La Pierre de Tear fait peau neuve ! L'aventure continue sur www.pierredetear.fr !
L'ancien site est a présent archivé pour la postérité et en mode "lecture seule". Vous pouvez consulter l'ensemble du contenu et des anciennes discussions du forum,
mais plus créer de nouveaux topics ni écrire de nouvelles réponses.
On ne s'est pas compris Klian.
Je ne pense pas que la société soit pire qu'avant, mais alors pas du tout. J'essaye simplement de comprendre ce que nous sommes... vraiment. Ce qu'est la vie, ce qu'est la nature, le monde.
C'est comme si ... Il y avait un mouvement... une course en avant d'atomes qui se mèlent et luttant contre l'entropie tentent de s'organiser. Parfois cela donne un caillou, un poulpe ou nous. Les uns (minéraux) vivent à côté des aures (les vivants) sans se méler. Les vivants se bouffent entre eux, dans une compétition féroce. Toujours de l'avant, toujours plus complexe, un souffle de vie nous parcoure et nous abandonne. Un temps un, ensemble d'atomes unis sous forme d'humain qui a conscience de lui-même, nous retournons trop vite au néant. Et dans ce laps de temps qui nous est imparti nous sommes sensés faire quoi ? C'est quoi le but ? De vivre ... mouai, bon. De procréer, de nous multiplier ? Peut-être. De vivre heureux ? Mais qu'est-ce que l'univers en à à faire de notre bonheur ? Etre heureux s'est notre manière de décider que l'on a bien occupé notre vie mais est-ce la finalité ?
Réussir ma vie, aimer mon mari, être fier mon enfant, bien sur que c'est ce qui me pousse tous les matins à continuer. Mais à l'échelle de l'univers tout ça c'est que dalle. Le but de la vie c'est quoi ? De ne plus jamais s'éteindre ? De réussir le pari de l'immortalité ? Ou alors la vie n'est qu'un hasard heureux, un phénomène aléatoire sans but, qui durera le temps qu'il durera ...
Oui, je sais, on n'a pas de réponse. Alors comme le dit Nayla, il faut arrêter de se poser des questions. Mais, la machine de mon cervau redémarre au quart de tour au moindre instant inoccupé de ma petite vie. J'en suis arrivée à faire toujours quelque chose pour l'occuper ce cerveau, pour qu'il me laisse en paix. Mais hop, je me pose dans le métro, je regarde dans le vide et hop, je réalise que je vais mourrir et je le refuse.
Je ferme les yeux avant de dormir et hop un milliards d'étoiles me tombent dessus et mes méninges se font un devoir d'essayer d'y mettre de l'ordre.
C'est marrant, perso, je ne trouve rien d'angoissant dans ces questions. Plutôt une matière stimulante pour mon imagination. Et je vis très bien le fait de ne pas avoir de réponse à ces questions.
je t'envie JustBob, franchement!!!
Tut tut tut ! Faut pas Nayla. Moi aussi j'ai mes moments de blues, de doutes. Tu sais, j'ai mis du temps à savoir ce que je voulais faire de ma vie. Il m'a fallu faire des choix, pas toujours faciles. A une époque je rêvais d'être un légume, sans avoir à penser, sans avoir à me soucier de quoi que ce soit. A un autre j'étais militant à la fédération anarchiste et je voulais tout faire péter, ne plus rien respecter. A un autre j'étais baba cool tendance mou du bulbe. etc, etc,...
Finalement toutes ces questions sur la société, sur l'univers, sur dieu et la choucroute, sur la place de l'homme, sur les sardines que j'aiment pas, etc... à force je me suis dis : "T'es couillon. Tu te prends la tête avec tout ça pour ne pas avoir le courage de me poser la seule vraie question bassement matérielle qui compte : qu'est ce que je veux faire de ma vie ?"
Par rapport à ce que tu dis, il faut aussi effectivement être conscient de son propre bonheur et ne pas se focaliser sur "avoir encore plus". Il faut savoir profiter de ce qu'on a à un moment donné. Par respect peut-être pour ceux qui n'ont rien mais surtout parce qu'on ne sait pas ce que demain nous réserve.
J'ai écrit un texte "La quête du bonheur" (dans la section créations du site) bâti sur cette idée là. Si t'as l'occasion d'y jeter un oeil... (et du coup ça me ferait plaisir d'avoir ton avis )
Alors comme le dit Nayla, il faut arrêter de se poser des questions. Mais, la machine de mon cervau redémarre au quart de tour au moindre instant inoccupé de ma petite vie. J'en suis arrivée à faire toujours quelque chose pour l'occuper ce cerveau, pour qu'il me laisse en paix.
Tiens ? Un point commun avec mon épouse. Et tu prends aussi la tête à ton mari le soir quand il est sur le point de s'endormir et que toi tu n'y arrives pas avec toutes ces questions qui tourbillonent entre tes oreilles ?
je réalise que je vais mourrir et je le refuse
Deux fois que tu fais référence à ça. ça t'angoisse à ce point ? Franchement, je n'y pense jamais. En revanche, la mort de mes proches... brrrr !!!
