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Cinéma : films préférés... et les autres
(Sujet créé par Caramon Bornhald l 03/11/03 à 18:22)
non favori


Topic déjà ancien, au nom légèrement modifié pour permettre un meilleur repérage (et qui de toute façon convient mieux ).
On parle ici de films (et donc aussi d'animation), mais pas de séries télé. Le but est de regrouper des avis personnels sur des films, de préférences sous forme de critiques construites, mais les annonces de sortie sont également acceptées.



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Maèlyne
26/01/2006 09:03
Acceptée Pyromule

ca me rappelle la fois où avec ma meilleure amis, on étais fraichement celibataires et on decide d'aller se reconter nos deboires et refaire le monde (et surtout le hommes) autour s'une pizza...
quand le serveur nous voit arrivé, il est un peu gené,vas voir son parton qui nous designe une petite table derriere la porte de la cuisne, qu'il tire un peu plus sous l'escalier... La on comprend pas trop, surtout qu'il reste apparement des places en terrasse...mais bon, c'est peu etre reservé.
Mais a force de coups d'oeil en coin et de couples amourachés aux autres tables, on comprend... c'étais le 14 fevrier! ca nous a bien fait rigoler qu'ils nous prennent pour plus que 2 bonnes copines! alors on a commencé à en rajouter, rien que pour embeter le patron parce qu'on trouvait pas ca trop normal qu'il nous ait presque interdit l'entrée pour garder sa reputation... N'empeche qu'on na jamais ete servies aussi vite!
Du coup on a gardé la technique pour quelques occasions du genre quand on vas en boite, on s'affiche un maximum dasn les bras l'une de l'autre, ca doit faire peur a ces messieur car la on se fait moins derangé par les gros lourd de services, les mister drague , et ce genre d'epece que l'on trouve en ces lieux!
Pratique et tellement drole!
Gablebo
28/01/2006 12:05
There's something rotten in the kingdom of Blizzard...
Chevalier du Haut Verbe
ex Responsable des CL / Membre du Conseil RP / Modérateur / Newser

Je suis allé voir BrokeBack Mountain hier.

C'est un très bon film, et qui plus est enrobé pour moi par deux bonnes surprises. La première arrive avant le film, en arrivant au ciné avec ma miss ciné (j'ai deux accompagnateurs favoris et distincts pour le cinéma, une amie et un ami), je constate que le "grand cinéma" du centre ville projette des films en VO ! ENFIN !

C'est donc avec un fort accent texan que j'ai découvert l'histoire d'Ennis Del Mar (on est d'accord, c'est un nom de merde) et de Jack Twist.
Le Sergent Hartman disait qu'il n'y avait que des taureaux et des pédés au Texas. Avait-il raison ? Au vu de ce film, non. Certes il y a des taureaux et des pédés (merde c'est vrai en plus) mais y'a aussi des gros cons, et quelques femmes qui font de leur mieux pour se faire une place, et pourquoi pas se faire aimer. Mais c'est pas gagné.
Les deux personnages principaux ne sont pas gays au sens strict. Je dirais plutôt qu'ils sont bisexuels, et donc attirés autant par les femmes que par les hommes. Ou plutôt qu'ils sont attirés par les femmes et amoureux d'un homme. En tout cas c'est plus subtil que ça n'en a l'air, au delà de l'image de deux tantes dans une tente.
Si la situation est difficile pour nous spectateurs, elle est évidemment encore plus pour les personnages. On suit donc l'histoire de ces deux cow-boys sur près de 20 ans, du milieu des années 60 au milieu des années 80. Le travail de vieillissement est d'ailleurs assez réussi, et même si on peut avoir des doutes sur les goûts de cette époque notamment en matière de moustache , il est assez impressionnant de se rendre compte qu'on a beaucoup de mal à imaginer que les acteurs "étaient jeunes" au début du film. Petite bedaine (mais pas trop), quelques rides (sans plus non plus), et en quelques touches le tour est joué.

