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Le Seigneur des Anneaux , des amateurs?
(Sujet créé par Nayla l 24/08/03 à 17:17)
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Jibrille
22/12/2003 20:07
Dead-Alive in Shoufa

Je crois que Messire Eltharion, a, soit envie d'affirmer sa position pour de bon (à moins qu'il se soit pris un coup magistral sur la tête au point d'adorer ces films, ce que je crains fort), soit envie de montrer qu'il peut faire preuve de bonne volonté à tout le monde ici présent
Eltharion
22/12/2003 20:24
Lige originaire des Marches
Avant j'avais 17 000 posts, mais ça c'était avant !

Pourquoi je vais voir les films? Parceque C'est le seigneur des anneaux, il faut que je vois ce que ça donne sur l'écran. Il faut les avoir vu au moins une fois.
On ne peut juger et commenter que si on a vu.
Akasha
22/12/2003 23:14
En mission quelque part?

attention, le sage parel
Klian
23/12/2003 00:06
Frère Loup, d'une maison d'Andor, webmaster

Persso g trouvé domage qu'on ne voit pas se que devient saroumane, ils auraient pu le faire crever un petit cou pour conclure.

==> Version longue! Le film dure déja 3h21, et y'avait plus indispensable. Jackson a jugé que ça serait pour la version longue, et a mon sens, il a eu raison.

Je suis allé le revoir ce soir, pour la troisième fois.....pas par intégrisme, parceque cette fois çi j'y allais en famille. C'est toujours aussi bien.

Les défauts qui m'apparaissent le plus maintenant ne sont plus les mêmes, car j'ai pu trouver des raisons plausible pour certains de ceux que j'ai déja cité plus haut dans le topic.
Le principal reste le peu de monde devant la porte noire....incohérence qui airait largement pu être évitée.
Sinon, trop peu de monde s'en va de Minas Tirith a la première arrivée des Orcs.
Enfin, je maintiens celui là: les hobbits a 2 mètre des orcs quand ils sortent de Morgul...hum, bof, peu plausible ça aussi, un orcs ça sent un hobbits a 100 mètres a la ronde (*de la chaire fraiche..."), alors 10 000 orcs et 2 hobbits, franchement...

Mais a part ça, je dois dire que c'est franchement un grand moment de cinéma et un film magnifique. Je suis encore scotché, et j'éspère que la version longue réparera certaines faiblesses.
C'est pour l'instant poétique et magique, et moi, ça me va trés bien.
A ceux qui râlent, je dis, vous êtes jamais contents
Quand on a dit qu'on allait adapter le Seigneur des Anneaux au ciné, avez vous osé éspérer ça?
Alors critiquez le maintenant si vous voulez, mais imaginez seulement l'impact que ça aura sur le dynamisme du monde de la fantasy, autant filmique que livresque!
Akasha
23/12/2003 19:21
En mission quelque part?

je ne peux qu'aprouver
Eltharion
23/12/2003 21:32
Lige originaire des Marches
Avant j'avais 17 000 posts, mais ça c'était avant !

Bon alors je l'ai vu, c'est fait. Une demi heure pour trouver une place de parking à l'autre bout de la ville. Finallement alors que j'étais parti pour voir la séance de 14h, je suis allé à celle de 15h.
Mes impressions. C'est mieux que les précédents. Surtout mieux que le deux que j'avais vraiment détesté. Il y a des passages sympas. Mais bon pour moi c'est pas une merveille non plus. Je deteste toujours Gollum. Et quesque je me suis ennuyé la dernière heure. A la fin j'avais envi de le mettre moi même dans le bâteau pour qu'on en finisse. Les oliphants sont mal fait. Au moins Gimli ne passe pas pour un clown cette fois.
Klian
23/12/2003 21:52
Frère Loup, d'une maison d'Andor, webmaster

sacré Eltharion
Eltharion
24/12/2003 01:29
Lige originaire des Marches
Avant j'avais 17 000 posts, mais ça c'était avant !

je reconnais quand même qu'il y a certains passages qui valent le coup d'oeil.

Et si vous m'avez trouvé dur avec les films, regarder ça aurait pu être pire. J'ai trouvé ça:

C'est une critique publié sur Numénoréen.com


"Préambule.

Contrairement à ce que pourrait faire croire une première lecture rapide, je n’ai pas ici cherché à glisser de cette proverbiale mauvaise foi dont on me fait souvent le reproche, dont on vente les mérites parfois. Non. Je me suis efforcé tout au long de ce texte de conserver une certaine objectivité. Bah oui. Je me suis aussi, pendant la rédaction de ces modestes lignes, efforcé de me décoller totalement du support écrit qu’un anglais d’Oxford s’était autrefois évertué à rédiger dans la langue la plus lumineuse et la plus agréable possible… un support écrit dont un Néo-zélandais porteur de shorts sales a prétendu un jour s’inspirer pour donner libre cours à des élucubrations cinématographiques d’aloi douteux.
De toute façon, soyons clairs : Les films Les Deux Tours et Le Retour du Roi de Peter Jackson sont des besognes complètement autonomes des deuxième et du troisième volumes du Seigneur des Anneaux de JRR Tolkien… et bien entendu déliées de tous autres liens que les titres des ouvrages dont elles s’inspirent. Point barre. Et Donc toute comparaison, comme on a pu être tenté d’en faire pour leur prédécesseur, le très rentable Communauté de l’Anneau (du même Peter Jackson, je le rappelle à l’attention des voyageurs extraterrestres qui viennent de nous rejoindre sur le forum), serait donc particulièrement maladroite.

Ainsi libérés de toutes tentations d’association avec l’incomparable Seigneur des Anneaux de Tolkien, nous pouvons donc librement parler des deux derniers films de Jackson. Et nous parlerons des deux. Car bien que les médias, à cours de vocabulaire adapté, nous rappellent qu’il s’agit d’une trilogie, il me semble évident que Les Deux Tours et Le Retour du Roi ne peuvent en fin de compte pas être étudiés, décryptés, analysés chacun de leur côté.
Isolé, le film les Deux Tours devient incompréhensible, absurde. Raté. Sans queue ni tête.
Isolé, le Retour du Roi est un colosse artistique aux pieds d’argile. Un titan cinématographique sans consistance.
Sauvons ce qui peut être sauvé et essayons de comprendre les deux obus cinématographiques de la Grosse Bertha néo-zélandaise dans leur logique commune, comme si tous ces aboiements ne faisaient en fin de compte qu’un rugissement… En clair, voyons ce qui peut être défendu au milieu du naufrage général.
Le manque de recul est certain. Pour mieux apprécier la réelle valeur artistique globale de la chose, mieux vaudrait-il attendre quelques années, que les trois films soit intégralement publiés et, enfin, terminés. Ce qui ne semble pas être le cas au jour d’aujourd’hui… impératifs commerciaux obligent.
Voici donc un premier jet. Tout ce que vous y lirez n’engage que moi, bien entendu. Il n’y a dans les lignes qui suivent aucune vérité première, il n’en découlera aucune sentence gravée dans le marbre… je sais que j’ai raison. Et que l’avenir me donnera raison. C’est tout
Douze épreuves pénibles nous attendent pour arriver jusqu’à une conclusion raisonnée. Douze thèmes par lesquels je souhaite exposer ce que je retiens du visionnage de ces deux films qui marqueront sans doute l’histoire du cinéma, mais probablement pas dans le sens où l’entendent les inconditionnels du barbu de Wellington… (A moins que ces films sombrent aux oubliettes en même temps que la mode qui les accompagne…)

Epreuve I – le visionnage des Deux Tours.

Voici quelques jours, j’osais porter mes yeux sur le DVD d’un film dont la réputation, largement surfaite, était parvenue jusqu’à moi par le biais des pages de ce forum.
L’objet était parvenu jusqu’à moi par un prêt généreux de la part d’une aimable collègue. M’étant acquitté à l’avance d’un pari châtaigno-étylique, plus rien ne me retenait pour assouvir cette obscure et malsaine curiosité. Le second opus de la *trilogie* du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson était-il aussi mauvais, aussi raté, aussi déconcertant que ce qui se disait au lendemain de sa sortie...
Visionnage en VO s’il vous plaît. La version française que j’essayais dans un premier temps étant nulle et non-avenue (avec son Gollum à la voix casimiresque, son Gandalf atone, son Legolas aphone, son Gimli grotesque et son Sylvebarbe victime d’une pathétique bronchite chronique, un peu comme Jacob Desvarieux, le célébrissime bassiste de Kassav).