Lol, non, non, je ne prend pas la tête à mon mari le soir avant de dormir. D'abord parce qu'il sombre dans le sommeil en 2 min chrono et moi en 10. Par contre, en journée, je tente par ci, par là une petite discussion sur le sujet mais malgré toute sa bonne volonté il ne comprend tout simplement pas où est mon problème. Il cherche, il essaye, voyant que cela me tient à coeur, de comprendre l'intérêt de mes questions existentielles mais y'a rien à faire. Et tant mieux pour lui, je n'ai pas du tout envie de le "contaminer".
Est-ce que je pense souvent à la mort ? Oui, 3 à 4 fois par jour. Oh non, il ne s'agit pas de longues crises de prise de tête... Pas du tout ... C'est plutôt comme une piqure de rappel, un aiguillon qui me pousse en avant et qui m'empêche de perdre mon temps.
Et c'est quoi pour moi perdre mon temps ? Me contraindre et ne pas profiter de la vie. Par exemple, une réunion qui s'éternise et où finalement on ne décide rien, là, je hurle intérieurement. Regarder à la télé un narnar par flemme de me lever, ça m'est impossible. Faire un boulot ininterressant, je bondis toute la journée sur mon siège, je finis par dissiper toutes mes collègues et finalement je réorganise tout le bureau.
Par contre, il y a un plein de choses que certaines personnes jugent futiles et qui me tiennent tellement à coeur : écouter de la musique, rêver éveillée, regarder la pluie tomber, contempler un reflet dans un bout de métal, les volutes de fumées quand ma collègue fume. Et puis apprendre, aimer, percevoir, sentir, manger, boire, faire l'amour, dormir, faire du sport...
Alors, non, il ne s'agit pas d'une angoisse dépressive, au contraire, pas d'envie suicidaire, oh non ! Je suis tellement bien là, que je veux pas partir moi. Je veux m'accrocher comme l'herbe folle qu'on coupe mais qui repousse grace à un ch'ti bout de racine oublié. Je veux faire du ski avec mon fils, de la planche à voile avec mes petits-enfants, découvrir l'Inde avec mes arrières petits enfants et pourquoi pas me mettre au polo avec mes arrière-arrière-petits enfants (ouai le polo, c'est vraiment en toute fin de liste).
Je te trouve d'humour très poêtique dans ta façon d'écrire en ce moment, Méli. C'est un vrai plaisir de te lire.
En tous cas, tu me rassures.
Finalement je trouve toutes ces questions nécessaires. Ce n'est pas la réponse qui importe, mais la réflexion qu'on mène, sur soi, sur les autres, sur tout.
Mais il ne faut que cela nous éloigne de la réalité.
J'aime à penser que le but de l'homme à travers toutes ces réflexions (religieuses, philosophiques, mystiques, politiques, etc...) ont pour but de dégager la voie vers une société idéale, utopique peut-être mais ce n'est guère important, d'amener l'homme à vivre en harmonie avec lui-même et avec son environnement. Harmonie qu'il a brisé le jour où il a appris à faire du feu (sacré Prométhé tiens !). Retrouver l'Eden perdu (sacré Adam et Eve, tiens !).
Finalement c'est une idée qu'on retrouve dans les religions, dans le mysticisme (les alchimistes, les francs-maçons, etc...), dans la politique.
Donc voilà une réponse qu'on peut imaginer. Un rêve peut-être, mais un rêve qui mérite qu'on fasse des efforts pour y parvenir.
Je sais pas quoi dire pour commencer mon post ... Ah ben tiens, ça y est !
Il y a beaucoup de choses à dire, et en même temps, cela touche tellement à nos personalité qu'il est difficile d'énoncer des "régles".
Pour commencer, je rejoins JustBob sur tout un tas de trucs : d'abord, le style de Méliane => en ce moment, je trouve également ton style particulièrement poétique et frais, ça fait beaucoup de bien ; sur la notion du "quoi faire de sa vie" => même si nous n'avons pas le même âge, j'ai la sensation d'avoir un vécu assez similaire à celui de JB et il est vrai que savoir ce que je voulais vraiment faire de ma vie a sans doute était la chose la plus difficle que j'ai dû faire (et d'ailleurs, comment être sûr de son choix ?). J'ai décidé de travailler dans les bibliothèques pour tout un tas de raisons que je trouve "nobles" (culture, gratuité, service public ...). C'est clair que je gagne pas bien ma vie, que mon avenir est plus que remis en cause sans concours, mais je fais quelque chose qui me plaît. Voilà pour l'aspect professionnel.
