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Vie de tous les jours (3)
(Sujet créé par Gablebo l 13/07/04 à 14:50)
Bah hé ! Bah la vie de tous les jours ! Les anecdotes, les faits qui vous marquent, les confessions, les conseils, les questions, les annonces, les trucs, les bidules, etc...
Y a rien de plus simple : suffit de dire en mettant de l'émotion que d'héroîques combattants sont morts pour la nation et n'ont pas eu l'occasion de contempler le majestueux vol des papillons durant leur vieux jours.
Désolé Sylesis, moi j'appelle ça mentionner, parler c'est au moins un paragraphe...
Chevalier un jour, Chevalier toujours ! Montjoie Saint Denis et Tutti Quanti !
Vala : ça parle d'insecte ( pyrale , c'est un papillon, non ? et de neurones, tu tries, mais je ne sais pas s'il y a le nombre , par contre tu as plus d'un paragraphe ! )
Réception du signal, intégration et réponse comportementale des mâles
Les expériences comportementales ont montré que les insectes mâles d'un phérotype répondent préférentiellement, voir quasi exclusivement si l'on considère le comportement de reproduction au sens strict, au mélange phéromonal émis par de les femelles de même souche qu'eux. Comme les composants du mélange phéromonal sont deux diastéréoisomères, cette observation suggère l'existence de structures succeptibles de discriminer finement la composition isomèrique du mélange. Quelles sont les structures anatomiques et nerveuses responsables de cette reception ? Quel sont les comportement induit par l'intégration des informations contenu dans le mélange phéromonal ?
Les antennes, le nez de la pyrale
Comme pour la plupart des insectes, l'organe olfactif de la pyrale du maïs est constitué par un ensemble de sensilles situé sur les antennes. Les sensilles sont des structures ressemblant à des poils qui emergent de la surface de l'antenne. Elles sont en relation intime avec des neurones dont le rôle est, selon le type de sensille, de tansformer une information (chimique ou mécanique) sous forme d'impulsions éléctriques, seule information intelligible par le système nerveux. Le schéma ci-desous présente l'organisation générale d'une sensille.
Schéma de sensille (cours F. Marion-Poll)
Il existe différents types de sensilles. Les sensilles responsables de la réception des phéromones sexuelles sont les sensilles trichodéa. En leur sein, les composants du mélange phéromonal se trouvent au contact de neurones sensoriels chargés de traduire le message chimique en un message nerveux de nature électrique. Ces neurones baignent dans la lymphe sensillaire, milieu aqueux inaccessible aux phéromones qui sont des composés hydrophobes. La mise en présence de ces composés et des dendrites des neurones sensoriels est assurés par des protéines spécialisées, dites protéines de liaison aux phéromones.
Les protéines de liaison aux phéromones
La première étape du processus de reconnaissance de l'odeur de la femelle met en jeu des protéines spécifiques, capables de fixer les composants du mélange phéromonal. Bien que ce mélange soit composé de deux isomères, il semblerait que ce phénomène ne mette en jeu qu'une seule et unique protéine (Willet & Harrison, 1998). La discrimination des différents mélanges phéromonaux ne se ferait donc pas à ce moment là, mais ultérieurement et très probablement au niveau de recepteurs specifiques situés sur les neurones sensoriels.
La protéine en question fait partie des Pheromone Binding Proteins (PBP) qui font elles-même partie de la famille des Odorant Binding Protein (OBP), dont les représentants présentent de fortes analogies notamment structurales. Elle se trouve à l'état libre dans la lymphe des sensilles trichodées. Il semble que cette protéine ait pour rôle de fixer les molécules phéromonales, par nature hydrophobes, pour les acheminer vers les dendrites des neurones sensoriels qui se trouvent dans un environnement aqueux.
Un modèle developpé sur le papillon Bombix mori montre que le complexe PBP/Phéromone n'est stable que dans certaines conditions de pH. Ainsi pour un pH acide, il y a dissociation du complexe, la protéine ejectant littéralement la phéromone. Or pour des raisons ioniques, le pH dans l'environnement immédiat des neurones est plus acides que le pH de la lymphe : à proximité du neurone, la phéromone serait ainsi relarguée par la PBP et pourrait se lier à des recepteurs spécifiques.
(voir W.Leal, université de Davis, http://chemecol.ucdavis.edu/leal.htm)
Transduction du signal et spécificité des phérotypes
Les différents types de neurones (Anton et al., 1997)
Des études neurophysiologiques ont montrées qu'il existe, suivant leur sensiblité aux différents composants chimiques, plusieurs types de neurones chez Ostrinia nubilalis. La sensibilité à une molécule se démontre en enregistrant l'activité éléctrique, en terme de potentiel d'action, du neurone isolé en présence de cette molécule. On distingue ainsi des neurones spécifiques ne répondant qu'au E11-14:OAc, des neurone ne répondant au contraire qu'au Z11-14:OAc, des neurones répondant aux mélanges, des neurones généralistes et des neurones sensibles au Z9-14:OAc, un antagoniste comportemental des deux autres isomères.