Bon, allez, je dois reconnaître que les premières minutes du film en jettent plein la vue. Ce panorama fabuleux des montagnes de brume (rôle joué par des montagnes néo-zélandaises ?) puis cette chute vertigineuse de Gandalf et du Balrog (toujours aussi impressionnant et réaliste!) clouent le spectateur sur son fauteuil. C’est indiscutablement indiscutable. Puis nous passons à Sam et Frodon dans leur errance sur les Emyn Muil. Et à la très réussie rencontre entre les deux héros et ce nouveau personnage prometteur : Gollum.
Jusque là, tout est très propre, tant du point de vue scénaristique que du point de vue de la mise en scène, du jeu des acteurs, de l’utilisation habiles des effets spéciaux.... Les imperfections sont à peine perceptibles.
Et on en vient presque à rêver d’un film enfin digne de l’œuvre dont il prétend s’inspirer…« Jackson aurait-il prit des cours de cinéma auprès de ses collègues ? » serait-on mesquinement tentés de se demander. A moins que les acteurs aient –enfin – pris la mesure de leurs rôles, après les pénibles et pathétiques hésitations de la Communauté de l ‘Anneau...

Mais tout se gâte très vite. Trop vite.
Arrivent le cortège des vilains Uruk-Hai et les premières désillusions. On retombe dans le mauvais goût absolu et les clichés d’amérikkkanisme primaire (cf. le chef de patrouille uruk et son poing levé digne des pseudo forces spéciales du Viêt-Nam. N’importe quoi. Impardonnable.)
Je passerai sur la somme de défauts palpables qui émaillent et gâchent le visionnage de ce film pour n’en retenir que quelques-uns uns que je développerai plus loin. Retenons ici qu’en gros, les couleurs, la photographie, la musique, les scènes de combat, le traitement des personnages, les dialogues, la mise en scène, le jeu des acteurs virtuels et authentiques, sont continuellement inégaux, valsant comme une houle nauséeuse entre incohérences, bêtise, messages à relents hautement malsains (j’y tiens et j’y reviendrai) et (parfois) éclats de génie. Le découpage au sécateur rouillé de l’effort jacksonien n’aide pas à la paix des estomacs, non plus. Drôle de façon de présenter comme un chef d’œuvre intemporel un film monté comme un stroboscope et dont le fil conducteur est plus qu’incertain, si on persiste à isoler ce même film au sein d’une improbable « trilogie »…
Bref, vous l’aurez compris, le visionnage des Deux Tours ne fut pas pour moi un agréable moment. D’autant que l’opération fut exécutée sur un écran d’ordinateur – certes plat – un support qui ne vaudra jamais une belle toile de cinéma. Mais je ne plaindrai pas, ceux qui me connaissent savent que ce fut volontaire. Et j’assume.

Bien différent fut le contexte du visionnage du Retour du Roi.

Epreuve II – Le Retour du Roi : l’apothéose d’un style.

Le contexte festif du Raid III, un temps froid mais sec compensé dans la longue file d’attente par de la chaleureuse amitié, la musique décalée et joyeuse de la bande du Donjon de Naheulbeuk… voilà un cadre idéal pour cette épreuve que je prévoyais pénible.
Le Retour du Roi a été une claque. Dans tous les sens du terme. Une révélation peut-être… J’y reviendrais plus loin.
Avantageusement placé entre la délicieuse Béatrice qui veillait à ce que je ne somnole pas, et la merveilleuse Lambertine dont la bonne humeur a résisté à tout, même à l’humiliant bâclage du couronnement d’Elessar, j’ai assisté à la projection comme lové dans un cocon de certitudes et de préjugés.
Mais la bestialité progressive et malsaine des premières images (Smeagol et Deagol s’entre-déchirant pour la possession de l’Anneau) m’a sorti tout entier de ce cocon. Et je me retrouvais à nu, isolé dans une Terre du Milieu certes pleine de dangers, mais dépeinte avec tant de violence et de brutalité par Peter Jackson, dont la caméra snuffeuse ne nous épargne rien, pas même l’ultime spasme étranglé de douleur d’un pauvre Décapole terrassé par son frère.
Et puis on a beau s’y attendre, Le saut du coq à l’âne prend à ce moment des dimensions inattendues : C’est un soulagement. Un retour au calme.
Le problème, c’est que les scènes apaisées deviennent vite ennuyeuses, émaillées de dialogues abscons et d’une luminosité et d’une photographie soporifiques. Et je ne parle pas de la musique lénifiante de maître Howard à laquelle je me suis hasardé à consacrer tout un chapitre… N’eut été la vigilante Béatrice, je serais sans doute parti rapidement dans les bras de Morphée pendant une scène pesante entre Eowyn la nigaude et Aragorn le bellâtre.
Globalement donc, l’épreuve a été moins pénible pour ce tiers-ci de la « trilogie » que pour le précédent. C’est la magie du cinéma, m’sieur !
Et puis, la fin d’une si grande série implique forcément tout un tas de révélations.
Une de ces révélations est que Peter Jackson a été traumatisé par la Trilogie de Star Wars de George Lucas. Si traumatisé que l’unique thérapie consistait pour lui à faire son propre Star Wars. Ce qu’il fit.
Une autre révélation est que Peter Jackson est génial. Mauvais cinéaste, mauvais scénariste… mais malgré tout plein de génie. Bref, c’est un brouillon, un maladroit. Le genre de mec qui ne range jamais sa chambre ou qui ne termine jamais quelque chose qu’il a commencé, sauf quand on le pousse à le faire. Il est cependant bourré de talents cachés.
Et ça transparaît malgré tout par spasmes irréguliers tout au long de ses films, au milieu de longues et pénibles plages de médiocrité malodorante.
Ainsi, le Retour du Roi nous offre quelques merveilles absolues : les vues grandioses de Minas Tirith, la cataclysmique bataille du Pelennor, le Sammath Naur, l’attaque désespérée d’Aragorn devant la Porte Noire (« Pour Frodon ! »)…
Mais ces merveilles côtoient une légion invraisemblable de stupidités, de grossièretés visuelles, de violence inutile, de dialogues d’une platitude digne des romans Arlequins. On avait beau s’être entraînés en visionnant La Communauté de l’Anneau et ses multiples aberrations entrecoupées d’éclats de génie, les Deux Tours et surtout le Retour du Roi représentent l’apothéose de ce style autant inégal qu’inégalable… Peter Jackson a offert ici le maximum de ce qu’il pouvait donner : le pire de la « trilogie », entrecoupé parfois du meilleur…
Peter Jackson est donc ici au sommet de son art. Un art brouillon au possible. Mais un art qui ne laisse pas indifférent tant on y côtoie le bon et le moins bon… Après, bien entendu, c’est une question de sensibilité personnelle.
Pour ma part, plus que pour n’importe quel autre film, j’ai été plus sensible au moins bon qu’au bon. Le moins bon a gâché ma perception globale de l’ensemble. Mais cela tient au fait que ce n’est pas n’importe quel roman qui a été soi-disant adapté ici.
Le bon, comme les fois précédentes, m’a attristé. Car il représente toutes les promesses non tenues de ce qu’aurait du être le Seigneur des Anneaux.

Les deux étapes du visionnage passées, nous pouvons sans doute entamer une analyse des différents thèmes posant problème dans ces deux films. Ces thèmes constituent autant de pénibles épreuves que je me suis engagé, avec abnégation, à affronter pour vous.