En fait, ma motivation dans la vie de tous les jours, c'est d'être en accord avec moi-même. C'est à dire : respecter mes principes de base (ils peuvent être différents suivant les personnes, mais nous avons tous des valeurs auxquelles nous croyons - dans mon cas : tolérance, compassion, honnêteté ...) et éviter à tout prix de faire des choses que je regretterai. En effet, je trouve que faire quelque chose dont on sait qu'on le regrettera est une perte terrible de temps et une mini-trahison de soi-même. Pour moi, le regret est quelque chose de terrible en ce sens où il laisse une plaie qui peut être trés difficile à cicatriser. Attention, je ne dis pas que je suis de ceux qui se foutent de tout et qui ne regrettent rien : non, je cherche juste à anticiper le mal que je pourrai me faire à moi-même.
Pourquoi je raconte ça alors que vous parliez du sens de la vie ? Tout simplement parceque mon but, c'est l'harmonie. Chacun peut poursuivre un but différent dans sa vie : le mien, c'est que ma vie ne soit une sorte de douleur ni pour moi, ni pour qui que ce soit. Nous avons tous assez de galéres comme ça pour en plus nous en rajouter de manière plus ou moins volontaire.
Et pourquoi mon but, c'est l'harmonie ? Parceque je suis quelqu'un d'extrémement compassionnel et que j'ai la foi.
Méliane, je pense que c'est exactement ça qui est au coeur du "probléme". Tu te poses des questions et tu dis que l'on a pas de réponses.
C'est faux. Les gens qui croient en la religion ont leurs réponses. Moi, je ne crois pas en Dieu ou Allah. Par contre, j'ai la foi en l'homme, une foi immense qui me permet de croire véritablement en lui. Depuis que je me suis rendu compte que j'avais cette foi en moi, je suis devenu comme JB (si j'ai bien compris) : c'est à dire que je me pose toujours ces questions, mais que l'absence de réponse claire et concise ne me dérange pas, ne m'angoisse pas.
Ma copine est trés angoissée également en terme de mort. Je n'ai jamais eu ce probléme : je suis né le jour des morts, et je pense que cela a toujours eu une incidence, car je n'ai jamais eu vraiment peur de la mort, plutôt une sorte de curiosité. De plus, il y a quelques années, mon parrain est décédé d'un cancer. On m'a appelé Philippe parcequ'il s'appelait comme ça, et nos personnalités étaient assez proches. Le jour de sa crémation, durant une heure, j'ai eu une vision : je me suis vu moi, mort, assistant à mes propres funérailles, avec ma famille, mes amis. Le simple fait que les personnes interpellent mon parrain par son prénom faisait un écho terrible en moi. Je pense que c'est depuis ce jour-là que j'ai la foi. Car il n'y a rien à craindre de la mort.
Dans ma conception, je compare souvent la mort avec la naissance. Se souvient-on de ce qu'il y a avant la naissance ? Non, et ce n'est pas paniquant. Pour moi, le pire serait qu'il n'y est rien. Donc le pire, c'est que ça redevienne comme avant la naissance, et du coup, ça me rassure (je conçois tout à fait qu'il n'en soit pas de même avec d'autres).
Quant à la possibilité qu'il y ait quelque chose (et j'en suis quasiment convaincu), j'y pense pas trop, car, même à 23 ans, le temps passe vite, et je préfére pour l'instant me consacrer aux vivants, à ma famille, mes amis, mes "Teariens" ... J'ai conscience que je peux mourir dans dix minutes d'une malformation cardiaque indétectable, ou dans 2 heures d'un accident de voiture, ou bien dans 10 ans d'un cancer précoce ...
Cela ne me fait pas peur, parceque j'ai confiance en nous, parceque j'ai la foi.
JB évoque une société idéale comme but de la vie. Je suis assez d'accord avec lui tout en prenant cela avec des pincettes : même si notre société est assez individualiste, j'ai la sensation qu'on oublie de s'occuper vraiment de soi, que l'on fait des choix motivés par pleins de raisons, mais que ses considérations sont généralement matérielles, pratiques, prestigeuses ... Si une société idéale est un but génial, il ne faut pas se sacrifier entièrement à cette cause. Comme dit plus haut, tout ce que je fais, je le fais en me disant : "Est-ce que, si tu fais cela ou si tu décides cela, c'est quelque chose que tu pourrai regretter sur ton lit de mort ?". Si la réponse est oui, je ne le fais pas. Pas la peine de se faire souffrir, ni de perdre du temps : la vie est trop courte.
J'ai la sensation d'avoir écrit un post fourre-tout, limite incompréhensible. J'espère que vous avez compris et que vous voyez le rapport.
Une dernière chose : la création (peinture, musique, littérature, sculpture ...) est pour moi un excellent moyen "d'exister", de braver la mort.
Euh, JB ? Elles sont toutes comme ça ! Et ça a été prouvé scientifiquement : le cerveau féminin a une activité dont le niveau moyen sur la durée d'une journée est plus important que celle du cerveau masculin et n'est que rarement en "repos".
D'où (mais là c'est mon interprétation perso) les questions ("mais je comprend pas dans le film là, pourquoi ?"), de préférence à des heures indues...
