Petit texte d'un soir.
(Sujet créé par Elren Ayara l 10/02/18 à 23:14)
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Il parcourait inlassablement son jardin, observant et aidant chacune des fleurs qui le composait.
Le jardin était une immense parcelle de terre, sur laquelle poussait des millions de plantes et de fleurs différentes.
Les plantes et les fleurs poussaient au gré de leur bon plaisir, formant parfois des petits groupes colorés.
Elle l'observait pendant qu'il s'occupait de son jardin adoré, accoudée à la barrière. Puis se mit à le suivre, repassant sur certaines des fleurs.

Elle observa les magnifiques pétales, les étamines brillante de pollen et la tige fière. Elle observa aussi les tâches, moisissure et blessures. Enfin, en observant certaines fleurs, Elle sortit un fin couteau et les coupa avec tendresse. Elle s'arrangeait toujours pour qu'Il ait le dos tourné quand elle faisait cela.
Au bout d'un long moment, Elle se releva d'un parterre de fleurs d'un bleu profond et observa un moment son mari agir. Elle aimait la façon dont il chérissait chacune des plantes du jardin et leur donnait de toute l'aide qu'il pouvait, en redressant les penchées, éloignant les insectes qui s'attaquaient aux feuilles et remettant de l'eau à celles qui paraissaient en avoir besoin. Elle l'aimait profondément, et à travers Lui elle aimait ce jardin. Ce pourquoi elle faisait la seule chose qu'il ne pouvait. Il adorait tellement chacune des plantes de son jardin que jamais il n'en tuait une, même les plus malades ou blessées. Elle s'en chargeait donc.

Elle observait chaque fleure, estimait son état et, ultimement, décidait s'il ne valait pas mieux abréger ses souffrances et la faire revenir à la terre.
Elle n'appréciait pas la tâche mais la savait nécessaire à la beauté du jardin. Elle s'y apprêtait donc de son mieux et ne choisissait que celles qui n'avaient vraiment plus aucun espoir de retour. Profitant que son mari soit allé chercher de l'eau, elle s'attaqua à un parterre récemment attaqué par une colonie de fourmis, et dû se résoudre à en couper la plupart. Elle voyait comme les fleurs se penchaient l'une vers l'autre et mêlaient leurs racines quand Elle en prenait une. Elle fit de son mieux pour préserver la beauté du parterre alors même qu'elle le vidait de ses fleurs.

Elle était tellement concentrée qu'elle ne l'entendit même pas revenir avec deux verres d'eau.
- Merci... dit 'il, merci de le faire.
Elle se retourna brusquement vers son mari qui pleurait à grosses gouttes en souriant à sa femme.
- Tu savais. Répondit-elle. Tu savais et pourtant tu me laisse faire. Tu me remercies même ?
- Oui. Au début quand je l'ai remarqué j'étais furieux mais avant que je n'intervienne j'ai vu ton regard quand tu en coupais une. Un regard plein d'amour... Puis j'ai compris ce que tu avais compris il y a longtemps. Aucune plante ne peut survivre indéfiniment.
- Merci... dit-elle, merci de ta compréhension. Je t'aime.
Il lui passa le verre d'eau et ils se mirent à regarder l'horizon, profitant d'un chaud rayon de soleil pour prendre leur pause.
- Moi aussi je t'aime, Morrigan. Je suis heureux que nous puissions nous occuper de ce jardin ensemble.
- Rien ne me fait plus plaisir que de voir ton jardin grandir, mon Amour.
Elle se glissa dans ses bras et ils restèrent ainsi longtemps, savourant la présence de l'autre. Puis ils se remirent au travail.



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Elren Ayara
10/02/2018 23:19


Alias de KenAcros
Petit texte que j'ai fait ce soir suite à une inspiration subite. Je le sors brute donc prenez cela en considération si vous trouvez des fautes de français ^^

Si quelqu'un est motivé je peux parler de ce qu'il y a derrière ce texte car j'ai exprès été assez obscure sur ce qui se passait. A savoir que c'est une grande métaphore.

J'espère en tout cas que cela plaira à quelqu'un !
Aramina
11/02/2018 23:30
Jamais Contente !

C'est vraiment très beau ! (bon ce n'est pas très constructif mais il est tard !)
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