Epreuve III – les acteurs

Et quelle épreuve !
Depuis les dernières scènes avec Ian Holm/Bilbon puis l’agonie inter-minable de sire Sean Bean/Boromir dans la Communauté, autant le dire tout de suite : les acteurs du film jouent comme des manches !
Cependant, dire qu’il n’y en a pas un pour récupérer l’autre, c’est un peu exagérer.
Sean Austin, qui donne son visage au personnage de Sam Gamegie, est parfois bon dans les Deux Tours (surtout cette fameuse première scène plutôt inspirée) et souvent étonnant de vérité dans le Retour du Roi.
Curieusement, l’acteur jouant Pippin (Billy Boyd) donne un peu plus de charisme et de profondeur à son personnage. Mais attention, ça reste ponctuel. Et au regard de l’ensemble de l’œuvre du brave, allègre et enthousiaste acteur, je pense sincèrement que c’est du pur hasard.
Passons sur le transparent Bloom, infiniment meilleur dans Pirates des Caraïbes (quoique… son « une diversion !?… » dans le Retour du Roi est d’anthologie !!!)
Comme toujours, égal à lui-même, Elijah Wood/Frodon est à mille lieues d’être convaincant. On s’ennuie, en sa compagnie. Au point que Peter Jackson croit se sentir obligé de lui coller la camera sous le nez et de lui faire baver du jus vert pendant presque une minute pour donner de la vie à la scène où il se fait picouzer par l’ignoble Arachne. Pathétique.

Theoden (Bernard Hill) et Eowyn (la jolie Miranda Otto) sont parfois émouvants. Parfois moins… Le problème, ici, ne vient pas des acteurs, à mon avis. Il vient du metteur en scène. Nous y reviendrons…

En fin de compte, et c’est un comble, l’acteur le plus convaincant reste celui qui joue le personnage le plus pourri, le plus raté, le plus ridicule (après l’immonde pseudo-Gimli) de toute la « trilogie » zélandaise : Denethor, alias John Noble.
Jamais vu ça. Une honte ! Quel besoin Peter Jackson et sa clique avaient-ils de ridiculiser ce personnage et de rendre aussi incohérent le statut du Royaume de Gondor. Un mot me vient à l’esprit : bourrin. Le scénario est bourrin. Mais du coup, John Noble joue à merveille ce personnage hors-sujet qu’on aurait tellement mieux fait de supprimer radicalement de l’histoire, si c’était pour en faire ça !
Quand on subit ce genre de personnage hors-sujet, on se dit que le père Bombadil et le Vieil Homme Saule ont vraiment eu du bol de passer à la trappe new-linienne. Au moins n’ont-ils pas subi les outrages indécents d’un scénario qui ne savait pas trop quoi faire d’eux. Beurk ! Une des plus grosses déceptions de toute la « trilogie » jacksonienne ce Denethor... scusez boi… vais vobiiiir… !

Des autres acteurs, transparents, absents, creux (la VF du Retour du Roi aidant, je vous l’accorde), je n’ai pas envie de dire grand-chose et je vous invite à relire à ce sujet les excellentes critiques de Maître Sauron-Necsipaal…

Epreuve IV – la mise en scène

Les gros plans à répétition, les ralentis nauséeux qui se succèdent sans modération, les vols en hélicoptère et les plongeons vertigineux au-dessus des paysages de la Nouvelle Zélande du Milieu… Tout ces effets estampillés Peter Jackson laissent perplexes. Car ils desservent lourdement le visionnage des scènes.
Conjuguée à la fois à un casting plus ou moins réussi et à un scénario boiteux que nous inflige le trio magique Walsh-Boyens-Jackson, la mise en scène donne mal au crâne.
On se souvient de l’invraisemblable échauffourée au sommet de Weathertop, orchestrée comme du mauvais Steven Seagall (et je suis gentil) avec des Nazgûl en dessous de toute crédibilité, des Hobbits mous comme des huîtres et un Aragorn dansant avec sa jolie népée comme un porteur d’étendard de la Révolution Culturelle (chinoise, pour les incultes)… Peter Jackson continue dans les Deux Tours et nous en fait de belles au Gouffre de Helm. Nous gavant d’images de mômes effrayés et de femmes éplorées jusqu’à la nausée, nous imposant des ralentis briseurs de rythme (je pense à l’orque indestructible qui, malgré les flèches de Legolucky Luke, apporte la bombe atomique sous les murs de la citadelle)
Rebelotte dans le Retour du Roi ! On a de tout !
Mais le pire reste le visage d’Elijah Wood, le grouin collé sur la vitre de la caméra, qui se laisse picouzer par le vilain appendice de la mère Shelob. Et vas-y que je te met des yeux globuleux, et vas-y que je bave du jus d’herbe, et vas-y qu’on jaunit les couleurs du visage… Tout un symbole du manque d’imagination de ce réalisateur antipodal.
Difficile d’abandonner les recettes glauques qui ont fait le succès d’horreurs comme Bad Taste…

D’une manière générale, le spectacle visuel qu’est le Retour du Roi est gâché par cette mise en scène maladroite. Tout cela suscite une réelle frustration d’autant que, soyons honnêtes, il existe dans ce film des moments d’anthologie qui m’ont mis la larme à l’œil tellement c’était archi beau.
Allons-y ! Laissons-nous aller à cette faiblesse récréative
Le rassemblement des troupes du Rohan aux abords des champs du Pelennor est un réel moment de pur bonheur cinématographique. Curieusement, ici, il n’y a rien à jeter !
Costumes, couleurs, mises en scène, photo, les ordres rapides et lapidaires de Denethor, les gros plans sur Eowyn (Dernhelm ?) et sur Merry, dont je me suis surpris à partager la transe belliqueuse… c’est du bon ! Que du bon !
Et Theoden qui entame une course, l’épée au vent, claquant sur les lances rageuses et contenues de ses Rohirrim…
Et le début de la charge avec le son des milliers de sabot en dolby stéréo…
Raaaaah !

L’émotion est aussi brutale que l’apparition miraculeuse du Balrog au milieu du naufrage de la Communauté de l’Anneau… Du vrai bonheur.
Une tentative épique semblable est à signaler lorsque Aragorn lève son épée et se rue sur les ennemis à Dagorlad, criant « Pour Frodooon ! » mais l’émotion y est plus fugace car, comme souvent, la caméra épileptique de Jackson zappe aussitôt sur du médiocre.

Quelle colère et quelle frustration s’empare alors du spectateur. La frustration d’être passé à côté de quelque chose de grand.
Pourquoi toutes ces scènes extraordinaires que Jackson a été pêcher du fond de ses tripes de fan de JRR Tolkien, pourquoi sont-elles donc si peu nombreuses !!!

Ces scènes font regretter amèrement ce qu’aurait du être la Seigneur des Anneaux au cinéma : un grand et beau film.
A la place, nous avons du subir un pensum kaléidoscopique qui laisse hagard.

Epreuve V – le découpage

Un kaléidoscope ? Voire ! Un stroboscope, plutôt.
Tranchés à la hache, cisaillés au sécateur, lardés de coups de cutters, les deux films dont on parle ici sont simplement imbuvables dans leur versions courtes.
Des scènes entières ont ainsi disparu de la bobine, des scènes qui auraient pu assouplir les brutales sauts stroboscopiques que nous impose le soi-disant génie de Peter Jackson.
L’effet immédiat varie selon les films. Dans les Deux Tours, ça gâche tout, on n’y comprend plus grand chose si le livre n’a pas été lu préalablement par le spectateur pour avoir une base explicative préalable (qui est qui ? qui fait quoi ? qui est où ?). Le pseudo souffle épique (à Helm, en particulier) est continuellement gâché par cet épouvantable montage.
Dans le Retour du Roi, c’est parfois un soulagement, tant la violence de certaines scènes laisse le cerveau hagard. Ainsi, quitter brusquement et sans explication une bataille hurlante filmée en super gros plans pour une scène absolument fadasse entre l’agent Elrond Smith et Arwen l’insipide a l’avantage de reposer l’esprit… Et si c’était l’explication d’un si mauvais montage ? Reposer l’esprit, empêcher le client de réfléchir… de se rendre compte de la platitude et de la médiocrité du scénario, de la mise en scène, du jeu des acteurs ?… Par exemple, on sait que le Jackson a tranché à la machette les scènes du Gouffre de Helm où la mère Tyler était censée se bagarrer contre les vilains nuruks aïe aïe. Explication : trop mauvaise, pas dans le rôle, pas crédible, elle tenait son arc comme Greg le Millionnaire tenait sa truelle. Exit Xénarwen, donc… Dommage que Jackson le découpeur n’ait pas continué sur sa lancée…
Mais le recul permet de mieux comprendre aujourd’hui la raison précise de cet irrationnel et aberrant découpage.
Comme nous le verrons en détail dans l’épreuve XI, les scènes sacrifiées sont en fait gardées de côté pour les versions dites « longues » des DVD.
Et les films joyeusement et arbitrairement émasculés, amputés de scènes utiles mais aussi de certaines scènes clés, comme les maisons de guérison ou la mort de Saruman pour le Retour du Roi, deviennent des films au rabais, des sortes de longues bandes annonces pour le futur DVD…
Cette honteuse pratique lèse les spectateurs des films au cinéma.
Cette honteuse pratique met le cinéma en danger...