Pour les questions existentielles, là en revanche je pense que ça touche autant les hommes que les femmes.
Pourquoi je suis là ? Parce que mes parents en ont eu envie. C'est aussi simple que ça.
Qu'est ce que j'en fais de ma vie maintenant qu'ils m'ont laissé me démerder avec ça ? Ca c'est une question intéressante...à chacun(e) sa réponse malheureusement.
Je suis d'accord avec JB quand il dit que ces questions sont nécessaires et qu'elles participent d'un inconscient collectif à la recherche d'une utopie. (on cause riche là mon JB)
D'ailleurs ces questions prennent plus ou moins d'importance avec l'âge et le vécu car on évolue, on change et on est changé par l'environnement. C'est un cycle. Par exemple, il y a 4 ans je ne me posais pas les questions que je me pose aujourd'hui. Pourquoi ? C'est moi qui ai changé ? C'est la société qui a changé ? C'est ma capacité à supporter certaines choses qui est à bout ? Un peu de tout ça vraisemblablement.
Ce qui est amusant Nayla, c'est que c'est ce type de questions qui m'a amené à faire de la recherche : je voulais comprendre pourquoi. C'est la question de ma vie ça, pourquoi. Ce qui est ironique, c'est que c'est ce même type de questions qui me pousseraient aujourd'hui à changer d'orientation : la société actuelle n'est plus intéressée par le pourquoi ou le comment des choses mais seulement par combien et quand...
Meli > pourquoi ça serait futile tout ce que tu décris ? J'aime bien regarder tomber la neige moi
Aelghir > ouaip mais c'est risqué. Avoir des enfants c'est "avoir envie de les embrasser et de les étouffer en même temps".
EDIT : posts croisés Neo, c'est beau une profession de foi et elle m'a touchée. Ca n'éveille pas pour autant un écho en moi, question de personnalité sans doute. Là où d'aucun pensent que l'homme est bon, je pense moi qu'il est animal (au sens de animés par ses passions) et que l'histoire nous apprend qu'il n'est pas réformable. Je n'ai donc pas la foi en l'homme, pas plus qu'en Dieu ou un de ses collègues.
Voilà un sujet très important de lancé. Les réponses se mêlent en moi...
Pour ceux qui n'auraient pas la force de lire ce qui sera sans doute un long post, je résumerai en ces quelques mots : La seule ambition, dans la vie, c'est d'être heureux.
Ce bonheur peut se traduire par certaines choses pour vous, par d'autres pour d'autres. Des enfants parfois, aucun enfant pour d'autres.
A vrai dire, je me posais le plus souvent les questions sur la vie et la mort de mes 14 à mes 18 ans (ainsi que l'amour, et les buts dans la vie, qui compliquaient le tout). Cela m'a tourmenté quatre années durant, avant d'acquérir une sorte de "paix". Pour quelle raison ? Pour un choix que j'avais fait.
J'avais sauté une classe, sans en fait avoir jamais vraiment travaillé, mais mes crises d'adolescence à mes 16 - 17 ans et mes questions existentielles m'ont fait décider de redoubler ma terminale. Pour quelle raison ? je voulais rester un an encore près de celle que j'aimais (sans réciprocité) pour surmonter cet amour ou le voir disparaître avant de quitter le lycée. Pour ne pas avoir à regretter de ne pas être resté un an de plus auprès d'elle. Pour perdre cette différence que j'avais à cause de ma classe sautée et de mes résultats. Et puis, pour trouver les réponses à ces questions, et ne pas laisser le destin fixé par d'autres (comme mes parents) devenir le mien.
Est-ce que je regrette ?
En fait, de tels choix n'ont pas que des bons côtés. Je pourrai en venir à regretter le gachis scolaire que ça a apporté par rapport à la 'voie dorée' que j'avais emprunté jusque là. Mais ce n'est pas le cas. Certes, cela a 'décidé' de certaines choses sur lesquelles je ne pourrai pas revenir. Encore que j'aurai pu rattraper le tout, vu que j'ai eu de très bons résultats l'année suivante, j'aurai pu encore choisir la voie dorée, mais j'ai préféré suivre la mienne.
J'ai vite compris que mes questions sur la vie ne trouveraient pas leur réponse dans ma profession, que je n'étais pas de ceux qui ne vivent que pour leur succès professionnel ou leur niveau de vie, ou même le nombre de femmes connues, ou qui vivent juste au jour le jour. Etais-je un artiste ? Cela, je ne le savais pas encore, alors même que je créais un jeu par semaine ou par mois (jeu de cartes, de plateau, de rôle ou wargame).
Je vivais pour découvrir mon étoile et vivre le reste de mes jours avec elle. Aimer et être aimé. Rechercher l'amour idéal.
Quand je regardais le ciel, je me demandais parmi toutes ces étoiles laquelle était la mienne, parmi toutes les femmes laquelle serait la mienne. Et ce depuis mes 16 ans. Et ce même avant d'ailleurs à mes 14 ans, quand j'ai la première fois fugué de chez mes parents.
