon. Surviennent les archers troyens qui avaient de loin suivis leur prince. Leur tir couvre la retraite de Pâris et Hélène. Mais Agamemnon, qui s'est faufilé jusqu'à eux, poignarde traîtreusement Pâris.

Se pourrait-il que la guerre finisse faute de combattant ? Un jour, l'aube se lève sur le camp abandonné des Egéens. Les Troyens y trouvent un cheval de bois qu'une victime expiatoire grecque - Sinôn, enterré jusqu'au cou - leur apprend être une offrande dédiée aux dieux, pour s'assurer un bon retour. Les Troyens introduisent le cheval de bois dans leur ville, abattant les portes. La nuit, Ulysse, Ménélas et quelques autres sortent du ventre du cheval, tandis que Sinôn envoie le signal destiné à l'armée, revenue à la faveur des ténèbres. Et c'est le massacre. Agamemnon égorge le roi Priam de ses propres mains. En vain, Hélène le supplie de faire cesser la tuerie : Agamemnon lui rappelle qu'il n'y aura pas de pardon possible, au terme de cette guerre qui lui a coûté sa fille Iphigénie. Et il entreprend de violer sa belle-sœur sous les yeux de son mari Ménélas.
Pendant que ses hommes mettent la ville à sac, Agamemnon profite des commodités du palais. Après Hélène, qui gît-là nue et prostrée, le Roi des Rois se divertit d'une autre captive. C'est alors que survient son épouse Clytemnestre qui l'enserre dans un filet et le poignarde sauvagement dans la piscine, vengeant Iphigénie. Clytemnestre emmène sa sœur Hélène, autre innocente victime du Roi des Rois, sur les épaules de laquelle elle a jeté une couverture. Retrouvant son mari plus tard, Hélène lui offrira sa nuque pour qu'il lui tranche la tête. Ce serait pour elle une délivrance car elle n'appartient qu'à Pâris, souligne-t-elle. Patiemment, Ménélas lui explique alors qu'il n'est pas Agamemnon, et lui offre de revenir à Sparte. C'est en femme brisée et résignée qu'Hélène accepte...


nota bene: le texte ne viens pas de moi
Shinje
06/01/2006 18:06
Si je pouvais découvrir un moyen d'échapper à ma destinée,est-ce que je le mérite?
Apprenti Lige

Et hop, ce soir je vais au ciné...le hic c'est que vu que j'ai choisi le film la dernière fois, c'est à ma copine de choisir...Elle a choisi "esprit de famille" je crois, comédie américaine . Et moi qui voulais aller voir "Lord of War" avec Nicolas Cage.... snif. Enfin bon, peut-être que je serai surpris par ce film.... Vous verrez ce soir quand je rentrerai
Seadoral
06/01/2006 18:49
Frère loup: Tia mi aven moridin isainde vadin

"Lord of War" avec Nicolas Cage
Quelqu'un l'a vue et peu donner son avis parce que je voudrais aussi aller le voir et jaimerais m'assurer que ce n'est pas un navet
al'Callaendor
06/01/2006 20:23


J'ai vu la première parite de Spartacus 2004 avec Goran Visjnic en anglais. Je n'ai pas celui avec Kirk Douglas, mais la "remake" est très bien...je suis vraiment étonné surtout lorsque j'ai vu que le budget était de 20 millions de dollars...
Galain
06/01/2006 20:34


le budget était de 20 millions de dollars...

le budget d'un film de determine pas sa qualité même si dans certain cas sa peut aider dans d'autre sa ne fait que empirer le film en le rendant seulement commercial, les film a gros budget on souvent pour seul interet de se vendre vite et bien et non pas d'apporter de la qualité.
enfin je pense...
al'Callaendor
06/01/2006 22:08


Réussir à recrée la Rome antique, des combats de gladiateurs et plusieurs combats avec des armées de plusieurs milliers d'homme avec 20 millions de dollars, c'est étonnant...surtout si on sait que le budget de Gladiator était de 103millions...
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