Concernant l'histoire, elle reste assez classique, même si bien sûr le contexte socio-culturel ajouté à l'homosexualité la place sur un plan différent. Les émotions sont là, en tout cas pour quelqu'un que l'homosexualité masculine ne rebute pas donc.
Paysages magnifiques, acteurs sans défauts notables... que demander de plus ? Jake Gyllenhaal n'est plus Donnie, ça se voit dès les premières minutes (un peu caricaturales dans les plans de regard entre les deux futurs amis/amants), et on retrouve même la petite blonde potelée de Dawson .

J'en entends qui se demandent encore quelle est la deuxième surprise de ce film ? Elle arrive à la fin, pendant le générique. La dernière chanson commence, pendant que les premières impressions s'échangent à voix basse dans la salle. En moi-même je me dis "ah, elle est bien cette chanson !". Je fais très attention à la BO dans films que je regarde, et là c'était la première fois du film qu'une chanson me frappait. Tout en discutant, j'écoute plus ou moins ditraitement, en me disant que je connais fortement cette voix...
Non... c'est pas lui quand même... pourtant... si... ça se pourrait... il milite pour les droits homosexuels en plus... cette voix... unique entre toutes... voilà les titres qui défilent...

EH OUI, C'EST RUFUUUUUS WAINWRIIIIIIIGHT !

Vala, ça m'a fait drôlement plaisir !
Une chanson que je ne connaissais pas, probablement extraite du premier album, le seul que je n'ai pas (merci à Claire en passant ). Ou mieux, composée pour le film, ce qui n'est pas impossible !
Maker Makes, pour le titre. La cerise sur le gâteau.
Nayla
28/01/2006 18:15
Jadis, Aes Sedai de l'Ajah Verte.
Gniéhéhé

Ah bah j'ai bien envie de le voir lui tiens... Allons donc voir la programmation de mon ptit Méjan. Avce de la chance je l'ai en VO.
Isaeda
29/01/2006 12:19
Pourvoyeuse-de-Vent
Nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert

Je suis allée le voir hier soir et je ne regrette pas le moins du monde! Bien que le rythme au début soit un peu lent (ils auraient pu raccourcir) après ça file tout seul et on aimerait que ça ne finisse pas. Que dire de plus après la longue critique de Gab sinon que c'est un film, comment dire... poignant. La fin est brutale et déchirante à souhait; j'ai failli en pleurer (serais-je trop sentimentale ou alors Jack Twist a-t-il un trop beau minois? ) En tout cas je n'ai pas fermé les yeux devant les moments d'amour entre hommes, même si au début ça m'a surprise. Même si on peut ne pas aimer l'ambiance Texas, cow-boy, rodéo, le film en lui-même est l'un des rares d'où je sois sorti avec un petit quelque chose en plus, je sais pas quoi... M'enfin, à voir, ne serai-ce que pour la beauté des paysages du Wyoming
Eléa
31/01/2006 12:38
modérateur
Aes Sedai
Co-resp de la Tour Blanche
demi-Fluffy


Hier soir je suis allée voir The KIng premier film de James Marsh avec William Hurt et Gael Garcia Bernal

Je suis ressortie avec une impression mitigée et à voir le regard de mon amie sur moi je devais avoir la tete mitigée aussi

Ce film parle de la relation au père: au père spirituel, au Père qui est aux cieux , au père biologique, au père de la Paroisse ... les termes abordés sont "choquants" inceste, meurtre ... je mets des guillemets car soit c'est moi qui n'est plus choquée par rien soit la mise en image de cette violence ne me touche pas

Comme a mon habitude j'ai lu les critiques après avoir vu le film. Certains parlent de suspense, de tension énorme lors de la dernière scène,d'autres d'un "éclatement de violence quasi biblique" (oui oui le critique devait etre barré dedans ) moi je n'y ai vu que lenteur et asphyxie des sentiments ... chaque acte aussi violent qu'il soit ne suscite aucune réaction que ce soit chez la victime ou chez le criminel... et chez moi non plus d'ailleurs... meme si William Hurt est comme a son habitude excellent et Gael Garcia Bernal est étonnant. Laura Harring ne fait quand a elle qu'une brève apparition ce qui est dommage ...

Ce qui fait la richesse de ce film c'est son coté documentaire... le réalisateur est d'ailleurs connu pour cela dont Troublemen sur la dernière année de vie de Marvin Gaye.