J'ai bien vécu depuis, même en peu d'années, et j'ai trouvé les vraies réponses à ces questions. Des étoiles il en existe plusieurs, il en existe plusieurs avec qui je pourrais vivre et être heureux. Mais il y en a une que je choisirai, et qui me choisira, qui suffira à me rendre heureux.
J'existe même sans cette étoile, je brille autant qu'elles, mais avoir terminé cette quête, cette recherche de l'amour idéal, me permet ensuite d'exister vraiment. De faire ce qui me tient à coeur, ce que je suis le plus à même de faire, d'exercer l'art de la création à ma façon.
C'est comme ça, je le sais, que je suis vraiment heureux.
Méliane, ces questions et ma propre mort, il y eut une seconde période plus "adulte" où je les ai affronté de nouveau. C'était de mes 20 à 23 ans. Mon propre esprit avait développé des protections que j'ignorais jusqu'alors, je ne m'adaptais plus à la vie en société, j'étais comme une bête tenue dans sa propre cage, comme un blessé qui était également son propre bourreau. J'ai écrit plusieurs textes (dont deux, 'Bon Sens et Folie' et 'La Vie se Meurt', de la prose noire et des poèmes sur des dizaines de pages) pour fouiller en moi sans vraiment y parvenir. J'ai aussi consulté une psy pour lui poser ces questions. Ce qui était intéressant, c'est que la psy aimait converser avec moi des heures durant (souvent 3 heures) au lieu du quart d'heure officiel, et ne me faisait d'ailleurs payer que le quart d'heure.
Est-ce que c'est la solution que je te conseille ?
Non, certainement pas !
Ces réponses, tu les trouveras en toi je pense, cette étape tu la surmonteras. En écrivant, en réfléchissant, ou si ton esprit a développé des couches t'empêchant de savoir tant pourquoi tu te poses ces questions ou pourquoi tu n'en trouves pas les réponses, peut-être qu'il faudra réfléchir aux chocs que tu as subi, aux protections que tu as pu développer qui t'empêchent désormais d'y voir clair.
De mon côté, j'avais à cause de ces années lycée tellement souffert intérieurement que je m'étais caché à moi-même la seconde fois où j'étais vraiment tombé amoureux. Ce n'est pas la psy qui me l'a fait découvert ; il peut d'ailleurs y avoir bien des psys incompétents. Mais une fois que je m'en étais aperçu, que j'avais vu dans quel brouillard je m'étais inconsciemment imposé de vivre après mes 18 ans, j'ai progressé. Et j'ai fini par me reconstruire, sans ce brouillard et sans ces protections.
J'ai eu d'autres problèmes depuis. Mais raconter ma vie n'est pas le sujet, je m'excuse d'ailleurs
DonLope, personnellement je suis celui qui me pose tant de questions (et non les filles) ne serait-ce qu'après les films. Ce n'est pas de l'incompréhension mais des questions sur la psychologie des personnages. Par exemple ce ne serait pas :
"pourquoi le héros a dit ça à ce moment ?" mais plutôt...
"Il y a un problème dans le film. A cet endroit, cet individu ne pouvait pas savoir telle chose... "
Ou..
"Je me demande ce qui se serait passé, si...."
"Ils auraient du..."
Bref, j'imagine un tas de scénarios différents, un tas de fins différentes, un tas de films différents à partir du film vu. Quand j'étais ado, souvent, je restais seul dans ma chambre à faire ce que mes parents prenaient pour de la 'méditation'... en fait, j'étais là, seul, et je laissais mon imagination courir.
Des vies entières s'écoulaient dans mon imagination, des mondes se créaient, se détruisaient, des armées s'affrontaient, des héros vivaient et mouraient, des hommes et des femmes s'aimaient, un nombre incroyable de films défilaient en quelques soirées. Ca ne s'arrêtait sous forme de 'trêve' que quand ma mère criait 'A table !'. Et ça reprenait ensuite, d'où de nombreuses insomnies.
Neojah, il y a un point important sur lequel je diffère d'avec toi... je n'agis pas par peur de regretter mes actions par la suite. Je n'ai pas cette réflexion. Je pense que la conscience est très complexe, et je me suis déjà aperçu ne pas avoir le même jugement sur les autres que par rapport à moi-même. Je ne pense pas être capable de me trahir ; quoi que je fasse, je le ferai à ma façon. Il y a des fois où je regrette de m'être contenu, de ne pas avoir sorti les centaines de mots qui ne me sont venus que plus tard à l'esprit ; mais le plus souvent, je me rattrape le lendemain ou les jours suivants, sous une forme ou une autre. Il y a des fois où je regrette la tournure qu'ont pris les événements ; sans être certain que si c'était à refaire, je puisse agir différemment.