Epreuve VI – Notions de temps et d’espace : Un problème d’échelle ?

La Communauté avait été marquée (entre autres choses) par le problème des rapports espace-temps. Mais souvent, les incohérences relevées se référaient à l’œuvre écrite. Ce qui n’est pas une bonne chose puisque le film n’est pas le livre et qu’il est une œuvre bien distincte du Seigneur des Anneaux de JRR Tolkien. On ne compare que ce qui est comparable, n’est-ce pas ?

Dans les deux efforts suivants du kiwi le plus célèbre du monde, le problème est récurent. Mais cette fois, l’incohérence est interne. Toutes les clés sont dans les films et certains éléments sont même si flagrants que c’en est gênant au visionnage. On se met à imaginer le brave Peter, en sueur sur son fauteuil lors de la projection, en train de se dire « Oh merde ! J’avais pas fait gaffe à ça ! »… Je vous assure, je suis gêné pour lui, quand j’y pense.

Prenons deux exemples parmi d’autres. Dans les Deux Tours, Miro et Pipo sont entre les mains de l’infâme Sylvebarbe qui s’obstine à les prendre pour deux Orques et qui, en fin de compte, se fait à l’idée qu’ils sont différents et pas bien méchants.
Cette scène est découpée en plusieurs séquences.
Le problème, c’est qu’entre-temps, si la rencontre entre l’Ent et les hobbits se prolonge et se compromet dans un pâle et simpliste plagiat d’une scène bien plus riche et passionnante qu’on trouve dans un livre écrit par un anglais, le reste de l’histoire avance sans les attendre… Et du coup, la concordance du déroulement chronologique se perd de façon aussi flagrante que surprenante dans les méandres d’un étrange scénario fort mal ficelé et le décalage entre les deux scènes ne pourra se rattraper qu’avec une pirouette brutale : Le bâclage de l’Entmoot, et le conversion plus que subite de Fangorn à la cause des Hobbits.

Dans le Retour du Roi, On a droit à un visionnage précis de la jolie carte officielle du Seigneur des AnneauxTM celle qui nous fiche d’étranges accents à trois points sur tous les « A », qu’ils soient dans les mots anglais, vieil anglais ou sindarins (Bravo, au passage, pour le soi-disant respect du travail de Tolkien dont les propagandistes de New Line faisaient leur cheval de bataille commerciale, fut un temps.)
Bref, cette carte montre bien au client-spectateur l’ampleur des territoires parcourus par nos héros… Minas Tirith ici, les Montagnes Blanches plus à l’ouest, Mordor par-là, Orodruin juste à cet endroit… Pourtant, tout semble si près, sur le terrain. La carte serait donc fausse ? Elle exagèrerait l’échelle réelle entre la Cité et le Mordor ? A moins que Jackson n’ait pas tout à fait pensé à ce problème de concordance entre l’échelle de la carte et la distance entre les sites dont on peu admirer les paysages dans le film.
Ainsi, Orodruin semble étonnement près de l’Ephel Duath, et l’Ithilien vu de Minas semble être une étroite et insignifiante bande de terrain, coincée entre le fleuve et les montagnes… comme si tous les sites n’étaient séparés que par une station de RER…
Alors, Mr Jackson ? Problème d’échelle ? ou mauvaise relecture du cahier des charges pour la mise en scène du film ?…



Epreuve VII – Des effets spéciaux et des décors monumentaux

Tout comme dans la Communauté de l’Anneau, le Balrog des Deux Tours, que nous pouvons observer sous toutes ses coutures, est très réussi.
En fin de compte, tous les effets spéciaux sont des réussites.
Le problème, c’est la façon dont le scénario les utilise. Le scénario nigaud et bourrin a ainsi ridiculisé le gardien de la porte Ouest de la Moria. En faisant une bestiole dont même Walt Disney n’aurait pas voulu pour un remake de 20 000 Lieues sous les Mers. Il a rendu pénible à regarder le grand troll de la Moria à cause d’un combat interminable et inutile dont on se serait bien passé.
On a le même problème dans les Deux Tours.
Visuellement, Sylvebarbe est une grande réussite. Hélas, servi par de pitoyables dialogues et une voix essoufflée méritant des litres de sirop expectorant, c’est un des personnages les plus ratés de la « trilogie ». On ne comprend d’ailleurs pas où le scénario veut en venir avec ce personnage. On sent même que Peter Jackson et ses deux acolytes, déjà coupables de l’évincement de Tom Bombadil, du Vieil Homme Saule et de l’être des galgals, se sont sentis obligés d’introduire ce personnage encombrant et coûteux dans leur abracadabrant scénario.
Arachne, de ce point de vue, est l’effet spécial le mieux utilisé. L’animation rend l’araignée géante plus vraie et plus terrible que nature. Les scènes de l’agression de Frodon et de la riposte de Sam, particulièrement oppressantes, sont bien rendues. Pour tourner les scènes de violence, Jackson déçoit en fait rarement…

Les décors sont pour la plupart exceptionnels. Edoras, dans les Deux Tours, et Minas Tirith (grandiose) dans le Retour du Roi viennent en tête du cortège épars des réussites visuelles des deux films.
Mais une fois de plus, à quoi sert-il d’avoir de somptueux décors (et les magnifiques costumes qui vont avec) si les acteurs sont mal dirigés et le scénario plein d’approximations ?
Tous les effets spéciaux réussis ne sauvent pas le film. Certains ajoutent à la grande confusion du tout, desservent l’histoire, participent à l’absurdité. Ainsi du grand « œil projecteur » qui balaie d’un rayon étrange les paysages du Mordor et qui se tortille et se dandine à la moindre « diversion »…
Et ceux qui sont réussis rappellent ce qu’aurait pu, ce qu’aurait du être cette « trilogie ». Quelque chose de grand. Mais nous n’aurons décidément droit qu’à de l’énorme, de l’obèse. Rien de plus. Et de le regretter un peu plus à chaque claquement de fouet de Balrog, à chaque regard de Gollum, à chaque pas d’ent, à chaque grincement d’Arachne…

Epreuve VIII– De la musak… heu, musique.

Je n’aime pas la musique d’Howard Shore.
Elle me sort par les oreilles dès que je l’entends.
Telle qu’elle est imbriquée dans le film, elle est particulièrement pénible et participe aux mauvaises vibrations ressenties lors du visionnage des Deux Tours.
Elle est hors sujet, prétentieuse, insipide… bref, elle est hollywoodienne pur jus. John William et ses avatars n’auraient pas fait mieux… D’ailleurs, ils font tous la même musique !
Les moments de gloriole sont agrémentés d’un jingle particulièrement irritant qui évoque à plein tube les moments de bravoure de Retour vers le Futur d’ Alan Silvestri, lorsque Marty et le Doc sautent d’une époque à l’autre à bord de la Dolorean équipée du convecteur spatio-temporel.

Bref, cette débauche musicale fait des trois volets de la « trilogie » une sorte d’immense et pesant clip pour de la musique de supermarché. De la « musak » comme dirait le regretté John Ono Lennon.
Les scories d’Enia (qui ne fait décidément plus que des plagiats de ses anciens succès) ne valent pas mieux. L’Estampille néo-sindarin des paroles de certaines chansons n’ajoute rien à la chose sinon un peu plus de somnolence… On a le droit d’aimer. Je m’accorde le droit de détester.

Passons. C’était pour moi une des plus pénibles épreuves.



Epreuve IX – Les Elfes à Helm : quel message ?