Bref ce film donne une image édifiante, affligeante, effrayante de l'Amérique croyante ... dans la ville de Corpus Christi (fallait le faire ) le pasteur est La Voix, toute la communauté se réunit pour écouter la parole de Dieu et la jeunesse chante des hymnes a la gloire de Jesus sur de la musique rock ... celui qui est hors de l'Eglise est hors de la communauté ... ce film fait aussi écho au débat actuel sur l'Evolution car on y voit le fils du Pasteur demander a son école que les cours sur l'Evolution selon Darwin soient supprimés ou tout au moins contrebalancés par des cours sur ce qu'ils appellent the "intelligent design", Dieu est le grand architecte c'est bien connu

C'est cette valeur documentaire, cette manière de disséquer l'Amérique et le Texas, la Religion qui donnent a ce film son plus grand interet


Gablebo
02/02/2006 01:35
There's something rotten in the kingdom of Blizzard...
Chevalier du Haut Verbe
ex Responsable des CL / Membre du Conseil RP / Modérateur / Newser

Ce soir au ciné il y avait une soirée spéciale sur le paysage au cinéma, avec la diffusion en VOST de Badlands (La Balade sauvage en VF, de Terence Malick, avec Martin Sheen, Sissi Spacek, 1973) et Taxi Driver (de Scorsese, avec De Niro, Judie Foster, Harvey Keitel, 1972) pour 6 €uros les deux.
Donc déjà c'était une super bonne affaire, mais ça s'est confirmé à la caisse. J'arrive, je demande les places, je prépare mon arg...
- C'est gratuit monsieur.
- Comment ?
- C'est gratuit. C'est la Fac qui organise.
- Ah... ben merci .

Sur les annonces ils mettaient 6 euros, et puis bah... c'est cool quoi .
Un mot sur les films demain, là dodo !
Okanu
03/02/2006 22:59


Taxi Driver est vraiment génial.
Par contre je connais pas l'autre alors j'attend ton avis
T'as vraiment du bol Gablebo, moi quand j'étais à la Fac j'avais pas des soirées de se style. En fait c'était plutot beuverie
Guerverine
03/02/2006 23:41
Entre Ici et Là-Bas...

Je suis allée voir Good night and good luck et je dis

Un beau noir et blanc, une superbe ambiance 50's avec musique jazzy et subtile mélange de documentaire/fiction.
George Clooney est décidemment un bon réalisateur pour ceux qui en doutait après Confession of a dangerous mind
Sur fond de maccarthysme, le film dépeint la télévision des années 50 et s'achève sur un pb d'actualité : la télévision doit elle être forcément débilisante ? ne peut elle pas être intelligente ?
En sortant, on suffoque après avoir respiré la fumée des cigarettes qui jamais ne s'éteignent dans le film et avec une folle envie d'écouter la BO en regardant une émission de Ed. Murrow de l'époque.

Demain, Pride and Prejudice
Noemy
05/02/2006 11:43
Responsable de l'Encyclo

Le 8 février sort une film qui a été tournée en Namibie nommé "La piste". Etant donné qu'il n'est pas encore sorti, je ne vous dirais ce que je pense du film a part que sur le site officiel du film il y a des photos absolument sublimes de la région nord du pays.
Galain
05/02/2006 12:06


je vient de regarder grand écran et il dise que le film en lui même est fade mais que les paysage sont sublime...
Durandal
05/02/2006 14:07
Absolumineusement

Pour ma part, je me dis que étant donné que c'est le realisateur d'Hymalaya, l'enfance d'un chef, cela doit être un bon film. j'ai vu la bande annonce et même si ca peut parraitre gniangnian, juste pour les paysages, et le depaysement, j'irai le voir.
Ithilarin
05/02/2006 14:13
Ménestrelle

JE viens d'entendre parler de ce film dans Ubik, ce matin même

Il a vraiment l'air magnifique. Je crois que le nom du réalisatuer est Eric Valli, et c'est sa propre fille qui tient le rôle principal.

Au fait, est-ce que quelqu'un est allé voir les "nouveaux" Bronzés?
Je n'ai pas vu d'extraits, et me demande bien ce que ça peu donner... J'espère qu'ils ne sont pas tombés dans le ringard pathétique
Durandal
05/02/2006 14:31
Absolumineusement

C'est un peu la crainte que j'ai au sujet des bronzés 3!

