La Pierre de Tear fait peau neuve ! L'aventure continue sur www.pierredetear.fr !
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There's something rotten in the kingdom of Blizzard...Chevalier du Haut Verbeex Responsable des CL / Membre du Conseil RP / Modérateur / Newser
Je suis vraiment désolé, mais je viens encore d'avoir une vision dont j'ai un peu honte en lisant le post de Feldwyn au sujet de tentation pour saisir une perche visqueuse et fragile...
*va se cacher piteusement et tente de se persuader de sa capacité à avoir des pensées politiquement correctes...*
Merci au Monde nous faire découvrir cet homme extraordinaire qu'est François Arago. Au même titre que des hommes tels François Rabelais, on les croirait extraits d'un roman ...
Lisez KhimairaMénestrelle [/link] I like being a mess. It's who I am.
Dom
Je te conseille alors un livre (il est cher mais il est superbe, et indispensable quand on aime Segalen )qui fait mes grandes joies le soir quand je veux voyager :
"Victor Segalen, Voyageur et Visionnaire", c'est édité par les éditions de la BNF. Ce livre a été publié à l'occasion d'une expo à la bnf, et il est tout simplement superbe: textes clairs et enrichissants, documentation riche et passionnante, et surtout de sublimes photos....
Avez-vous vu le documentaire "Être et Avoir", de Nicolas Philibert. Cela raconte la vie d'une classe unique en Auvergne. J'ai beaucoup aimé ce film.
Que pensez-vous du fait qu'il traîne en justice le réalisateur pour 250000 € ? : «Etre et avoir»: l'instit préfère avoir
De mon côté, je trouve ça un peu osé de sa part ... Je pense que si on paye quelqu'un pour un documentaire, la véracité de ce documentaire peut trés bien êter altérée par cette somme d'argent.
La méthode me choque mais pas le fond.
L'instituteur s'est beaucoup investit dans ce film et c'est normal qu'il soit retribué et le système de dons pour l'école ne l'aurait pas rémunéré ... Si le film a généré de gros bénéfices c'est en partie grace à lui. Et le fait qu'il dise adorer participer à la promotion du film n'est pas un argument pour ne pas le dédomager. Enfin quoi ! On ne va pas arrêter de nous payer parce que nous aimons notre travail ...
L'accusation de contrefaçon est beaucoup plus perverse ... ça sent l'idée de juriste ça ! Attaquer sous tous les angles possibles pour récupérer un max de pèze...
Méliane, je ne suis pas d'accord avec toi (on a enfin réussi à trouver quelque chose ).
Dans ta logique, pourquoi les parents des gamins ne portent-ils pas l'affaire devant la justice ? Leurs gamins ont tout autant participer au documentaire que l'instit. De plus, par rapport à l'argument d'arrêter d'être payé quand on aime son boulot, je te rappelle que l'instit était payé par l'Education Nationale durant le tournage : il percevait bien un salaire pour son travail.
Je pense en fait que le probléme se situe davantage sur le fait de savoir si être l'objet d'un documentaire est un travail qui mérite rétribution ? Personnellement, je ne le pense pas, car, dans ce cas, on est payé pour ce que l'on est, et pas ce que l'on fait. D'une part parceque je crois au pouvoir néfaste de l'argent, et que je considére qu'être payé change la nature des rapports humains et sa propre nature. D'autre part parcequ'être uniquement payé pour être soi, c'est quelque chose qui me choque : cela se rapproche de l'apologie du moindre effort que l'on nous présente constamment à la télé (Nolwenn n'a pas forcément gagné la Starac parceque c'est elle la plus douée, mais aussi parceque c'est celle que tout le monde préfére). Cela est trés dangeureux et à double tranchant : si on aime quelqu'un aujourd'hui pour ce qu'il est, comment vivra-t-il demain si on le déteste ? Contrairement aux acteurs, il ne pourra pas dire "Eh, ce n'est pas moi, c'est un jeu". D'ailleurs, si ce film nous avait montré un instit ignoble et pédophobe, aurait-il demandé rétribution ?
Je suis un fan absolu de l'émission Strip-Tease, sur France 3. De la même manière, si j'aprenais que les personnes filmées étaient payées, cela me choquerait profondément, car j'aurai dés lors l'impression que tout ce beau monde ne joue finalement qu'un jeu, celui de nous faire croire qu'on nous montre la vérité. Ce qui transforme un documentaire en fiction.
Tout ceci est trés personnel, je l'accorde, et mon horreur de l'argent (que je compare souvent au veau d'or dans la Bible) est sûrement excessive : on en a tous besoin pour vivre.
Mais nous vivons dans une société hypra-vénale et cela est peut-être ce qui nous perturbe tant et qui pousse certains à faire des choses atroces ...
Je suis "pour" l'uniforme à l'école (de façon temporaire, je l'espére). J'ai l'impression d'être un traître quand je dis ça, car cela m'aurait beaucoup choqué quand j'étais à l'école.
Mais, comme je le dis plus haut, je ne supporte plus le monde vénal dans lequel nous vivons. Et l'arrivée des marques dans les cours d'école constitue une avancée de tout ce dont j'ai horreur.
Je n'ai rien contre les écoliers eux-même. D'ailleurs, je pense que pendant des années, cette liberté de s'habiller n'a pas donné lieu à des dérapages.
Cependant, j'ai la sensation qu'aujourd'hui, nous sommes tous otages de ce systéme : en premier lieu, les enfants eux-mêmes, qui peuvent être jugés par leurs pairs sur l'apparence, sur la valeur de leurs vêtements, et non sur ce qu'il sont ; et les parents, qui ne disposent parfois que de trés peu d'argent et pour lesquels une certaine culpabilité peut apparaître.
Je pense que l'uniforme dimuera la violence à l'école.
Et on arrive à certaines dérives : le port du string en primaire. Je suis quelqu'un qui a toujours défendu une certaine idée de la liberté. Mais j'ai l'impression que, dans ce cas par exemple, une limite est franchie. Dans le même ordre d'idée, que dira-t-on quand sortiront les premiers vibromasseurs pour enfants ?
Même si je défend une sexualité sans tabou, l'idée qu'une telle chose puisse arriver me pose un vrai probléme de conscience.
Et surtout, pour revenir à l'uniforme, l'idée que les enfants soient éduqués par des marques de multinationales qui ont comme objectif de fidéliser les clients, ça me révolte. J'ai l'impression que la liberté de choisir s'est peu à peu transformé en liberté d'être choisi, que d'une liberté active, nous passons à une liberté passive.