Arrivant comme un cheveu dans l’épaisse soupe nauséabonde d’un scénario mal digéré, des Elfes. Je me relis, n’arrivant toujours pas à y croire. Oui, c’est bien ça : des Elfes à Helm !…
Bien des explications fumeuses ont été proposées pour expliquer leur étonnante arrivée à ce moment du film et dans le contexte interne d’une bataille où les assiégés sont censés être coupés du monde extérieur par une armée terrifiante de vilains pas bô orcounets et de sales guerriers néandertaliens qui n’ont jamais vu la couleur d’un savon durant leur pénible existence dans les cavernes… les cavernes d’où, d’ailleurs ? On ne sait même pas d’où ils viennent ces hommes là ? Pas d’explication ? Il faut lire le livre en même temps qu’on regarde le film, c’est ça ?…
Bref revenons aux nénelfes qui débarquent à Helm par la magie de la fée cinéma et d’un scénario aux relents douteux.
Quel est le symbole ? Quel est le message ?

Des Elfes casqués à l’antique. Tous blonds. Tous grands et sévères comme des athlètes olympiens de l’Entre Deux Guerre. Et qui défilent en rang serré dans une imitation édulcorée d’un pas de l’oie de sinistre mémoire… Ca ne vous rappelle rien ? Allons, messieurs les Elfounets ! Levez vos bras pour qu’on puisse voir vos tatouages Waffen $$ ! Oups ! Ils tournent la tête vers moi comme un seul homme ! J’ai du écrire quelque chose de désagréable à propos de ces robots mutants nazis…
Je ne comprends pas ce que cette intrusion inopportune d’un idéal néo-fasciste vient faire ici. Et ce que je ne comprends pas, surtout, c’est que les gens ne se soient révoltés que sur la forme « Des Elfes à Helm ? Bouh ! Wouinn ! » et pas sur le fond : un pur message visuel néo-fasciste – involontaire ? –qu’un Léon Degrelle ou qu’un Marcel Déat n’auraient certes pas renié.

Au milieu d’une « trilogie » où la violence, le manichéisme et plein d’autres cérébro-assujettissantes valeurs sont insidieusement diffusées, la scène de l’arrivée des Elfes a de vilains relents de peste brune.
Relions cette image au préjugés d’Elrond à propos des hommes, relions-là aux autres images va-t-en-guerre parfaitement huilées que nous avons des guerriers Elfes (La bataille de Dagorlad, au début de la Communauté) relions-là au super héros guerrier (J’allais écrire « surhomme ») Legolas, surfeur sur bouclier en free style élégant et pourfendeur magnifique d’Oliphant, jamais blessé, toujours vainqueur. Et relions-là enfin à la volonté de faire croire au public prépubère crédule et naïf que les Elfes représentent une sorte de perfection en ce bas monde (à savoir la Terre du Milieu de Peter Jackson)… Ajoutons quelques indices annexes, comme le récent livre « Armes et Guerres » dont la critique se trouve ici, nous obtenons alors, vous en conviendrez, une mixture plus qu’inquiétante.

Involontaire, la mise en scène des Elfes à Helm est fort maladroite. Peter Jackson, en adulte responsable, aurait du se relire et ne pas oublier qu’une grande partie de son public est constitué d’adolescents influençables.
Volontaire, elle suppose une question de taille qu’il serait important de se poser : Quel est la motivation réelle de Peter Jackson ?…
Est-on obligés de subir, en tant que spectateurs d’un film projeté au cinéma et à travers un univers censé être inspiré de Tolkien, les possibles fascinations adolescentes du petit gros en short pour des fantômes à la croix gammée ?
Ou bien ce message nauséabond est-il la traduction d’une volonté néo-libérale de convaincre que l’uniformisation décérébrée est un idéal à atteindre ?
Les questions sont posées.

Comment s’appelle la société de prod’, déjà ? New Line, c’est à dire « Nouvelle Ligne » ? Ca sonne un peu comme « ordre nouveau », ça, non ?

Epreuve X – De la prétentieuse réécriture d’une œuvre parfaite

Pourquoi avoir bouleversé et supprimé tant de passages du livre ?
Cette question n’aura sans doute jamais de réponse satisfaisante. D’abord parce que Peter Jackson et ses complices se contredisent sans cesse sur ce thème, ensuite parce que chacun y va de sa théorie.
Pour ma part je trouve juste que c’est du gâchis.
Et l'hâblerie pédante de Jackson, sous des dehors faussement modestes et nigauds, n’en devient que plus haïssable.

La réécriture s’est faite à trois mains, nous dit la légende. Trois mains. Toujours cette obsession de la Trilogie.
De ces trois mains, dont 1/3 seulement semble avoir eu une réelle connaissance préalable de Tolkien, est sortie une prétentieuse réécriture de l’œuvre parfaite qu’est le Seigneur des Anneaux.

Et c’est Frodon à Osgiliath qui tend presque son anneau à un Nazgûl, en parfaite incohérence avec la logique du reste du récit jacksonien.
Et c’est Denethor dépeint comme un immonde fou décadent. Absurde. Comment un tel personnage pourrait diriger un royaume comme le Gondor. Impensable.
Et c’est Arwen, dont on gonfle le rôle jusqu’aux limites du supportable, tentant de se raccrocher au thème de l’immortalité comme un alpiniste en danger cherche à attraper la saillie salvatrice.
Et ce sont les fantômes du Chemin des Morts, transformés en "blob" purificateur, exterminant d’un coup de gel désinfectant toute l’armée de Minas Morgul, mettant ainsi fin subitement à une bataille dont les scénaristes ne savaient plus comment se dépêtrer, tant il s’étaient éloignés du schéma si limpide du Livre.
Et c’est la brutale progression d’Aragorn, propulsé Roi du Gondor sans que le public soit véritablement averti… on en parlait un peu, dans les scories précédentes de la « trilogie »… mais de là, passer conducteur de fantômes verdâtres à Roi du Gondor, quelle pirouette scénaristique ! Quel finesse dans le récit ! Où sont les pairs du Royaume qui pourraient le soutenir ou valider son couronnement ? Bon sang ! Quelle zélanderie ! Et pourtant, Peter Jackson est un sujet de sa Majesté, par le biais du Commonwealth dont fait partie la Nouvelle Zélande… alors ? En plus d’être nul en tolkienologie, il est nul en éducation civique ? Mwarf ! A qui a-t-on confié une œuvre aussi importante ! J’vous jure ! Que fait la Police du monde… ?

Autres incohérences : qu’est devenu Saruman, personnage clé des deux premiers opus ? et Grima ? et le Palantir, comment s’est-il retrouvé dans la flotte ?
Et Les arbres autour de l’Isengard, d’où viennent-ils puisqu’on sait que les vilains pas beaux Uruk-Haï, fameux « croisement entre orques et gobelins », ont préalablement tout déraciné (la caméra looping de Jackson nous a pourtant gavé de ces scènes de bûcheronnage effréné à plusieurs reprises, autant dans la Communauté, que dans les Deux Tours)? Sont-ce les fameux huorns du bouquin, dont le film oublie pourtant complètement de parler ? Il paraît qu’on nous réserve tout ça pour une future version longue. Ah… quel intérêt ? Pourquoi ne pas avoir tout mis dans la version cinéma ?

Pas de Saruman, plus de nettoyage de la Comté. La fin du film y perd considérablement en consistance…
Et de toute façon, amputé de tous ces éléments, le film devient bancal. Et comme les triolistes de la réécriture en rajoutent des tartines difficilement raccrochables au reste, l’ensemble se remplit d’incohérences. Et le scénario, plutôt que conduire le récit, ne fait que gérer maladroitement ses contradictions.
Arwen en est l’exemple typique. Jackson s’est engagé avec elle dans une impasse scénaristique. Son pseudo départ pendant les Deux Tours sonnait faux. Son demi-tour dans le Retour du Roi est maladroit au possible. Son retour à Fondcombe et son « passage » à la mortalité sont autant de gaucheries qui démontrent bien qu’après les fameuses digressions sur le personnage d’Arwen, Jackson s’est rendu compte que le thème de la mortalité devait enfin être abordé. Mais tout est bâclé car on ne sait pas comment s’en sortir tant les trois scénaristes ne maîtrisent pas dans le fond les thèmes essentiels du Seigneur des Anneaux de Tolkien.
Alors on fait traverser la moitié de la Terre du Milieu à Elrond (qui a certainement autre chose à faire et qui pour les besoins de l’absurde cause, réalise la chose dans un temps record… trop fort ces nénelfes) pour annoncer à Aragorn que le temps presse et que la p’tite Arwen se fane comme une fleur à cause de l‘Anneau… Et puisque le scénario l’avait oublié (personne n’est parfait) on en profite pour livrer la fameuse épée disponible à la boutique New Line, spécialement reforgée par les sosies en ombre chinoise de Pierre Palmade et de Thomas Fersen, grands chaudronniers devant l’Eternel. Si le déroulement des événements du livre avait été respecté un minimum, eh bien, nous n’en serions vraiment pas là… Mais c’est trop tard…



Epreuve XI – De l’arnaque artistique à l’arnaque commerciale


Le Seigneur des Anneaux au cinéma, c’est : des dizaines de milliers d’heures de travail, des milliers de figurants, des budgets monstrueux que l’Education Nationale n’obtient de Bercy qu’en rêve (et qui seraient bien utiles pour sauver sa peau face aux vautours libéraux de Matignon), des décors monumentaux construits juste pour l’occaz, etc, etc… on pourrait faire un copier-coller de la longue litanie du titanesque travail des enthousiastes esclaves modernes de New Line et de leur contremaître Jackson, Peter de son prénom…
Ils ont bossé, on a compris.