Il y a eu un tel battage publicitaire, que cela me laisse de marbre... C'est un peu comme d'habitude, jouer sur la corde sensible du chauvinisme cinématographique de masse, en portant aux nues des acteurs qui étaient certes remarquables dans les premier opus (remarquables par leur spontaneïté, leur vigueur devant la camera.) et qui ont veillis aujourd'hui. Hormis Michel Blanc qui a "bien" vieilli (Cf, "Je vous trouve très beau" et Marie-anne Chazel), Clavier, Balasko se cantonnent dans leurs rôles habituels de Monsieur GneGnejesuisjacquouillelafripouille pour Clavier, et de secretaire légére pour Balasko, il n'y a pas d'innovation.
Je ne l'ai pas vu, j'ai juste vu plusieurs bandes-annonces, et je crois que c'est à cela qui faut s'attendre. Enfin au risque de me faire lyncher par les inconditionels Bronzéistes qui ont cristallisés autour de merveilleuses soirées en famille, avec une tasse de café, et un bout de chocolat à la main, je dirai pour finir que les redites et les suites, et surtout vingt ans après ne sont pas toujours des succés.
ysandell
06/02/2006 19:05
Lisez Khimaira
Ménestrelle [/link]
I like being a mess. It's who I am.

J’ai envie de prendre le temps de poster… pour parler de Tesis, d’Alejandro Amenabar

Ce qu’il faut que vous sachiez d’emblée, c’est que j’ai envie de vomir rien qu’en écrivant ce titre : non pas parce que ce film est nul, mais parce qu’il est profondément traumatisant, choquant, terrible, horrible… ment génial.
Dix ans ont passé depuis le tournage de ce premier film du talentueux espagnol (d'origine chilienne, soit ) auquel on doit l’excellent Ouvre les yeux (qui a donné lieu à un très bon remake, Vanilla Sky –ne ratez pas la BO, au passage), le sublime Les Autres et Mar Adentro que j’ai malheureusement raté lors de sa sortie, mais je vais sauter sur le dvd dès que possible, car je fais confiance les yeux grands fermés (référence, référence…si, si. Traduisez l’expression en anglais pour comprendre. Oui, je l’aime passionnément. Comme les longues parenthèses, quoi.) à ce réalisateur
Dix ans et le sujet n’a hélas pas pris une ride…

L’histoire ? Angela écrit sa thèse sur la violence dans les médias audiovisuels : pourquoi y-a-t-il autant de violence dans ces médias ? Qu’est-ce qui nous fascine en elle ? Quelle dose de violence peut-on supporter ? Faut-il céder ou non à la demande du public : toujours plus de violence pour plus de spectacle ? (à propos de la réflexion information/spectacle, petit message subliminal : allez voir Good night and good luck) Jusqu’où l’image peut-elle aller pour l’information/le divertissement, où finit l’information et où commence alors le voyeurisme ? Jusqu’où peut-on filmer ? Dans le cadre de ses recherches, elle demande donc à son directeur de thèse de lui donner accès à des vidéos ultra-violentes. Quoique embarrassé par cette demande, celui-ci s’exécute, trouvant lors de ses recherches une salle secrète attenant à la cinémathèque qui recèle de curieuses cassettes numérotées.

Angela le retrouvera mort dans une salle de projection. Mort d’avoir regardé une de ces K7s.

(non, ce n’est pas Ring revisité)

Mais qu’a-t-il vu ?

Angela tentera de regarder la vidéo seule : paniquée, elle règle le contraste de l’écran jusqu’à ce qu’il soit noir et que ne reste plus que la bande-son : d’abominables hurlements de femme s’élèvent alors… Il lui faudra l’aide/la présence d’un autre étudiant, Chema, spécialiste des films extrêmes (de l’horreur au porno), propriétaire d’un appartement aussi glauquissime et macabre que fascinant (peuplé de mannequins hérissés de pics sanguinolents, décoré des peintures aussi atroces qu’étranges…), pour pouvoir aller jusqu’au bout de la découverte.