Si je transposais ma mentalité actuelle 8 ans dans le passé, ma vie serait complètement changée c'est certain. Mais cela ne peut être. La mentalité évolue. Les regrets peuvent donc se développer (ou même disparaître) sur des actions passées, car notre mentalité n'était pas la même à l'époque. Mais peu importe le moment, peu importe l'action, on agit toujours comme notre conscience nous dicte d'agir. Ou si on ne peut le faire, on se rattrapera par la suite, c'est à espérer, pour maintenir l'harmonie dont vous aviez parlé...
Néo : En effet, je trouve que faire quelque chose dont on sait qu'on le regrettera est une perte terrible de temps et une mini-trahison de soi-même
Justement, comme le dit Aekar, cela pose question. Parfois, à un moment donné, on se dit qu'on fait le bon choix. Et par la suite on peut se demander si ce choix était le "bon". Mais il n'y a pas à regretter mais à assumer. Comme Aekar, j'ai sacrifié ma scolarité à mes rêves. Et j'entends souvent "Tu as gâché tes capacités" ou "T'aurais pu faire mieux." Peut-être, je ne sais pas. En tous cas je m'en fous et je ne regrette rien. Finalement je suis parvenu à mon but. C'est l'essentiel.
Et même en admettant que j'aurais pu "mieux réussir"... ben tant pis. C'est comme ça. J'ai pris un autre chemin et rien ne me dit que le chemin tout tracé aurait été le bon.
Néo : Si une société idéale est un but génial, il ne faut pas se sacrifier entièrement à cette cause.
Oui. C'est pour ça que je prône l'égoïsme, en fait plutôt "l'accomplissement de soi" (c'est plus joli et moins péjoratif), comme priorité. C'est aussi, quelque part, une démarche très mystique (transformer le plomb en or, l'illumination).
La société est un ensemble d'individus. Et il faut mettre l'accent sur l'accomplissement de chacun.
Je n'ai pas envie d'être un mouton, mais encore moins d'être un loup.
Néo : Par contre, j'ai la foi en l'homme, une foi immense qui me permet de croire véritablement en lui. Depuis que je me suis rendu compte que j'avais cette foi en moi, je suis devenu comme JB (si j'ai bien compris) : c'est à dire que je me pose toujours ces questions, mais que l'absence de réponse claire et concise ne me dérange pas, ne m'angoisse pas.
DL : Là où d'aucun pensent que l'homme est bon, je pense moi qu'il est animal (au sens de animés par ses passions) et que l'histoire nous apprend qu'il n'est pas réformable. Je n'ai donc pas la foi en l'homme
Oui, peut-être. En fait je ne sais pas si j'ai foi en l'homme. Et finalement ça n'a que peu d'importance. Encore une question qui ne mérite pas réponse, tout simplement parce qu'il n'y en a pas.
En revanche, je m'autoquote :
Un rêve peut-être, mais un rêve qui mérite qu'on fasse des efforts pour y parvenir.
Pourquoi ne pas essayer ? Ce n'est que comme ça qu'on aura des réponses.
je suis né le jour des morts
Pareil. Mais j'avais oublié que toi aussi Néo. C'est couillon, mais j'ai une certaine fierté d'être né ce jour là.
DS : "La première moitié de notre vie est ruinée par nos parents, et la seconde par nos enfants"
En ce qui me concerne, pour la première partie : NON, et pour la deuxième : NON pour le moment et je touche du bois...
Comme quoi les proverbes, dictons et autres stupidités du genre... ce n'est pas comme le cochon !
D'où (mais là c'est mon interprétation perso) les questions ("mais je comprend pas dans le film là, pourquoi ?"), de préférence à des heures indues...
Veinard ! Au moins c'est après le film ! Moi, en général c'est pendant et de préférence au moment où on donne la réponse à l'écran. Oui, ma femme est très impatiente et veut tout comprendre tout de suite. Remarque avec mes 2 de tension ça fait une moyenne.
Toutes ses interventions sont trés enrichissantes ...
J'aimerai juste revenir sur un point que j'ai développé concernant le sentiment du regret.
Je ne dis pas qu'il ne faut rien regretter. Au contraire, le regret est une preuve de maturité et permet d'avancer, de progresser. Je dis seulement que je ne fais pas des choses que je vais à coup sûr regretter (ex : le concours que je devais passer la semaine prochaine ne peut m'offrir un poste que sur Paris => donc je n'y vais pas (pas envie d'être séparé de ma chérie, moâ => pas envie non plus de réussir un concours pour ne pas en bénéficier). Un regret qui n'apparaît qu'aprés est moins pénible à vivre, et donc à assumer.
JB :
Mais il n'y a pas à regretter mais à assumer.
Tout à fait. Et comme j'ai du mal à assumer les coups que je porte à moi-même (c'est une image, bien sûr), j'évite les regrets prévisibles (cette expression est sûrement mieux appropriée).
Je change de sujet provisoirement, je reviendrais sur les thèmes des questions existentielles car c'est un sujet qui me tient à coeur et il est si rare de pouvoir en parler, mais là, j'ai plus urgent.