Et alors ? Tout ça pour ça, serais-je tenté de dire ?
Que valent des effets spéciaux titanesques, des décors à donner le vertige, des heures de tournages dans la boue, sous la pluie ou en plein cagnard si le scénario qui est censé coordonner le tout est un cake plein de mouches ?

Avec Peter Jackson, nous sommes en pleine esbroufe. On met en avant, DVDs spéciaux à l’appui, tout ce qui a permis, en amont, de mettre les olives sur la pizza. Ca permet de camoufler qu’entre-temps, la sauce tomate a tourné et que la pizza devient immangeable !
Et l’homme au short sale ose affirmer, fier et pédant : « Tout ce qui est dans le film est tiré du livre. On a rien inventé… »
On est plus à un mensonge près…
Et les petits argumentateurs de maugréer : « si t ci malin, taka le fère toi-mêm, le filme ! » (sic)…
Si je pouvais disposer de tous les moyens dont le barbu des antipodes a profité, je le referai, ce film. Autrement. Et avec moins d’argent !

Au lieu de ça, on se tartine un « chef d’œuvre » dont de nombreux plans évoquent certains souvenirs…
On se rappelle par exemple de cette fameuse scène de la Communauté de l’Anneau où on pouvait voir Frodon, Sam, Miro et Pipo dissimulés sous la souche d’un arbre tandis que le Nazgûl venait humer l’air du haut de son noir cheval. Sait-on que cette scène est la copie conforme de celle qui se trouve dans le célèbre Seigneur des Anneaux, le dessin animé de Bakshi ?
Egalement conformes à ce dessin animé les tristes disparitions de Tom Bombadil, du Vieil Homme Saule et de la créature des Galgals… Peter Jackson n’a fait que répéter les maigres arguments que Ralph Bakshi avait maladroitement avancé en son temps… original tout ça !
Originales aussi les contre plongées sur Saruman quand il voit défiler ses armées du haut des remparts de l’Isengard ? Non. Une scène animée quasi-identique se trouve dans le film de Bakshi. Et je ne parle pas de la chorégraphie multidextre de la vilaine bestiole qui stagne dans son glauque étang près de la porte Ouest de la Moria… involontaires similitudes ? Coïncidences ?…

Dans un autre ordre d’idée, on pourrait aussi se demander pourquoi le scénario de Jackson a glissé cet inutile et pesant troll de la Moria qui fait perdre son temps à tout le monde, acteurs et spectateurs… On comprends mieux ses motivations quand on revisionne la scène du combat entre Luc Skywalker et l’affreux Rankor, dans Le Retour du Jedi de George Lucas. Etranges ressemblances…
Bravo pour l’originalité et l’intégrité artistique, Peter !
Ca devient plus gênant encore avec les Deux Tours. Et flagrant dans le Retour du Roi.
Les premières scènes des Deux Tours montrant la chute vertigineuse de Gandalf et du Balrog sont pratiquement le calque visuel des poursuites entre le jet de Luke Skywalker, puis le Faucon Millenium et les chasseurs X de l’Empire au cœur de l’Etoile Noire (La Guerre des Etoiles et le Retour du Jedi)… visuellement, les deux scènes sont tout à fait comparables et laissent des indices sur la volonté de Jackson de faire aussi bien, voire mieux, que ses glorieux prédécesseurs…
Dans le Retour du Roi, c’est évident à au moins deux endroits.
L’arrivée des Mûmakil sur les champs du Pelennor et l’exploit de Legolas (on applaudit encore !) est un minable plagiat de l’attaque des quadripodes impériaux contre la base des rebelles sur Hot la glacée. On peut comparer cette scène à l’exploit (plus réaliste et mieux filmé) de Luke Skywalker contre le monstre d’acier.
De même, la scène du couronnement d’Aragorn m’a immédiatement fait penser à la scène finale de la Guerre des Etoiles, lorsque Leïa en tenue de cérémonie, décore les héros qui ont contribué à la destruction de l’Etoile Noire… ceci dit, le baiser entre Aragorn et Arwen m’a fait penser à Dirty Dancing, alors…

Il y a d’autres indices qui font sourire les fans de l’Univers de Lucas. L’affiche du film les Deux Tours, par exemple. Vulgaire photocopie des affiches des deux trilogies de la Guerre des Etoiles. Le livre « Armes et Guerriers » rappelle lui aussi dans sa conception et dans sa mise en page certains modules de campagne du célèbre jeu de rôle Star Wars.
Bref, traumatisé dans sa jeunesse par le Dessin Animé de Bakshi et par Star Wars, Peter Jackson semble ne jamais avoir essayé de se détacher de ces fantômes. Alors ? Clin d’œil volontaire à ses références ? Plagiat ? Montage involontaire à l’identique, somme toute assez révélateur ?…
L’originalité artistique que d’aucuns clame sur tous les toits, sans trop vraiment comprendre de quoi il parle, en prend un vilain coup.

Pas de quoi hurler à la tromperie, me rétorquera-t-on.
Effectivement, il y a pire que la photocopie.

L’escamotage de scènes entières dans la version cinéma est une honte. Une honte morale et artistique.
Aucune explication, aucun argument fielleux, aucune glose ou scholie n’auront raison de ce fait : Le Seigneur des AnneauxTM de Peter Jackson est une arnaque commerciale.

En effet, comment justifier le fait qu’un quidam avance de l’argent pour aller voir au cinéma un film amputé de nombreuses scènes importantes ou fondamentales… Alors qu’une version complète (je n’ose pas dire intégrale, car d’autres surprises nous sont peut-être réservées par les pirates de New Line à l’avenir) est prévue pour l’année suivante sur support DVD, beaucoup plus cher qu’une place de cinéma !
Et le pire, c’est qu’entre la sortie incomplète, inachevée du film au cinéma et la sortie complète en DVD, l’arnaque pousse le bouchon jusqu’à sortit un DVD version pas finie entre les deux événements. Peu nombreux sont ceux qui dénoncent cette pratique et c’est bien triste. Triste aussi le fait que des milliers de moutons se font prendre au petit jeu…

Outre le fait que cette pratique (qui hélas se généralise) menace à terme la fréquentation des salles obscures, on ne peut que déplorer la scandaleuse magouille commerciale planétaire qui, sur le dos d'un écrivain sincère, inventif et admirable, aujourd'hui décédé, vise à enrichir de façon honteuse une boite de production néo-libérale sans scrupules et, au-delà, son grand patron : le ténébreux milliardaire Saul Z, détenteur de tous les droits commerciaux sur la « marque » Lord of the RingsTM…

Et celui qui n’a pas les moyens de se payer un lecteur DVD pour bénéficier de la version longue ? Ne peut-il en fin de compte n’avoir droit qu’à un sous-film ? N’aura-t-il droit qu’à ce Faramir détestable, borné et soumis à la tyrannie de son père qu’on nous inflige dans les Deux Tours, alors que la version « longue » est plus nuancée et apporte un peu plus de profondeur à ce personnage-clé de la série. Pire, le spectateur qui s’est tapé la version « courte » du Retour du Roi et qui n’aura jamais accès à l’onéreuse version DVD ne saura jamais ce que sont devenus Saruman (un des personnages pivot des deux premiers opus, sur lequel Jackson a fait reposer une grosse partie de son scénario) et Grima Langue de Serpent. Il ne comprendra pas non plus pourquoi tous les blessés de la bataille du Pelennor (Merry, Faramir, Eowyn…) retrouvent miraculeusement santé et aplomb. Ni pourquoi et comment Eowyn, visiblement instable émotionnellement, passe de l’amour éperdu et suicidaire à Aragorn, à une affection mal cachée et aussi soudaine qu’incompréhensible pour Faramir…