La bande contient un snuff movie : on y filme en plan-séquence une jeune femme que l’on passe à tabac avant de la torturer… et de la dépecer à la tronçonneuse. A la violence insoutenable du concept se mêle une autre révélation : bien vite, Chema identifie la jeune femme. Il s’agit de Vanessa, une ancienne camarade mystérieusement disparue deux ans auparavant. Commence alors une enquête sur les pas des tueurs et un film entre slasher et thriller, d’une redoutable efficacité, à la réalisation d’une intelligence perverse… Il devrait d’ailleurs être interdit de réaliser des films aussi prenants et géniaux à vingt et un ans seulement.

Amenabar réussit en effet à nous faire entrer en symbiose totale avec son héroïne pour mieux cerner la dualité présente en chacun de nous : nous condamnons la violence et sommes capables d’actes extrêmes, la mort et le morbide nous dégoûtent et nous fascinent d’un même élan. Qui n’a pas connu cette scène emblématique du film (qui lui sert d’ailleurs d’affiche) où Angela pose ses mains sur ses yeux pour ne pas voir l’horreur de ce que l’écran s’apprête à révéler et finit par écarter les doigts pour voir sans voir, car imaginer à partir des sons est peut-être plus terrible encore que d’être confronté à l’horreur même ? Il faut d’ailleurs saluer le jeu magistral orchestré par le réalisateur autour du son et de la lumière : il choisit souvent, avec beaucoup de pertinence et d’ingéniosité, de faire comprendre plutôt que de montrer, de suggérer pour mieux faire ressentir l’horreur et nous imprégner de cette thèse interrogeant notre société trop pleine d’images… Ce sont moins les prises de vues que le fond qu’elles interrogent qui nous happe et nous terrifie : la conclusion est d’ailleurs monstrueuse au possible et apporte un écho frappant aux plans d’ouverture (aussi choquants que redoutablement bien pensés).

Un scénario habilement ficelé, une réalisation pleine de coups d’éclats, revisitant quelques poncifs des slashers avec beaucoup d’ingéniosité, des acteurs excellents formidablement bien dirigés…pour une entrée fracassante dans le monde du cinéma et une thèse brillante sur un thème hélas trop familier…

Je le conseille à tous les cinéphiles.

Voilà… Mon dernier gros coup de cœur en salle va à Jarhead. Mais je n’ai pas le temps d’écrire une critique pour celui-ci, désolée, il faudra me croire sur parole.
Elora
06/02/2006 22:28


Sheitan

Je ne sais pas trop qui dire de ce film.

Il est bien fait, les acteurs sont très bien, Vincent Cassel donne des sueurs froides.
La moitié du film on rigole et puis après.... ca devient assez dérangeant au point qu'à la fin du film j'avais presque envie de vomir devant certaines scènes.

Original dans le genre et premier film du réalisateur très prometteur.



Noemy
06/02/2006 22:57
Responsable de l'Encyclo

Voila, "Un monde meilleur" vient de se terminer et j'ai à mon actif une dizaine de mouchoires humides (de la larme)...j'aime beaucoup ce film, il est tres émouvant et l'histoire, bien qu'un peu utopique, est vraiment charmante.
Elora
16/02/2006 11:07


Munich

Vraiment un très très bon film!!

J'avais un peu peur que ce soit un film pro-juif et bien non pas du tout. Je dirai même que c'est presque le contraire.

C'est filmé de façon très réaliste et ca vous prend au tripe dans la mesure où on a l'impression qu'il va y avoir une bombe qui va sauter d'un moment à l'autre.

On a vraiment l'impression d'assister à la fois à un film d'espionnage, un polar en plus de la toile de fond politique.

Ce qui est appréciable c'est que ce n'est pas un film moralisateur mais Spielberg ne fait que souligner que personne n'est ni bon ni mauvais.

Les personnages , loin des james bond et compagnie, sont d'une grande humanité et interpréter avec brio par els acteurs Eric Bana en tête.

Seul "défauts" : quelques longueurs vers la fin et j'ai eu le malheur de le voir en VF et le doublage est monstrueusement mal fait j'ai rarement vu ca.