Un collègue vient de sortir de mon bureau. Il vient d'y passer 20 minutes, il a pleuré, il souffre, il est mal. J'ai fait mon possible, pas facile.
17 ans de vie commune avec sa femme et depuis 6 ans plus rien. Un évennement dont il ne veut pas parler (surement l'adultère) a tout brisé entre eux, il n'y a plus d'amour, de tendresse, de complicité. A 40 ans il refuse toujours l'enfant car il n'en veut pas d'elle.
Et puis, sans crier gare, il y a un mois, il est tombé fou amoureux d'une de mes collègues. Collègue, au passage, qu'il côtoit depuis 3 ans. Il n'en mange plus, n'en dort plus la nuit, ne travaille plus. C'est un zombi, il ne vit que pour la croiser dans les couloirs.
Ma collègue, je l'adore, on se raconte tout ou presque, on a déja parlé de ce collègue et je sais qu'elle n'éprouve rien pour lui. Elle a quelqu'un d'autre en tête. Une histoire chaotique, qui tient bon an mal an depuis 7 ans. Elle a déja mis les choses au clair une fois avec ce collègue.
Mais voila, lui, il est mal, il s'interroge, il souffre. Sa femme se rend compte de tout car il ne lui parle plus, il ne prend plus ses repas avec elle, il ne dort plus de la nuit. Il veut la quitter, il est paumé.
Je lui ai dit de partir. De prendre deux semaines de congé. Son amour pour ma collègue n'est que le pendant du manque d'amour dans son couple, de la pauvreté affective de son quotidien. S'il reste dans ce quotidien, il pensera toujours à ma collègue, son seul rêve, sa bouffée d'oxygène.
Je lui ai dit : "pars 15 jours seul en vacances, au club med. Fais le con. Drague, vie, rencontre des gens".
Tu ne pourras faire le point sur ta vie "qu'hors de ta vie."
J'aurai sûrement fait pareil que toi .. et peut-être plus (mais aprés ça dépend aussi de la personnalité du mec en question et de sa capacité à entendre les choses) : 17 ans de vie commune, plus d'amour depuis 6 ans (!), pas d'enfant envisageable ...
Avant d'envisager se lancer dans une autre relation, peut-être qu'il faut qu'il se pose la question de sa relation actuelle. A savoir : que reste-il de sa relation ? Comme tu le dis, son flash pour ta collégue semble être davantage dû à un "besoin de rompre" qu'à un "besoin de construire".
Ce que j'aurai dit (dans mes rêves, puisque je ne suis pas dans ta situation et que j'adapte mon discours à mes interlocuteurs) : "prends le taureau par les cornes, va voir ta "femme", joue franc jeu, tu seras peut-être surpris. Si c'est pas le cas, demandes-toi vraiment si cela signifie encore quelque chose de rester avec elle. Si la réponse est non, barre-toi au Club Med, fais le con, drague ... mais quitte-la avant, car si rester avec elle ne signifie plus rien et que tu la quittes pas, je ne crois pas que cela arrangera les choses".
En tout cas, bon courage pour lui, elle, ta collégue (ça doit pas être évident pour elle non plus) et toi, Méliane, prétresse de l'Amour ...
Vérifier s'il a bien atteint le point de non retour avec sa femme. Et si c'est le cas de se barer TOUT DE SUITE ! De se prendre une piaule ailleurs.
De laisser tomber sa collègue car ce n'est qu'un phantasme.
Et de passer à autre chose. Vacances, partir, revoir des potes, faire trois semaines de méditation dans un monastère au Tibet, un raid en Amazonie, s'engager dans la Légion, se mettre au tricot, se mettre en arrêt maladie si nécessaire.
Et d'arrêter de venir pleurer dans mon bureau parce que ça me met très mal à l'aise et que je suis incapable de ne pas écouter.
Situation difficile.. et le mot est faible. Et bien voilà, sa situation ne changera pas (si ce n'est en s'empirant) s'il ne fait rien.
Il faut donc faire quelque chose.. mais quoi ?
Méliane tu es souvent une personne avisée en matière de conseils. J'ignore encore ce que je pourrai dire pour compléter ta réponse... et celle de JustBob.
S'il s'est adressé à toi de la sorte, si le malaise dure depuis si longtemps, c'est qu'il n'a plus de confident, de vie sociale suffisamment étendue au dehors. En plus il doit craindre d'être 'censuré' par sa belle famille voire sa propre famille.
Première chose : psychologiquement, il n'arrivera pas à se construire s'il n'arrive pas à dépasser l'événement qui s'est produit (je suppose moi aussi un adultère, que ce soit d'un côté ou de l'autre). Le dépasser, c'est le nommer tout d'abord. Le nommer, c'est l'accepter. Si c'est un événement de cette gravité, son épouse comprendra qu'il ait entraîné une blessure dont le couple ne s'est jamais remis. Il ont essayé de resouder, ça n'a pas fonctionné.