Cette honteuse pratique scinde, en fin de compte les spectateurs en deux catégories : ceux qui ont les moyens de connaître toute l’histoire. Et ceux qui n’auront droit qu’à la version pour les pauvres…
Le Seigneur des AnneauxTM ou le cinéma à péage.
A vomir…

Si cette pratique vise à pousser les gens vers le livre de JRR Tolkien, ça relève sans doute la légitimité de l’acte…
… mais je ne sais pas pourquoi… j’aurais vraiment du mal à le croire si un des menteurs de New Line venait me l’expliquer (je pense en particulier à ce mythomane de Mark Ordesky, le producteur exécutif du film, celui qui a affirmé sur le DVD version longue du Seigneur des Anneaux que les inscriptions en néo-sindarin sur Dard étaient bien attestées dans le livre…)

Epreuve suivante.

Epreuve XII– De la bêtise…

De la lourdeur, il y en a à revendre. Le barbu en short n’est pas l’auteur de Bad Taste, célèbre chaudron gore du siècle précédent, pour rien.
A cette lourdeur omniprésente, de la première seconde de la Communauté de l’Anneau jusqu’à la dernière seconde du Retour du Roi, s’ajoute la bêtise.
Je ne prendrai que quelques exemples édifiant, ne souhaitant pas m ‘attarder sur cet aspect plus que navrant de l’auto-proclamée « trilogie ».
Ca ne vaut même pas la peine de décortiquer tout ça, d’autres l’auront mieux fait que moi…

Citons donc la patrouille des nourouquaïes qui se sont emparés de Miro et Pipo. Ils apparaissent à la suite de la scène fort intéressante de la rencontre entre Sam, Frodon et Gollum, au début des Deux Tours. Jusque là, rien d’anormal. Et paf ! Brusquement, le chef de la patrouille lève son poing comme un brave GI en mission en Irak ! Proprement hallucinant de bêtise irrécupérable. Aucun argument dans aucune des milliers de langues de notre petite planète n’arrivera à défendre cette scène en dessous de tout, ces quelques secondes de pure bêtise hollywoodienne…

Citons Legolas surfant sur son bouclier. Citons-le seulement et cessons d’en parler, par respect pour l’inventeur de ce personnage qui, à force de se retourner dans son tombeau va finir par ré-inventer le mouvement perpétuel.
N’oublions pas que chez Jackson, on fait de la surenchère dans la bêtise : Après avoir surfé sur un bouclier, Legolas est même amené, par la magie d’un scénario qui ne recule devant aucune lourdeur, à buter à lui tout seul un énooorme oliphant et l’intégralité de son équipage. Plus fort que Rambo II, ce Legolas.
La bêtise répétitive touche l’intégralité du laborieux personnage de Gimli. Rien à sauver. Navrant. A chaque intervention, on pensait que l’affreux trio Boyens-Jackson-Walsh avait atteint le fond des trouvailles pathétiques. Eh bien non. Ils ont creusé jusqu’au bout, faisant probablement appel à des comiques-troupiers du fin fond de la Bavière pour les seconder dans leur pénible tâche.
Le comble n’est, hélas, pas atteint avec le lancer de nain « « spéciale dédicace aux bourrins décérébrés » pendant l’ennuyeuse bataille de Helm…On a encore pire avec la pitoyable compétition entre le nain et le décolorelfe. Cette compétition visant à buter un maximum d’ennemis, qui faisait sourire dans le Seigneur des Anneaux de JRR Tolkien (« c’est dans le livre ! c’est dans le livre ! Gnîîîh ! »), est exploitée jusqu’à la nausée absolue. Les intéressés allant, pour les besoins d’un scénario de plus en plus bas de gamme, jusqu’à compter leurs victimes à voix haute, à chaque coup de haches ou à chaque flèche tirée ! De vrais psychopathes de la statistique… A vomir. Une fois de plus…

Permettez-moi de compter dans la bêtise pure les idiotes tentatives de raccrochage désespéré au Légendaire tolkienien. Par exemple ces aigles dont on ne parle JAMAIS et qui arrivent comme des cheveux sur la soupe ! « Les Aigles ! Les Aigles arrivent ! - Ah oui ? Quels Aigles ?… » Par exemple ces Elfes qui n’ont rien à faire à Helm et qui se font tous dézinguer… Stupido !
Par exemple cette allusion incompréhensible de Gandalf à Pippin… à propos de… à propos de quoi, d’ailleurs ? Valinor ? Mandos ? Le Paradis WASP ? Encore une preuve que Jackson n’a rien capté au Légendaire…

Que dire, enfin, du minable personnage de Denethor et des deux agressions de Gandalf, le pas-si-blanc-que-ça, à son égard (la deuxième entraînant la mort avec intention de la donner, ce qui est à l’opposé absolu de tout ce que représente Gandalf, autant dans le reste des films que dans le livre de Tolkien…)?
Rien. Vraiment rien. Toujours par respect pour celui qui, enterré auprès de sa femme dans le cimetière d’Oxford, n’aura jamais la possibilité de dire ce qu’il pense exactement du machin…


Epilogue

Comme on dit dans ces cas-là, je me suis permis de garder le meilleur pour la fin.
Gollum.
Quel surprenant talent.
Le Gollum de Jackson magnifie littéralement le Gollum de Tolkien. Il lui donne enfin vie.
Tout est réussi dans ce personnage. Son aspect, ses expressions, sa façon de se déplacer, de se tortiller, sa dualité psychologique… Les passages animés n’ont rien à envier au passages joués par l’acteur XXXXX
Toutes les facettes du personnage sont réellement bien travaillées et adaptées par le scénario.
Nous avons tous remarqué sans doute la différence entre le Smeagol des Deux Tours, proche de la rédemption et le Gollum fourbe et profondément mauvais du Retour du Roi. Il est vrai que la transition entre ces deux aspects de sa personnalité a été un peu brutale. Sans doute le monologue psychotique de la fin des Deux Tours et le pénible et violent flash back sur le meurtre de Deagol (Retour du Roi) sont ils des balises permettant d’introduire la nouvelle nature de Gollum.
En tout cas, c’est en admirant le talent de ce Gollum jacksonien qu’on réalise à quel dramatique point Elijah Wood n’avait rien à faire dans cette aventure…
J’ajouterais enfin que c’est face à Gollum que le personnage du Sam de Jackson prend toute son ampleur. Le face à face est magistral !

Je garde cependant quelques réserves sur la façon dont Jackson passe son temps à mettre l’anneau à l’air libre alors qu’il devrait absolument être tenu caché. Egalement sur la lutte ultime entre Frodon et Gollum sur la corniche ardente du Sammath Naur. Mais d’autres se sont mieux exprimés que moi à ce sujet .

Conclusion :

Tout n’est donc pas bon à jeter radicalement et sans tri dans ces deux films. Il y a de très bonnes choses et d’autres encore meilleures.
Hélas, elles sont si ponctuelles, si éparpillées dans la brouillonne tourmente du n’importe quoi cinématographique de Peter Jackson.
Hélas, elles sont salies par les maffieuses pratiques des néo-libéraux de New Line inc.
Hélas, le film n’étant qu’une mode aussi éphémère qu’une page de pub coca-cola à la télévision, ces bonnes choses disparaîtront fatalement d’ici quelques années dans les poubelles de la mémoire avec tout le reste. Et c’est bien dommage.
Je me souviens d’une ancienne critique de mon cher Michel-TB à propos de la Communauté. Il y disait que le film de Jackson était « trop lent, trop rapide trop mou, trop saccadé, trop kitch, trop mièvre, trop long, trop court, trop bavard, trop démonstratif, trop confus…Ce film est TROP ! Comme ces grosses pâtisseries recouvertes d’épaisses couches de crème chantilly, lourdes, sans finesse qui pèsent sur l’estomac. »
Bah oui. C’est bien ça. Les films de Jackson restent sur l’estomac. Les bonnes choses nous mettent l’eau à la bouche, mais à la fin, nous sommes assommés par toute la médiocrité environnante.
Comment ne pas regretter tout ce qu’aurait du être ces chef d’œuvres potentiels : de délicieuses miches de pain blanc avec des éclats de noix. A défaut, nous n’aurons eu qu’un immense brouet de céréales avec des morceaux indigestes.