Et puis bon je me suis rendue compte que j'avais quelque GROSSES lacunes (que je vais m'empresser de combler) au sujet du conflit le plus important de notre planète à mon sens car les enjeux et les répercussions n'impliquent pas seulement les israeliens et les palestiniens.






ysandell
16/02/2006 14:16
Lisez Khimaira
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En vrac, quelques avis sur les derniers films vus, en remontant le temps :

- Aeon Flux : heureusement que mon charmant accompagnateur a eu la même hallucination que moi pendant tout le film (est-ce Angelina Jolie ou Charlize Theron ?), sinon j'aurais eu peur Que dire ? C'est sympa mais ça s'oublie vite, l'histoire est archi-connue (la terre est dévastée, une poignée d'humais a survécu et a tenté de recréer une société parfaite... enfin pas tant que ça, la résistance s'organise et tente de percer les mystères de ce monde de jardins, tintintin !), les décors aussi, les effets spéciaux aussi, les costumes aussi, la musique aussi... Mais ça fait un bon film de petit déj', tant mieux, c'est ce qu'on souhaitait en faire ;p 2/5

- The King : je suis sortie aussi perplexe que dame Eléa envoûtée par le jeu de Gael Garcia Bernal et complètement abattue par le monde auquel le réalisateur nous confronte. Une histoire mêlant quête du père/Père, inceste et religion d'une façon assez glauque et étouffante... non pas parce que le "suspens" est habilement mené mais plutôt parce que les personnages étouffent à s'exprimer et à se dire : est-ce en reflet du monde qui les abrite ou parce que le scénario a peiné à en saisir les subtilités ? J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce film et en suis ressortie... incertaine. J'ai certainement dû passer à côté de quelque chose. 3/5

- Toute la beauté du monde : un film que j'attendais en trépignant et je ne fus pas déçue Marc Esposito, après Le coeur des hommes, nous offre une belle histoire pleine de tendresse et de sincérité, une histoire d'amour délivrée avec beaucoup de justesse (sans tomber dans l'explosion de guimauve). L'histoire d'un homme qui tombe amoureux d'une jeune femme en deuil et qui va lui réapprendre à aimer, la vie pour commencer, entre Arles et Bali. Ca se confirme : je ne l'aime pas en chanteur, mais Marc Lavoine est un excellent acteur, qui forme avec Zoé Félix, toute en douleur rentrée, un très beau duo.
5/5

Prochaines sorties prévues : Fauteuils d'orchestre (rien que pour le casting ; ça commence par un A et ça finit par lbert Dupontel), The new world (Terrence Malick ), Walk the line (Johnny Cash ), Syriana (Gaghan/Clooney/Soderbergh, le trio invincible) et L'ivresse du pouvoir (Chabrol et Huppert, qui dit mieux ?). Je suis bien tentée par The ballad of Jack & Rose aussi... trop de bons films à voir, que de belles heures en perspective !

Si je m'en tiens à mon principe huit heures de révisions = un film, ça devrait tenir dans mon emploi du temps
Eléa
16/02/2006 16:51
modérateur
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Je suis allée voir Walk the Line hier

Franchement je suis ressortie enchantée C'est vraiment un très bon film ... la musique reste en tete comme la voix de Joaquin Phoenix j'ai été très agréablement surprise par Reese Witherspoon qui pour moi n'était pas bonne a grand chose. Mais dans le role de June Carter elle est très juste et souvent touchante Je vous le conseille chaleureusement

PS j'écoute la BO en boucle j'ai l'impression d'etre de nouveau petite et d'écouter les disques de papa

Je suis rassurée que Dame Ys soit aussi perplexe que moi devant The King Chère ménestrelle es tu allée voir The Constant Gardener?

ysandell
16/02/2006 18:49
Lisez Khimaira
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Oui, je pensais même t'avoir envoyé un texto en sortant de la séance parce que je pensais à toi mais j'ai dû me contenter d'y penser très fort, justement