Deuxième chose : oui, son épouse s'aperçoit de ces choses... et doit donc elle aussi vouloir en parler.
Donc, tout porte à croire qu'il serait bon de parler de séparation avec elle.
Maintenant le problème est : s'il dit à son épouse être amoureux de cette collègue... voilà qui briserait leur couple d'une manière qui ne serait pas saine. Parce qu'en plus si j'ai bien compris, c'est là une voie sans issue pour lui, un cul-de-sac.
Donc il faut qu'il parle à son épouse de cet événement qui s'est produit qui a tout brisé...
Des conséquences que cet événement a eu...
Du fait qu'ils ont essayé de resouder, sans y parvenir...
Que maintenant, ils ne peuvent plus construire ensemble, et qu'il faut prendre une décision pour avoir une chance de construire par la suite, chacun de son côté. Une chance qu'il faut donner à son épouse, tant qu'elle est en âge de procréer ; et à lui-même aussi.
Parler à son épouse, même de séparation, est la seule chose à faire.
Maintenant, son état semble si déprimé (aller même jusqu'à n'en plus manger, ce qui est un événement arrivant en fin de liste chez les hommes en cas de dépression, alors que c'est en tout début de liste chez les femmes) qu'il faut en effet qu'il respire...
Mais je pense qu'un psychothérapeute, surtout ceux spécialisés dans les problèmes de couple, pourrait mieux l'aider à dépasser l'événement d'il y a six ans que des vacances. Dans son état, je doute en effet qu'il trouve moyen d'attirer des femmes !
Maintenant tout plaquer pour un temps c'est aussi une bonne chose. Ton conseil est également bon, c'est juste que moi par exemple, je n'ai été qu'une fois tellement déprimé pour ne plus manger pendant plusieurs jours... c'est en effet une réaction que je n'ai pas par défaut en cas de 'détresse morale', alors que les femmes y ont souvent recours.
Dans tous les cas, il n'y a pas d'issue tant qu'il ne se sera pas séparé de sa femme. Six ans sans amour, c'est déjà trop... il ne faut pas un jour de plus.
Oui, il semble nécessaire qu'il retrouve un minimum de sérénité avant de se lancer à nouveau dans une histoire de coeur ou dans quoi que ce soit d'autre.
Faire appel à un psytruc ou psymachin ? Pourquoi pas. C'est déjà faire le constat que l'on ne va pas bien et c'est déjà bien. De plus il a visiblement grand besoin d'exprimer sa souffrance.
Dis-moi Méliane, il n'y a pas de psy à la médecine du travail ? C'est peut-être une piste. Dans les grosses boîtes, il y a aussi une assistante sociale non ?
c'est en effet une réaction que je n'ai pas par défaut en cas de 'détresse morale', alors que les femmes y ont souvent recours.
Tu sous-entends que les femmes somatisent facilement ? rooooooooo...
hello d angleterre, dur dur l accent je me souvenais plus au ils parlaient comme ca.
en tout cas ils sont trop sympa les anglais j ai honte pour nous autres parisien. des bancs pas fixes au sol et pas vole mais comment font ils???
moi j'aurai pas fait meiu que toi Meliane, en fait j'aurai pas assuré du tout!!je pense que tu as dis ce qu'il fallait
Justbob, c'est promi je lirai ton texte, tiens ce soir daileur je me sens bien pour la. contente que mon avis t'importe!
comme tu le dit, il faut savoir profiter des instants présents, vous avez lu La citadelle des Ombres de Robin Hobb, (autre nom : le cycle de l'assassin royal) le Loup, Oeil de Nuit, vous voyez (au debut) comme il est simple, j'envie tellement ça!! ne se soucier que du moment présent, des instants actuels, de la situation présente, et agir en consequences, ne pas projeter l'avenir, non rien sur le futur, pas de question, mais quand on y refléchis, c'est bien, mais faudrait savoir le controler, pouvoir etre comme ça que quand ça nous arrange, parcequ'on a besoin de prévoir pour aprés, pour prévoir combien il nous faut de bouffe pour la semaine, si tel ou tel habit tiendra longtemps, si dans peu de temps, on sait que la saison va changer, qu'il fera froid, on ne a pas s'acheter un maillot, des choses betes comme ca, mais aussi, moin betes, comme son futur metier, les etudes, les sous prevoir et organiser, enfin on a besoin des deux je pense, pouvoir vivre chaques instants, mais etre concient de l'avenir prévoir, mais sans se poser de questions, voila un bel objectif a atteindre, ça va etre dur...
Meliane -> Il a besoin d'aide sans aucun doute, et vite. Je serais assez d'accord avec Aekar sur ce coup, un psychothérapeute semble indiqué (un homme probablement). Il pourra peut-être commencer à lacher ses valises avec un psy mais je doute qu'il pourra confronter sa femme dans son état en restant constructif.
En ce qui te concerne, mon avis est qu'il faut te cantonner à tenter de lui faire prendre conscience qu'il a besoin d'une aide extérieure et professionnelle.