Tous ces neurones ont été identifiés chez les individus des deux phérotypes ainsi que chez les hybrides. Il faut noter que ces neurones sont très sensibles, la plupart réagissant à une concentration de l'ordre du nanogramme par litre. S'il existe une spécificité, celle-ci ne se manifeste cependant qu'à de faibles concentrations. Pour des concentrations de l'ordre de 10 fois supérieures, le neurone en question perd sa spécificité, devenant ainsi généraliste.
Les neurones généralistes, c'est à dire répondant à tous les ratios d'isomères, semblent être majoritaires. Cependant, il se peut que des neurones généralistes soient en fait des neurones spécifiques mais pour d'infiniment faibles concentrations de molécules. Cela ne nous concerne toutefois pas dans le sens où de si faibles concentrations seraient insuffisantes pour induire une réponse comportementale.
Les neurones spécifiques se rencontrent plus fréquemment dans la souche appropriée. Ainsi, on trouve plus de neurones E dans le phérotype E et réciproquement les neurones Z sont plus représentés dans le phérotype Z. Cette caractéristique semble plus prononcé dans le cas de la souche E que de la souche Z. Il existe des neurones de mélange différents suivant les souches et hybrides. Ils semblent capables de discriminer des ratios en relation avec le phérotype de l'insecte. De cette manière une individus Z presenterait des neurones plus spécifique de ratios où l'isomère Z prédomine largement sur l'isomère E. Chaque souche possède ainsi un assortiment de neurone cohérent avec ses réactions comportementales.
La capacité de discrimination des neurones serait due à l'existence de recepteurs menbranaires spécifiques de chaque isomère. Chaque type de neurone possèderait ainsi un pool de recepteur dans des proportions telles que cela assurerait une certaine affinité pour des ratios différents
Les différents types de sensilles trichodea
Les neurones tels que l'on vient de les décrire se trouvent assemblés selon certaines contraintes dans les sensilles trichodea. Une sensille peut contenir de 1 à 3 neurones. On distingue 3 types de sensilles :
Les sensilles de type C contiennent un seul neurone, spécifique, répondant soit au principal composant du mélange phéromonal caractéristique de sa souche, soit à l'antagoniste comportemental (Z9-14:OAc).
Les sensilles de type B sont innervées par deux neurones, l'un répondant au composant majeur , l'autre au composant mineur du mélange phéromonal propre à la souche considérée.
Les sensilles de Type A sont elles innervées par 3 neurones. Les deux premiers répondent aux même impératifs que dans le type B alors que le troisième répond à l'antagoniste comportemental.
Description anatomique du lobe antennaire de la pyrale(Anton et al., 1997)
Le lobe antennaire est une structure nerveuse se situant dans la tête de l'insecte, dans la continuité de l'antenne. C'est à cet endroit que ce situent les corps cellulaires des différents neurones impliqués dans le mécanisme olfactif. Dans les deux phérotypes, ce lobe ce compose d'environ 30 glomérules normaux et de 3 macroglomérules, beaucoup plus gros. Anatomiquement, un glomérule n'est autre qu'un renflement identifiable à la surface de la masse nerveuse. Les 3 macroglomérules , situés à l'endroit de l'entrée des axones olfactifs afférents dans le lobe, constituent le complexe macroglomérulaire. Il a été suggéré que le nombre de macroglomérules reflète le nombre de composant phéromonaux identifiables par l'insecte. Ici on observe effectivement une réaction aux deux isomères et à l'antagoniste comportemental et 3 macroglomérules.
On différencie trois familles de neurones impliqués dans la perception olfactive. Au sein de chacune de ces familles on trouve des neurones généralistes et des neurones spécifiques.
Les neurones de reception sont chargés de transduire le message chimique en message nerveux. Leurs axones se situent dans les sensilles trichodées des antennes et leurs dendrites arborisent dans un seul glomérule, là où se trouve le corps cellulaire ;
Les interneurones ont pour rôle de collecter l'information nerveuse sur l'ensemble du lobe antennaire. Leurs dendrites arborisent ainsi dans l'ensemble du lobe antennaire y compris dans le complexe macroglomérulaire ;
Les neurones de projection permettent d'envoyer l'information collectée par les interneurones vers les autres structures nerveuses du cerveau de la pyrale, notamment dans le protocerveau et dans les corps pédonculés.
Les mécanismes d'intégration du message nerveux olfactifs restent très mal connu tant les études anatomiques au niveau des neurones sont délicates. Il est probable que l'organisation spatiale de l'arborisation des interneurones dépende du type et de la fonction des neurones de projection auxquels il est lié.
L'intégration de l'ensemble des stimuli olfactif induit chez le mâle le déclenchement de comportements spécifiques tels que l'envol, la recherche de la femelle et le comportement de reproduction sensu stricto.