The Constant Gardener est mon énorme coup de coeur du mois de janvier (peut-être le film qui m'a fait le plus pleurer au mois de janvier aussi...) : c'est un pur chef d'oeuvre, sensible, humain, magnifique, servi par des acteurs exceptionnels. A la fois désespérant (les derniers plans...) et comme un chant d'amour à l'humanité, malgré tout. J'adore la lumière de ce film, la sensation douce-amère qu'on en retire. Si Lord of War est un bout d'Afrique vu par la lorgnette des trafiquants d'armes, ce sont ici les grandes industries pharmaceutiques qui sont en ligne de mire à travers un thriller social doublé d'une histoire d'amour brûlant (pour une femme, et à travers elle, pour l'Afrique). C'est un film éprouvant, intelligent, esthétiquement sublime... Elles sont fascinantes, ces images de l'Afrique dans toutes ses couleurs moirées, dans ses paysages lunaires comme dans ceux de la détresse, celle des bidons-villes infestés par le sida et la tuberculose (*). Fascinant aussi le montage ou les jeux de lumière et de flash-back : pour ce qui est de la lumière, je pense aux premiers plans, où Tessa est engloutie par le blanc, comme déjà fantôme... J'ai été bouleversée par l'histoire, l'interprétation et la réalisation (traduction: j'ai pleuré pendant les trois quart de la séance et toute la soirée qui a suivi, pour le plus grand "plaisir" de mes parents ).

Je m'étais orchestré un petit combat Lord of War contre The Constant Gardener, le deuxième a gagné de peu... pourtant j'ai vraiment adoré le côté divertissement cynique du premier. Je n'en attendais pas moins du réalisateur de mon bien-aimé Gattaca et autre Truman Show

J'ai lu le livre de John le Carré peu après avoir vu le film (CG) et le recommande également.


(*) autre paysage qui m'a fascinée jusque dans l'horreur, au cinéma, ces derniers temps: les plans de désert dans Jarhead. Déserts craquelés, boursouflés par une pluie de pétrole où erre, affolé, un étalon littéralement ruisselant de la folie des hommes, déchirés par les attaques aériennes. Entre rougeoiements terribles, sables aveuglants et noirceurs porteuses de mort...

D'ailleurs, chère dame Eléa, si tu as l'occasion de voir celui-ci... c'est un très bon film, étonnant, anti-spectaculaire mais au propos frappant.
Je ne savais pas qu'il était adapté d'un livre, écrit par le héros-narrateur (très bon Jack Gyllenhaall) : l'histoire vraie, donc, d'un jeune marine, de sa formation jusqu'à sa "participation" à la première guerre du golfe : les guillemets sont de mise car on voit surtout l'attente de cette troupe de jeunes qui, entre deux références à Full metal jacket (la scène d'ouverture y fait une flaaaagrante référence) et Apocalypse Now, reflète le traumatisme profond du Viêtnam et l'évolution du concept de guerre...
Ces jeunes sont dépassés par les guerres modernes, ils attendent on-ne-sait-quels-clichés qui ne viendront plus, se façonnant jusqu'à devenir des marines types, réclamant leur part de combat (il y a une petite remarque qui m'a frappée à un moment: "c'est la musique du Viêtnam, ça, on ne peut pas avoir la nôtre?"), désespérés, perdus dans un monde évoluant trop vite et qui les dépassent. Esprits vides/vidés, perdus. Traumatisés. Corps façonnés mais inutiles. C'est d'ailleurs un propos qui encadre le film : un homme apprend à manier un fusil, faire la guerre.. plus tard, il pourra toujours acheter une maison, aimer une femme, avoir des enfants... au fond de lui restera l'image du fusil et celle du soldat. "We're still in the desert" (dernière réplique, je la trouve très belle).

Constat assez déprimant qui laisse un goût de mélancolie dans la bouche, avec des images de désert entêtantes. Un film plein d'une humanité fissurée... Qui m'a fait trèèèès lontainement penser à La ligne rouge, superbe film de Terrence Malick un brin élégiaque, très proche lui aussi des interrogations des hommes... D'ailleurs, dans Jarhead, le héros est pris en train de lire L'Etranger de Camus... joli signe, non ?

Voili voilou. Si ça peut te décider, il y aussi Peter Sarsgaard dedans (Mark dans Garden State)

Rien à voir, mais Lunar Park est un chef d'oeuvre, n'ayons pas peur des mots.
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