Qu’en penser, en fin de compte.
Difficile à présent d’être radical comme se fermer à toute autre analyse que la condamnation sans appel (bisou Camille). Impossible de se fondre dans la masse prépubère des moutons (souvent préalablement décérébrée par les médias) qui adulent Jackson sans la moindre once d’esprit critique.

Un ami m’a dit en plaisantant le soir du Raid, « Peter Jackson est un génie révolutionnaire, le premier a avoir osé s’en prendre à l’œuvre d’un écrivain bourgeois réactionnaire et adulé en Occident »
Et si on avait là le fin mot de l’histoire ? Et si comme l’a écrit récemment Edouard Kloczko, tout cela n’était en fin de compte qu’une « farce à trois centimes » (toujours cette définitive obsession de la « trilogie », hein ?) Et si on avait simplement eu affaire à une bande de copains iconoclastes qui avait voulu se faire du fric en s’amusant avec un des livres les plus célèbres et respectés de l’Histoire ?…

Bon. Trêve de bavardages.
Sans attendre les versions « longues » qui n’apporteront plus grand-chose à ce qui a déjà été dit ou écrit, tournons la page si décevante du Seigneur des Anneaux au cinéma.
Pour ma part, je rejoins mes livres. Histoire de me laver le cerveau…"

Fabuleux, n'est ce pas ? Lisez surtt l'épreuve IX, dans laquelle l'auteur n'hésite pas à traiter PJ de néonazi se pignolant à l'évocation de souvenirs du IIIème Reich. A abattre
damar
24/12/2003 11:53
colporteur itinérant

T'en fait pas un peu trop là?(a tout les sens du therme)
Eltharion
24/12/2003 12:04
Lige originaire des Marches
Avant j'avais 17 000 posts, mais ça c'était avant !

Il ne faut pas se méprendre. J'ai trouvé cette critique et je l'ai mise pour vous montrer qu'il y avait pire que moi. Je ne vais pas jusque là et j'en suis loin.
Elann
24/12/2003 12:20
<b>Wolfmaster</b>

J'ai pas tout lu mais rien que :

"un support écrit dont un Néo-zélandais porteur de shorts sales a prétendu un jour s’inspirer pour donner libre cours à des élucubrations cinématographiques d’aloi douteux."



Globalement c'est intéressant, y a des critiques objectives dedans. Genre le montage au stroboscope, les acteurs mal choisis ou pas convaincants, les scènes coupées pour vendre un gros DVD, les changements à l'histoire, etc.
Ciryon
24/12/2003 14:41
I hate Mondays...

Ca m'as pris du temps mais j'ai reéussi à tout lire et y'a des passages vraiment intéressant. en tant que non-possesseur de lecteur DVD je le rejoins tout à fait dans la deuxième partie de l'étape XI (je connais pas assez bien Star Wars pour voir les parallèles qu'il dresse dans la première partie)
Et j'adore l'image:
Que valent des effets spéciaux titanesques, des décors à donner le vertige, des heures de tournages dans la boue, sous la pluie ou en plein cagnard si le scénario qui est censé coordonner le tout est un cake plein de mouches ?
Klian
24/12/2003 19:22
Frère Loup, d'une maison d'Andor, webmaster

Globalement c'est intéressant, y a des critiques objectives dedans. Genre le montage au stroboscope, les acteurs mal choisis ou pas convaincants, les scènes coupées pour vendre un gros DVD, les changements à l'histoire, etc.


Oui c'est interessant. Mais c'est tout de même de l'intégrisme pur et dur. Certaines critiques m'on fait voir des défauts que je n'avais pas vu. A d'autres endroits l'auteur tombe dans le ridicule...
je ne sais pas si je dois rire ou pleurer.

Les acteurs ont étés a mon gôut trés bons, et bien choisis. Les scènes coupées sont des ajouts POUR les fans, et non pour le grand public, et ne sont pas la pour vendre un gros DVD (ou alors entre autre, et pas de la part de PJ): il n'ya qu'à voir leur utilité dans les Deux Tours: le film change radicalement!
Les changements à l'histoires, certains sont condamnables (Faramir qui ramène les hobbits a Osgiliath, Denethor qui passe pour un branquignole incapable [il est fou j'en conviens, mais extrèmement intelligent et éxtrèmement savant], la palantir,...), mais la pluspart restent nécéssaires et justifiables.

Les elfes tous blonds, laissez moi rire...ceux de la Lorien, ok (et encore, Celeborn, moyen...). Ceux de Fondcombe, non. Arwen, Elrond, l'elfe qui parle a Arwen lord de son voyage vers les havres, etc. Enfin faudrait arréter les critiques mesquines et infondées.

C'est byzarre finalement comme tout est une question de point de vue...

Ainsi, en regardant ce film, me suis-je amusé? Ais-je vibré? Ais-je prix du plaisir? Ais-je pleuré, ri? OUI, cétégoriquement, oui! Ais-je été déçu certaines fois? Oui aussi, bien évidemment, il y'a des endoirts ou on aurait facilement pu faire mieux a mon sens. Mais qu'est-ce qui est le plus important?

Ainsi, voila une des phrases lesplus potables de cette critique:
des budgets monstrueux que l’Education Nationale n’obtient de Bercy qu’en rêve (et qui seraient bien utiles pour sauver sa peau face aux vautours libéraux de Matignon)


Géa
26/12/2003 19:16
saine d'esprit sinon de corps

et ben je viens d'aller le voir cet aprèm super grand écran et tout et tout et franchement c'était génial. 3h20 d'accord j'avais un peu mal aux jambes à la fin mais bon ça valait le coup. phénomales les scènes de batailles, les paysages, et la fin.... quand l'oeil de Sauron tombe, et pourtant j'adore le livre mais j'ai passé un bon moment de cinéma. faut y aller sans arrière pensées, sans trop penser à ce que Tolkien a écrit. et je vais vous dire: j'aurai bien versé une petite larme à la fin...
Klian
26/12/2003 20:14
Frère Loup, d'une maison d'Andor, webmaster

J'ai failli aussi...les adieux surtout...c'est vraiment bien joué, nottament par Sam. Frodon nous refait sa petite expression tte faite, son sourire a la mort moi le neoud, mais bon...
Gablebo
26/12/2003 21:50
There's something rotten in the kingdom of Blizzard...
Chevalier du Haut Verbe
ex Responsable des CL / Membre du Conseil RP / Modérateur / Newser

Oula je sens que je vais me reserver la lecture pour demain moi.
J'ai eu les deux 1ers en DVD par le Papa Noël .
Pis d'autres trucs aussi.
Mais bon. Tout le monde s'en cogne.

Je lis demain .
Nayla
02/01/2004 23:40
Jadis, Aes Sedai de l'Ajah Verte.
Gniéhéhé

oh!! Gab!! je sens que tu va me passer les deux tours!! (version longue?) c'est juste un pressentiment!!
DonLope
03/01/2004 08:31
<i>Doyen Ménestrel</i><br><br>

Mouarhhhhhhfffffffff !
On a pas le même avis mais au moins, c'est poilant à lire.
Gablebo
03/01/2004 11:50
There's something rotten in the kingdom of Blizzard...
Chevalier du Haut Verbe
ex Responsable des CL / Membre du Conseil RP / Modérateur / Newser

Désolé Nayla, ce n'est pas la version longue. Sinon pour le prêt, je veux bien, mais... c'est pas la porte à côté non plus...
Nayla
03/01/2004 11:59
Jadis, Aes Sedai de l'Ajah Verte.
Gniéhéhé

oui dommage! je vais devoir m'acheter ca avec mes sous, j'ai des economies a faire!! remarque avec le noel, et mon annif pas loin, ca devrait aller!
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