Vol des mâles de la pyrale induit par phéromones et comportements d’atterrissage
Expériences en laboratoire : le tunnel de vol
Grâce à un dispositif appelé tunnel de vol, en plaçant à un bout du tunnel, la source phéromonale et un ventilateur et, en introduisant à l’autre, un mâle de pyrale, on peut étudier les relations qui unissent la trajectoire du vol et le lieu d’atterrissage. Ainsi on peut avoir une idée des facteurs qui importent dans la localisation des phéromones.
La plupart des mâles de la Pyrale du maïs volent en direction de la source phéromonale (placée sur une surface horizontale). Ce vol est assez typique (il est observé chez d’autres espèces) : les mâles conservent une trajectoire en zigzags puis atterrissent sur la surface ou directement sur la source. Des tests ont été effectués afin de s’assurer que le dispositif lui-même n’influençait pas les trajectoires de vol ni les lieux d’atterrissage. On s’est aperçu qu’il existait un. Ainsi, l’altitude de vol semble avoir une grande influence sur l’endroit où ils atterrissent.
Les mâles utilisent à la fois des stimuli visuels et des stimuli olfactifs pendant le vol. Un objet placé juste derrière la source entraîne des turbulences qui influenceront la forme de la traînée phéromonale. Imaginez des turbulence dans un courant d’air qui chahuteraient la fumée s’élevant d’un bâton d’encens… La traînée devient plus diffuse et moins structurée. On présume que la perte de contact avec la phéromone, combinée à un changement dans les stimuli visuels (présence de l’objet) entrave la progression des mâles vers la source.
Dans la nature, ce n'est plus si simple...
Dans la nature, la turbulence du vent, la richesse et la variété de l’environnement visuel font qu’on observera une plus grande proportion de trajectoires irrégulières et de moins fortes probabilités de localisation des sources phéromonales qu’en tunnel de vol, là où les conditions extérieures sont nettement définies. L’étude de l’influence de facteurs physiques — tels que la structure des arbres près de la source phéromonale dans un champ — sur l’efficacité de localisation de la source est une voie d’application envisagée dans la lutte biologique contre les lépidoptères ravageurs des cultures.
Vie de ce matin 9h15.
Je me fais quelques calculs de colorimétrie assez pénibles et pour les faire passer, un petit coup d'Eurythmics sous winamp.
Ca faisait longtemps que je n'avais plus ressorti mes Eurythmics et ça fait du bien ! Ahhhhh "Missionary man", quelle merveille...
vie de ce matin depuis 7h32...mon neurone a du mal a ne pas se reveiller (il ne peut pas se reveiller puisqu'il n'a pas dormi...Mais il refuse de le comprendre...)
Je me fais quelques calculs de colorimétrie assez pénibles et pour les faire passer, un petit coup d'Eurythmics sous winamp.
Ca faisait longtemps que je n'avais plus ressorti mes Eurythmics et ça fait du bien ! Ahhhhh "Missionary man", quelle merveille...
c'est quoi, des Eurythmics ? et winamp? amphétamines!!! gagnant!!rythmes supérieurs!! c'est un cocktail? qui s'appelle "missionary man" ? ça fait cet effet?
Passionnante, l'attraction sexuelle chimique chez la Pyrale!
merci, Aelghir pour cet article qui me rappelle mes chères études! (quoiqu'il soit un peu sommaire pour les mécanismes de transduction!)Et quelle lucidité!
je pense que le mâle a moins de neurones que la femelle
à chaque fois que des "réalités différentes" se cotoient par hasard!
DL,c'est vrai que je ne sais pas, mais c'est de la "musique"? (indice = rythme)
sur un ordi?(indice = win pour windows et amp pour ampli)
(et s'il faut le préciser, impensable que DL fasse l'apologie du genre de substances suggérées en 1er!)
Eurythmics est un groupe de pop des années 80 (ben oui, j'approche la quarantaine...) et Winamp est un lecteur de fichier mp3 (format de fichier audio compressé).
"Missionary man" est un morceau dudit groupe. Bon c'est autre chose aussi...
Quant à l'apologie d'herbe qui rend idiot. C'est vrai quoi, il y a des mineurs sur ce site...
* J'ai plein de bactéries qui se multiplient dans le sang
* J'ai reçu le dossier d'inscription pour l' ESNAM ( école nationale des arts de la marionettes ) et je n' arriverai pas à passer les épreuves...
Lirkae c'est quoi ces histoire?
Pour ta maladie c'est grave?....
Et pour le concours d'entrée c'est parce que tu pense que tu n'y arrivera pas ou que tu peux pas t'inscrire?
moi de meme! j'espre que ce n'est pas grave!
Pour le concours.. prend courage, tu trouveras ce qu'il te faut. C'est sur!
Aujurd'hui Lirkae j'ai acheté des colants résilles vert et je sais pas pourquoi j'ai pensé a toi...?